Vince Carter sur sa longévité : « Il y a un secret »

Vince Carter sur sa longévité : « Il y a un secret »

A 42 ans Vince Carter évolue toujours en NBA et la semaine passée il n’a pas caché son envie de continuer une saison de plus, pour l’amour du jeu. Très peu de joueurs dans l’histoire ont duré autant en NBA et son moteur c’est le plaisir que cela lui procure

« J’aime jouer. Il n’y a rien qui me motive à part le fait que j’aime jouer. Cela dit, ma routine est importante pour moi car c’est devenu une seconde nature et je sais ce dont j’ai besoin pour me préparer pour les matchs. Je m’y tiens parce que j’aime le basket, et j’ai la volonté de faire ce que je fais pour pouvoir jouer avec ces jeunes gars. » Vince

Mais parfois l’amour du jeu ne suffit pas car le corps dit stop. Cependant la légende des Hawks, à qui on promettait une carrière plutôt courte au vu de l’importance de ses qualités athlétiques dans son jeu, a su durer, et son secret il est simple.

« Il y a un secret, c’est ma volonté de faire tout ce qui est nécessaire. Quand les gens me demandent quel est le secret de ma longévité, je leur dis qu’il ne faut pas sauter les étapes. Au bout d’un moment vous commencez à être tellement à l’aise que vous sautez les étapes naturellement. Tu peux te réveiller en te sentant bien, et tout à coup tu te retrouves à faire seulement 5 des 10 étapes. C’est là que cela t’use. Le plus dur dans tout ça c’est au niveau mental, il faut être solide. Il faut avoir conscience de ça et se donner les moyens de faire toutes ces choses avec consistance et tout le temps. » Vince

Il a donc une routine à laquelle il se tient et rien n’est laissé au hasard. Par exemple il s’étire avant d’aller se coucher, et même lorsqu’il se lève. Quelque chose que Dell Curry lui a enseigné lorsqu’il était jeune.

« Je lui disais : ‘Mec, arrête de déconner, ça ne marche pas.’ Puis avec l’âge il y a des jours où quand je me levais, je sentais la différence, le poids des ans. Désormais je ne ressens pas cette différence au jour le jour, à moins de ne pas m’être étiré le matin depuis plusieurs semaines, parce que je suis vieux. » Vince

Il a toujours la même routine et n’est pas le genre de joueur qui prend le second bus qui va à la salle lors des jours de match à l’extérieur.  Il arrive très tôt à la salle et il est très souvent, voire même toujours, le premier sur le parquet pour s’échauffer avant la rencontre, et il le partage parfois avec les cheerleaders, qui répètent. Sa routine est longue mais rien n’est laissé au hasard, et elle varie en fonction de son rôle et de ce qu’il fera durant le match. Il a un rôle presque exclusif de shooteurs à 3-pts avec Atlanta, et il se concentre donc sur ça.

« Je ne bosse pas sur des trucs que je ne vais pas faire en match parce que ce n’est pas utile pour moi. » Vince

Tout cela s’accompagne aussi d’une hygiène de vie irréprochable et quand on lui demande ce qu’il faut faire pour jouer autant que lui, il rétorque :

« Je ne le recommande pas (rire). C’est dur. Vraiment dur. Les gars ne pensent pas à l’engagement que cela demande tant qu’ils ne le font pas. C’est magnifique si vous pouvez le faire, mais il faut trouver sa propre routine et s’y tenir. C’est une question d’engagement, de régularité, et de volonté de faire tout ce qui est nécessaire. C’est ça la clé pour moi. » Vince

Via The Athletic

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