Quin Snyder : « James Harden est comme une intelligence artificielle »

Quin Snyder : « James Harden est comme une intelligence artificielle »

Dès le début du Game 1 entre les Rockets et le Jazz, la stratégie des hommes de Quin Snyder était claire : empêcher au maximum Harden de jouer, quitte à laisser des tirs ouverts à ses coéquipiers. Et si le Jazz a finalement complètement pris l’eau (122 à 90), cette tactique a failli marcher, notamment sur PJ Tucker. L’ancien des Suns a loupé ses deux premiers trois points assez tôt dans la rencontre et il aurait très bien pu perdre confiance si Chris Paul n’avait pas été là.

« Je suis allé le voir à un temps-morts et je lui ai dit de ne pas refuser de tirs, que ce n’était pas son style de faire et que ce n’était pas comme ça que jouait l’équipe, qu’on prenait les tirs ouverts quand on en avait. Si on en loupe quatre sur cinq, tant pis, on va quand même prendre le prochain. Il n’a pas protesté. » Chris Paul.

L’ailier a ensuite rentré trois de ses cinq tirs suivants, ses coéquipiers lui ont emboîté le pas et Harden a quand même trouvé le moyen de mettre 29 points, tout en distribuant 10 passes décisives. C’était clairement trop pour le Jazz, qui va sans doute faire des ajustements pour le prochain match. Mais le cœur de leur système défensif (à savoir empêcher Harden d’utiliser sa main gauche pour faire ses step-backs quitte à lui laisser ouvert le chemin vers la raquette), devrait à priori être réutilisé.

 « Il faut pouvoir défendre sur mes step-backs. C’est leur réponse, ils se sont préparés comme ça et ils ont choisi de me défendre comme ça. On a vu beaucoup de défenses différentes pendant l’année et à chaque fois on a trouvé un moyen d’exploiter les failles. On regarde les vidéos et s’ils veulent défendre comme ça, on a des manières d’attaquer. » James Harden.

Les Bucks avaient déjà utilisé cette défense. Ils avaient alors rencontré un grand succès, en partie parce que Eric Gordon et PJ Tucker avaient terminé la rencontre avec un affreux 1/12 à trois points en cumulé. Mais il ne faudra pas que le Jazz espère d’autres performances du genre de leur part tant Tucker, notamment, est un shooteur fiable à trois points, comme l’atteste son pourcentage de réussite dans le corner : 43%.

« C’est un de nos meilleurs tirs. PJ est le meilleur shooteur dans le corner de la ligue depuis pas mal de temps. On ne peut pas avoir un meilleur tir que ça. Plus James Harden est confronté à une défense, plus il est à l’aise pour jouer face à elle et plus il connait les failles. Je l’ai dit 1000 fois, je ne pense vraiment pas qu’un système défensif puisse l’empêcher d’être performant. Il peut mal jouer, mais c’est de notre faute, ce qu’il fait n’est pas le problème. » Mike D’Antoni.

Même si Harden a beaucoup marqué lors de la dernière rencontre, il n’a pas été ultra efficace. Ses floaters n’étaient pas au point (1/7) et il n’a shooté que trois lancers francs. La défense du Jazz a donc tout de même réussi à légèrement le limiter, mais Quin Snyder ne pense pas pour autant que cette solution soit la solution miracle pour le gêner.

« Il est comme une intelligence artificielle. Vous lui apprenez quelque chose, il lit un truc, l’apprend, l’analyse et progresse. Quand on regarde sa progression sur l’année, on se rend compte qu’il a la capacité de reconnaître et de disséquer certaines situations, surtout quand ça concerne le spacing. Il a réussi à avoir quelques trois points lors du dernier match. Souvent, il comprend comment vous défendez et il faut s’ajuster par rapport à ce qu’il a compris. Et il va comprendre à nouveau. C’est tout le temps comme ça. » Quin Snyder.

L’avantage pour le Jazz, c’est qu’ils ont dans leur effectif un certain Rudy Gobert, le meilleur défenseur de la saison dernière, prêt à cueillir Harden dans la raquette. Mais dès qu’il s’avance pour l’empêcher de marquer, il ouvre des lignes de passe soit pour Clint Capela, soit pour un shooteur dans le corner.

« Nous avons deux gars qui ont la balle dans les mains la plupart du temps et ils prennent les décisions. Nous en avons parlé et on sait qu’on va avoir de bonnes positions pour scorer. » PJ Tucker.

Mais pour rentrer ses tirs, il faut avoir les mains prêtes à recevoir le ballon et être concentré.

« Pendant l’année, spécialement vu notre système et la manière dont Chris et moi on domine avec la balle dans les mains, il fallait qu’on continue à préparer ces gars et s’assurer qu’ils sont toujours prêts à tirer et à faire des actions. Que ce soit PJ, Danuel House ou n’importe qui d’autre, il faut leur rappeler. Ça nous permet d’aller loin en playoffs, quand les opportunités se présentent, ils sont prêts. » James Harden.

Via Houston Chronicle.

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