Rudy Gobert : « Ce n’est pas la première fois que je pleure et ça ne sera pas la dernière »

Rudy Gobert : « Ce n’est pas la première fois que je pleure et ça ne sera pas la dernière »

Malgré ses 15,2 points, 12,9 rebonds, 2,2 passes décisives et 2,1 contres de moyenne, le Français Rudy Gobert n’a pas été sélectionné pour le All-Star Game. Et le pivot de 26 ans n’avait pas très bien pris la nouvelle, pleurant devant les caméras. La scène avait bien fait rire Draymond Green mais le Français n’en a pas honte.

« Ça arrive, ce n’est pas la première fois que je pleure et ça ne sera pas la dernière. C’était un mélange de tout. Je voulais cette sélection. J’ai le sentiment que je joue pour gagner des matchs, je n’ai jamais eu le respect que je mérite et c’est pour ça que je suis frustré. Je le reçois de la part de ma famille, de mes coéquipiers et de la franchise. Eux, ils savent. Mais le reste du monde ne me respecte pas pour ce que j’apporte sur un terrain. Je pensais que ça allait arriver avec cette sélection mais ça n’a pas été le cas, et c’est ce qui m’a frustré. » Rudy Gobert.

Le Français ne regrette donc pas du tout sa réaction, mais il ne comprend pas pourquoi Green et Isiah Thomas se sont moqués de lui.

« C’est leur opinion, ils ne savent pas d’où je viens. Mais ils savent ce que c’est de galérer et à quel point c’est difficile d’obtenir du respect dans cette ligue. Donc je n’ai pas compris pourquoi ils disaient ça, je pense qu’ils ont fait ça pour obtenir de l’attention. » Rudy Gobert.

Par contre, le Français a été clair : il n’en veut pas à ceux qui ont été sélectionné et sa grosse performance contre les Spurs de LaMarcus Aldridge quelques jours après l’annonce de la liste finale était plus une coïncidence qu’une revanche. Du côté du Jazz, l’esprit de compétition du Français et sa volonté de s’imposer leur fait évidemment plaisir.

« C’est ce qu’on aimait de Rudy pendant la draft. On le savait quand on l’a interviewé, observé et que nous nous sommes renseignés sur lui. C’était un bosseur. Et on aime ça. » Dennis Lindsey, le General Manager du Jazz.

« Je voulais être un excellent joueur, et je veux même être encore meilleur que ça. Je n’ai pas le sentiment que je suis né pour être un gars normal, je suis ici pour accomplir des choses. C’est pour ça que je ne veux pas me donner de limites. » Rudy Gobert.

Et dans cette optique, le départ de Gordon Hayward il y a deux ans l’a aidé. Sans leur meilleur marqueur, les hommes de Quin Snyder ont dû trouver d’autres leaders, aussi bien dans le vestiaire qu’en attaque et Rudy Gobert en fait partie. Avec le soutien de ses coéquipiers.

« Ces gars se soutiennent les uns les autres. C’est le point fort de cette équipe, ils se rassemblent tout le temps, sur et en dehors du terrain. Cette équipe soutient Rudy, ils savent ce que c’est d’être un coéquipier. » Quin Snyder.

Via The Athletic.

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