Une situation pas si favorable pour les Warriors ? Steve Kerr : « Comment gérer ça ? Je ne sais pas »

Une situation pas si favorable pour les Warriors ? Steve Kerr : « Comment gérer ça ? Je ne sais pas »

Les Golden State Warriors ont validé leur billet pour les finales NBA le 20 mai, mais les finales ne démarrent que le 30 mai, ce qui leur laisse pas moins de 9 jours entre les deux tours. C’est presque du jamais vu dans l’histoire de la ligue puisque seules 3 équipes ont eu plus de temps entre deux tours. Les Lakers pour les finales 1982 avec 11 jours, les Pacers au second tour en 2004 avec 10 jours, tout comme les Nets avant les finales en 2003.

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Via NBC

C’est bien d’avoir du repos, surtout à ce stade de la saison, mais trop de repos peut casser totalement le rythme. C’est un sujet récurrent lors des playoffs et les Warriors n’en sont pas à leur première expérience de la sorte, eux qui ont souvent été expéditifs.

« Nous avons déjà connu de telles situations. Mais pas aussi longtemps. Je crois que nous avions eu 7 jours à deux reprises en 2017 entre le premier et le second tour puis entre le second et le troisième. Tout d’abord mentalement tu veux recharger les batteries. Les playoffs sont très exigeants, ce sont des situations de vie ou de mort, tu te donnes à fond car c’est difficile de remporter un match, sans parler d’une série. Donc il faut avoir du temps pour faire un reset, en tirer profit, mais aussi, chaque jour il faut faire ce qui est nécessaire, comme faire des matchs d’entraînement, s’assurer de conserver ta condition physique, et de faire le travail nécessaire sur ton corps. Puis il faut bosser sur ta technique et ce genre de choses. Nous savons tous comment notre corps répond, ce que nous devons faire et faire en sorte que ce repos soit un avantage quand les finales débuteront. » Stephen Curry

Pour ne pas trop perdre le rythme de la compétition, les Warriors font bien sûr des matchs d’entraînement, même si l’intensité et les conditions sont totalement différentes. Ils en ont fait un hier

« Aujourd’hui c’était le premier. Ce n’était pas d’un grand niveau, mais on s’y attendait. Nous avons encore 5 ou 6 jours avant le Game 1. Mais lors des scrimmages tu n’as pas à te donner à 100% comme en playoffs, mais tu peux quand même te concentrer sur des choses dont tu sais qu’elles vont t’aider à gagner des matchs défensivement, comme les rotations, les switchs, ce genre de choses, puis offensivement, il y a certains systèmes dont nous savons que nous allons les utiliser et nous essayons donc de les exécuter, tout ça dans la bonne humeur. Evidemment nous voulons ne pas nous blesser, mais tout en faisant en sorte que nos poumons soient prêts pour les finales. » Stephen Curry

Une anecdote à ce sujet, en 1989, après avoir largement battu les Suns de Steve Kerr en finales de conférence, Pat Riley, à la tête des Lakers, avait décidé d’organiser un mini-camp de 3 jours du côté de Santa Barbara dans un endroit isolé, pour faire en sorte que son équipe reste dans la meilleure condition. Mais durant ce camp, Byron Scott s’était blessé à l’ischio-jambier et Magic Johnson s’était lui aussi fait mal à un ischio-jambier au Game 1, mettant un terme à ses finales. Les Lakers s’étaient inclinés 4-0 face aux Pistons.

« Pat Riley est un des plus grands coachs de l’histoire. Comment gérer ça ? Je ne sais pas. Il faut trouver un équilibre, essayer de faire en sorte qu’ils gardent une bonne condition physique, tout en ne risquant pas une blessure. » Steve Kerr

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