Michael Kidd-Gilchrist : « C’est la première fois de ma vie que mon coach choisit de ne pas me faire jouer »

Michael Kidd-Gilchrist : « C’est la première fois de ma vie que mon coach choisit de ne pas me faire jouer »

Choisi en deuxième position de la draft 2012 par les Hornets, Michael Kidd-Gilchrist n’a pas progressé autant que la franchise de Caroline du Nord l’aurait voulu. Toujours incapable de rentrer un tir de loin (11/40 cette saison), l’ailier est très pénalisant en attaque. Le coach des Hornets James Borrego a donc choisi de le sortir de la rotation et le joueur de 25 ans n’a pas disputé une seule minute de jeu lors des trois derniers matchs.

« C’est la première fois que mon coach choisit de ne pas me faire entrer dans un match. La première fois de ma vie (en comptant son année universitaire à Kentucky, ndlr). Je suis concentré sur le plan de jeu, je prends les choses match par match mais c’est vraiment dur. Je reste prêt et positif. » Michael Kidd-Gilchrist.

Comme l’explique Rick Bonnell, journaliste au Charlotte Observer, le problème avec l’ailier ce n’est pas son attitude ni son état d’esprit, irréprochable, mais bien sa capacité à s’intégrer dans un effectif. L’ancien coach de Charlotte Steve Clifford l’utilisait pour défendre sur le meilleur scoreur adverse. Il estimait que les capacités défensives de l’ailier suffisaient à compenser son inutilité offensive. James Borrego, engagé cet été, est moins d’accord. Le nouveau technicien des Hornets l’a d’abord sorti du cinq de départ dès sa prise de fonction pour repositionner Nicolas Batum au poste trois et permettre à Malik Monk et Jeremy Lamb de récupérer plus de temps de jeu au poste d’arrière. Mais petit à petit, Borrego a perdu le peu de confiance qu’il avait dans son joueur. Au point, donc, de le sortir complètement de la rotation. Cela incitera-t-il le joueur, qui a une player option à 13 millions de dollars la saison prochaine, à quitter la Caroline du Nord ?

« Je ne sais pas, j’ai beaucoup d’amour pour Charlotte, les fans, la franchise et mes coéquipiers. J’ai fait tout ce que Borrego m’a demandé et j’ai donné le maximum. Je ne sais pas ce qui va suivre, je ne peux pas tout contrôler. Je suis ici depuis longtemps, c’est à Charlotte que je suis devenu un homme. Ce n’est jamais fun de ne pas jouer. Mais je ne sais pas. » Michael Kidd-Gilchrist.

En tout cas, James Borrego l’assure, ce n’est pas personnel.

« Il faut être honnête avec les joueurs, leur dire ce qu’on pense. Ce n’est pas juste sinon. Bien sûr qu’il ne va pas être d’accord avec moi. La plupart des gars ne le sont pas. Chacun d’eux pense qu’il devrait jouer, les 15 joueurs de l’équipe. Tout ce que vous pouvez faire, c’est partager les raisons pour lesquelles vous prenez ces décisions, leur expliquer qu’il faut aller de l’avant et ne pas couper le lien avec eux. Le pire que l’on peut faire, c’est ignorer les gars qui ne sont pas la rotation. Ils ont besoin d’avoir le sentiment de faire partie du groupe et du projet. Michael est derrière nous, il nous soutient et il est toujours avec le groupe. » James Borrego.

Il ne faut effectivement pas que Kidd-Gilchrist se décourage. Alors que Frank Kaminsky était totalement sorti de la rotation, il a retrouvé du temps de jeu lors des dernières rencontres ainsi que du poil de la bête puisque sur les trois derniers matchs, il tourne à 17,7 points (61% aux tirs) et 5,7 passes décisives par match.

Via The Charlotte Observer.

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