Gregg Popovich : « Marco Belinelli dessine ses propres systèmes, on ne sait jamais ce que ce sera »

Gregg Popovich : « Marco Belinelli dessine ses propres systèmes, on ne sait jamais ce que ce sera »

Pas aussi mauvais que ce à quoi on pouvait s’attendre en début de saison, les Hawks ont pris l’habitude d’être de véritables poils à gratter pour les grosses équipes. Cette nuit, les Spurs ne se sont pas laissés prendre au piège et se sont imposés 117 à 111. Cette victoire, très importante dans la course au meilleur spot de playoffs, qui tient à peu de choses. Une belle défense de Derrick White sur Trae Young d’abord (15 points à 5/15 et 6 passes pour le meneur des Hawks).

« Il peut shooter de n’importe où et il a le feu vert pour tirer d’où il veut. » Derrick White.

Mais aussi d’un tir venu de l’espace de Marco Belinelli. Alors que l’Italien n’était clairement pas dans un bon match (6 points à 2/10 aux tirs au final), il a décidé de prendre un tir avec les pieds dans le logo à 3 minutes 30 de la fin du match. Le résultat ? Ficelle, un avantage de quatre points donné aux Spurs et des Hawks qui ne se remettront pas de ce coup de chaud. Après la rencontre, le coach des Spurs Gregg Popovich était mi-amusé mi-désabusé par le choix de son arrière.

« Beli dessine ses propres systèmes. On ne sait jamais ce que ce sera. » Gregg Popovich.

« C’est ce qu’on attend de Beli, de l’inattendu. » Bryn Forbes.

En plus de se donner en défense, Derrick White s’est aussi réveillé en attaque. En difficulté dans ce domaine depuis quelques matchs (20 points en cumulé sur les quatre derniers), le meneur a marqué 23 pions ce soir (à 10/12 aux tirs), dont 11 dans le quatrième quart.

« Les derniers matchs, j’avais le sentiment d’avoir laissé tomber mon équipe donc je voulais hausser mon niveau de jeu et les aider à gagner. J’ai eu des hauts et des bas ces derniers temps. J’essaie de ne pas être trop m’enflammer ou d’être trop abattu, et de juste faire les bons choix. » Derrick White.

« Ce que vous avez vu dans le dernier quart, c’est son jeu. Il reste prêt et choisit ses tirs. Il a vraiment pris le match sur ses épaules, LaMarcus Aldridge et DeMar DeRozan ne peuvent pas le faire chaque soir, tout le monde doit contribuer. J’adore voir qu’il devient de plus en plus confiant à trois points. Il en a rentré deux ce soir et c’est super. C’est la prochaine étape pour lui. » Gregg Popovich.

« Il y a eu quelques matchs où il a eu du mal mais parfois il faut accepter ça pour comprendre comment s’en sortir et revenir à son jeu. » DeMar DeRozan.

DeMar DeRozan, justement, à lui aussi réussi un gros match. Avec 29 points à 7/11 aux tirs, en plus de 7 rebonds et 7 passes, il a été l’étincelle dans l’attaque des Spurs et a attiré l’attention des défenseurs des Hawks pour permettre aux autres de briller. Mais il n’a pas pu terminer la rencontre puisqu’il a fait sa sixième faute à 1 minute 20 de la fin du match et a dû quitter ses partenaires, qui menaient alors de trois points.

« Ils se sont beaucoup concentrés sur DeMar, il a réussi un gros match. Je savais que je devais augmenter mon niveau de jeu si une opportunité se présentait. » Derrick White.

Mais, même avec ces belles performances offensives, c’est encore une fois la défense qui a permis aux Spurs de gagner cette rencontre. Les hommes de Pop ont resserré l’étau dans le dernier quart et n’ont encaissé que 21 points, à 8/24 aux tirs. De quoi passer devant et l’emporter.

« Les stops permettent de remporter les matchs. Quand on perd ce genre de rencontres, c’est parce qu’on arrive pas à faire de stops. » Gregg Popovich.

« Tout s’est passé en défense, c’est où on a été performant. » Bryn Forbes.

Septièmes avec deux matchs de retard sur les Clippers, sixièmes et à égalité avec le Thunder, huitièmes, les Spurs vont maintenant entamer un road trip de trois jours et il ne faudra pas qu’ils se loupent s’ils veulent terminer la saison régulière avec le meilleur spot possible pour les playoffs.

« C’est important pour nous ces derniers matchs. Il faut vraiment qu’on s’accroche et que l’on cherche au plus profond de nous ce qui nous stimule. » Rudy Gay.

Via ESPN et San Antonio Express News.

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