Kevin Durant ne veut pas rentrer dans un jeu de 1-contre-1 avec la « peste » Patrick Beverley

Kevin Durant ne veut pas rentrer dans un jeu de 1-contre-1 avec la « peste » Patrick Beverley

Depuis le début de la série face aux Clippers, Kevin Durant est assez discret au scoring, en tout cas en comparaison à ses standars, avec tout de même 21 et 23 points. Toutefois il a été limité à 8 tirs lors du Game 2. Steve Kerr expliquait hier après l’entraînement qu’il veut voir KD prendre plus de shoots au game 3.

« C’est le gars le plus doué techniquement de la terre. Il n’y a personne qui peut faire ce qu’il peut faire. Ce sont les playoffs, les défenses sont plus concentrées, ils jouent un peu plus dur. Je ne sais pas combien il a pris de shoots l’autre soir, 7, 8, et il doit absolument être agressif. Ce sont les playoffs et il peut shooter à chaque fois qu’il le souhaite. Je veux le voir prendre 20 ou 30 shoots. » Kerr

Quand on demande à KD s’il ressent le besoin d’être bien plus agressif compte tenu de l’égalité dans la série, il répond :

« Je ne vais pas aller sur le terrain et prendre 20, 30 tirs juste comme ça. Je ne joue pas ainsi. Nous étions en tête de 30 points et j’avais pris 5 shoots. Les shoots étaient bien distribués lorsque nous menions de 30 points. Donc le fait que je n’ai pris que 2 shoots après ça n’est pas la raison de notre défaite. » KD

Il ne veut pas casser le rythme de l’équipe et commencer à faire de l’isolation

« Quand je reçois le ballon sur des positions où je score alors je cherche à scorer. Mais si je n’ai pas la possibilité de scorer, je cherche une passe. Nous utilisons beaucoup de systèmes, nous faisons circuler le ballon. Je ne vais pas casser un système à chaque fois que j’ai le ballon juste pour être agressif ou parce que j’ai besoin de prendre 30 tirs car on dirait qu’il y a quelque chose qui cloche chez moi. Non, je vais jouer au basket. Nous avons remporté le game 1 comme ça, nous étions en tête de 30 points dans le game 2. Je pense que nous avons besoin de nous en tenir au plan de jeu que nous avions pendant un peu plus de 3 quarts-temps et de le mettre en oeuvre pendant 48 minutes. » KD

Ce qui pousse KD à shooter si peu c’est bien sûr la défense mise en place par les Clippers et la présence du chien de garde Patrick Beverley. KD a expliqué comment ils défendent sur lui puisqu’il a bien étudié ça.

« Oui je décortique les matchs. Nous avions un bon flow. Nous jouons ainsi depuis un moment, depuis un mois. Nous avons entamé cette série, le Game 1, sur une très bonne dynamique. Mais ils ont une défense un peu gadget, qui fonctionne, ils empêchent tout dans le périmètre, donc les gars ne regardent même pas où est la ligne à 3-pts, ils te forcent à jouer à l’intérieur du périmètre. Donc quand j’ai le ballon sur mes spots, j’ai une peste, Patrick Beverley, qui est juste là, sous moi. Je pourrais sans aucun doute lui shooter par-dessus et scorer à chaque fois si c’était une situation de 1-contre-1. Mais il y a un gars qui décroche et qui l’aide. Puis il y en a un autre qui attend que je parte en dribble au panier. Si je partais en dribble, je pourrais probablement mettre 43% de mes shoots en les prenant comme ça. Mais je ne vais rien forcer. Parce que nous sommes dans un bon flow, tout le monde touche le ballon, tout le monde shoote et score. Je ne vais pas me mettre en travers de tout ça parce que je veux mon duel avec Patrick Beverley. Je suis Kevin Durant. Vous savez qui je suis. Vous savez tous qui je suis. » KD

Mais ce n’est pas la première fois qu’il fait face à ce genre de défense.

« Oui bien sûr j’ai déjà vu ça. J’ai joué contre toutes les défenses. Mais ce n’est pas seulement ce type de défense, c’est l’aide constante sur mes drives, les tentatives de me prendre le ballon quand je dribble, deux gars qui se précipitent sur moi dès que je passe quelqu’un en dribble. C’est comme ça que j’ai appris à passer le ballon, à être patient avant d’attraper la balle. Parfois je m’établis et je fais de la place de façon à pouvoir faire mon truc. Mais dans cette série c’est bizarre parce que quand c’est un joueur si petit qui défend, tu as l’avantage. Et les arbitres le voient, c’est comme David contre Goliath. C’est une légende qui est présente dans la tête des gens. Donc quand il y a un joueur bien plus petit sur moi en défense, les arbitres le laissent en faire un petit plus plus. Quand il me serre de près comme un pitbull, m’accroche, me retient, je m’en fiche. C’est comme ça qu’il gagne sa croûte. C’est comme ça qu’il nourrit sa famille. Mais si je rétorque, il faut nous laisser jouer. Vous voyez ce que je veux dire ? J’ai eu 4 ou 5 fautes offensives comme ça. J’essaye de trouver à chaque possession comment je peux être plus efficace sans faire de fautes offensives. » KD

Via NBA.com

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