Doc Rivers : « Je leur ai dit qu’ils allaient gagner mais j’ai été honnête en confiant que je ne savais pas comment »

Doc Rivers : « Je leur ai dit qu’ils allaient gagner mais j’ai été honnête en confiant que je ne savais pas comment »

Ces Clippers n’en finissent plus de nous surprendre ! Alors que beaucoup leur donnaient peu de chances de se qualifier pour les playoffs avant le début de saison, encore moins après la perte de Tobias Harris avant la deadline, ils ont fini l’exercice en boulot de canon, mais malheureusement ils ont hérité de la tête de série numéro 8. Dans les previews de ce premier tour, à part quelques âmes généreuses, peu leur donnaient une chance de remporter ne serait-ce qu’une rencontre face aux Warriors. L’écart de niveau s’est confirmé au premier match et pendant 30 minutes lors du Game 2. Malmenés en première mi-temps avec pas moins de 73 points encaissés, ils se sont retrouvés menés de 23 points à la pause et l’affaire semblait pliée. Mais pour Doc Rivers il y avait encore un espoir et voici ce qu’il leur a dit.

« Qu’ils allaient gagner. Qu’il fallait s’accrocher. Juste s’accrocher assez longtemps. J’ai été honnête avec eux. Je leur ai dit ‘Je ne sais pas comment.’ J’ai dit ‘Nous allons trouvé des solutions, mais il faut s’accrocher et se soutenir mutuellement.' » Doc Rivers

Malheureusement après quelques minutes en seconde mi-temps, l’écart est passé à 31 points, 94-63. Un comeback, même s’ils sont devenus des spécialistes, semblait impossible, mais il ne faut pas sous-estimer le cœur de ces Clippers, qui n’avaient pas l’intention de se faire ridiculiser sur la télé nationale. Cette saison ils ont remonté à 3 reprises au moins 25 points, ce qui n’avait jamais été fait plus d’une fois dans une saison, et ils y croyaient donc encore.

Nous sommes à la télé nationale, nous avons une famille, des amis, des gens qui s’inspirent de vous. Nous savons quel genre d’équipe nous affrontons, et tu ne veux pas être l’équipe qui se fait exploser à la télé nationale. Mais il n’y a pas seulement ça, toute la saison nous avons été une équipe résiliente. Nous sommes déjà revenus de ce genre de déficits. Nous vivons en travaillant dur. » Lou Williams

Puis il y a eu le réveil dans le sillage du duo Lou Williams – JaMychal Green. Les Angelinos ont terminé le 3ème acte sur un impressionnant 31-14 face à des Warriors bien trop relâchés. Et une fois la machine des Clippers en route, les champions en titre n’ont pas réussi à l’arrêter.

« Nous avons arrêté de jouer. Nous nous sommes en quelque sorte déconnectés en milieu de 3ème quart, nous avons perdu notre tranchant en défense. Ils ont scoré 85 points en seconde mi-temps. Nous avions fait du bon boulot défensivement en première mi-temps. Nous avons déconné avec le jeu. Quand du fais ça, tu es en difficulté, surtout en playoffs. Quand tu perds ton momentum contre une très bonne équipe, c’est difficile de s’en remettre. » Steve Kerr

« Nous avons changé certaines choses offensivement et défensivement sur le tas. Et ça a fonctionné. Mais j’ai trouvé que c’était surtout une question d’état d’esprit plus qu’autre chose. Chaque joueur a tout donné. J’ai adoré la fin du match.

Il y a eu ensuite un 15-2 en dernier acte qui a ramené les visiteurs à une possession puis Lou Williams, intenable, a fini par égaliser. Et contre toute attente c’est le rookie Landry Shamet qui a parachevé ce succès incroyable et totalement inespéré. Jamais dans l’histoire une équipe n’avait remonté un retard de 31 points dans un match de playoffs pour l’emporter. Ils ont scoré la bagatelle de 85 points en seconde mi-temps, seconde performance de l’histoire derrière les 87 points des Bucks face aux Nuggets en demi-finales de conférence Ouest en 1978.

« C’est un record que nous ne voulions pas forcément avoir, mais nous prenons. Tu es un compétiteur et parfois tu te perds un peu dans le match, mais une fois que tu réduis l’écart à 12 points, puis 10, tu réalises qu’il y a match. Et là dans ces conditions je suis le genre de gars qui peut prendre feu. » Lou Williams

« J’aime ce groupe. Ils n’abandonnent pas. Ils vous laissent les coacher. » Doc Rivers

Désormais ils possèdent l’avantage du terrain et même si on ne leur donne toujours que peu, voire aucune chance de l’emporter, eux y croient plus que jamais.

« Ce n’est pas assez pour nous. Nous ne sommes pas venus ici pour ça. C’est spécial. Je me fiche de qui nous jouons. Quand tu es mené de 30 points à l’extérieur et que tu reviens, c’est spécial. Mais ce qui spécial ce n’est pas de gagner le match. Vous pouviez les entendez dans le vestiaire. Ils ne parlent pas de ça. Ils parlent de revenir et de gagner la série. Ils ont des attentes. Cette équipe a des objectifs. Personne n’est d’accord avec nous, mais ce n’est pas un souci. Ça nous va. Mais nous avons nos propres attentes et nous allons les garder. » Doc Rivers

Interrogé sur ce qu’il aimerait voir lors du Game 3, Lou Will a rétorqué :

« De ne pas être menés de 30 points. » Williams

 

Via ESPN et LA Times

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