Mike D’Antoni : « C’est bien de voir que nous ne sommes pas dépendants de James Harden »

Mike D’Antoni : « C’est bien de voir que nous ne sommes pas dépendants de James Harden »

Pour le premier tour des playoffs, les Houston Rockets se sont sortis sans trop de difficultés des griffes du Jazz (4 à 1). Et, même s’il estime qu’ils auraient pu mieux jouer, leur coach Mike D’Antoni est très content de ce qu’il a vu.

« Nous n’avons pas très bien joué contre Utah. C’était en grande partie parce qu’ils étaient bons en défense. Ils ont gagné presque autant de matchs que nous cette année. On a terminé quatrième et eux cinquièmes. Le Jazz est une bonne équipe très bien coachée. J’ai trouvé qu’on a très bien joué pendant deux matchs et qu’on a dû se battre pour remporter les deux autres. On peut gagner de ces deux façons, c’est bon à savoir. En tant qu’organisation et en tant que groupe, spécialement dans le vestiaire, c’est bien de voir que nous ne sommes pas dépendants de James Harden. Nous sommes une équipe et peu importe ce qu’on doit faire pour gagner, on le fera. » Mike D’Antoni, le coach des Rockets.

Il faut dire que le Jazz leur a pas mal facilité le travail en étant incapable de trouver la mire à trois points. Sur la série, les joueurs de Quin Snyder ont shooté en moyenne 22 tirs ouverts à 3-pts (quand le défenseur était à 2m ou plus) et ils n’ont rentré que 24% de ces tirs.

« On ne peut pas parfaitement défendre sur tout. Il faut essayer d’empêcher les adversaires de jouer sur leurs forces et les amener vers ce qu’ils savent moins faire, où ils sont moins efficaces en espérant pouvoir vous en sortir comme ça. Ils ont eu beaucoup de trois points à cause de cette philosophie, on essayait de s’assurer qu’ils ne jouent pas sur leurs points forts. » Mike D’Antoni.

Mais même si le staff avait décidé de laisser tirer le Jazz de loin, les joueurs ont fait quelques erreurs qu’il faudra corriger parce qu’elles ne pardonneront pas face aux Warriors.

« On doit savoir ce qu’on fait, comprendre notre défense. On doit régler les problèmes, mettre en lumière les erreurs qu’on a faites contre Utah à cause de notre manque de communication, ou alors parce qu’on parlait et switchait quand ce n’était pas nécessaire, et qu’on ne le faisait pas quand il le fallait. » Mike D’Antoni.

En attaque, les Rockets auront besoin que James Harden évolue à son meilleur niveau. Il n’aura pas un protecteur d’arceau aussi fort que Rudy Gobert pour l’empêcher d’aller jusqu’au panier.

« Je devais trouver un moyen d’avoir de l’impact et j’ai trouvé que j’ai réussi à en avoir, pas seulement grâce à mon scoring, mais aussi grâce à mes passes décisives, mes interceptions, mes contres… Le Jazz a bien joué, nous n’avons pas très bien tiré à chaque match, moi y compris. Mais nous avons trouvé d’autres moyens de gagner en équipe et on a besoin de ça en playoffs.  » James Harden.

Au final, sur la série contre le Jazz, Harden a tourné à 27,8 points, 6,8 rebonds, 8 passes décisives, 2,2 interceptions et 1,4 contre. Pas mal du tout, mais les Rockets auront bien besoin qu’il retrouve ses standards de saison régulière (36,1 points par match) pour espérer battre les Warriors. Et ces derniers ont avec Draymond Green, Kevin Durant ou encore Andre Iguodala des joueurs capables de le gêner bien plus que ne l’ont fait Royce O’Neale et Ricky Rubio par exemple au premier tour.

« Ça serait bien qu’il se remette à scorer comme en saison régulière, mais en playoffs on ne peut jamais rien prévoir. L’année dernière, on les a limités deux fois sous les 100 points. Encore une fois, notre but c’est de défendre le mieux possible, avant de trouver notre rythme en attaque. Ce n’est pas facile d’avoir les mêmes stats qu’en saison régulière en playoffs, quand on joue la même équipe quatre, cinq ou six fois d’affilée les moyennes descendent. C’est automatique, tout le monde connaît le jeu de ses adversaires. » Mike D’Antoni.

À noter que les Texans ont profité des quelques jours de repos supplémentaires pour aller jusqu’à San Francisco afin de se préparer au mieux leur prochain match (alors que les Clippers n’étaient pas encore éliminés…) en s’habituant au décalage horaire. En tout cas, cette série s’annonce une nouvelle fois épique.

Via Houston Chronicle.

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