Patrick Beverley : « Je suis un enfant de Chicago, bien sûr que je suis ouvert à l’idée de jouer pour les Bulls »

Patrick Beverley : « Je suis un enfant de Chicago, bien sûr que je suis ouvert à l’idée de jouer pour les Bulls »

Free agent cet été, le meneur des Clippers Pat Beverley sera très convoité. Son profil de féroce défenseur et tireur à trois points plus que correct (38% en carrière) est très recherché aujourd’hui. Et il semble totalement ouvert à l’idée d’un départ puisqu’après avoir laissé la porte ouverte aux Dallas Mavericks, il fait de même avec les Chicago Bulls.

« Je suis Chicago, je suis né à Chicago, je saigne Chicago. Je pense vraiment que je peux aider cette ville, je pense que je peux la sauver. Je les inspire déjà et ça sera encore plus le cas si je marche dans les rues. Les gens savent que je suis d’ici, ils savent que j’ai réussi et qu’ils peuvent faire la même chose. Je suis un enfant de Chicago, donc bien sûr que je suis ouvert à l’idée de jouer pour les Bulls si je les intéresse. Mais il ne faut pas oublier qu’une décision n’est jamais personnelle en NBA, c’est toujours du business. Je dois faire la bonne pour moi et ma famille. » Patrick Beverley.

Ça tombe bien pour le meneur de bientôt 31 ans, les Bulls, qui recherchent de la dureté sur les lignes arrières, auraient bien besoin d’un leader de son calibre pour aider ses jeunes joueurs à progresser. John Paxson, le vice-président des opérations basket et Jim Boylen, le coach des Bulls, l’ont expliqué au moment des interviews de fin de saison. Et quand on parle de dureté, difficile de ne pas penser au 42ème choix de la draft 2009.

« Quand vous êtes un fan de basket, vous entendez ces commentaires. Je ne suis intéressé que par la victoire. Le plus important pour moi quand je suis arrivé à Los Angeles c’est que personne ne pensait qu’on allait faire les playoffs. C’était donc mon objectif et on l’a fait en tant qu’équipe. C’est mon truc : peu importe où je vais, je vais gagner. Les Bulls ont un bon noyau de jeunes. Le coach a l’air sympa. Ils viennent d’embaucher Roy Rogers (en tant qu’assistant coach ndlr) que je connais très bien. Ils ont de jeunes stars en construction : Zach LaVine bien sûr, mais aussi Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr. Ils doivent prendre la bonne décision, si ce n’est pas moi tant pis. Je ne vais pas arrêter de les aimer pour autant. » Patrick Beverley.

Au début de sa carrière, Beverley a eu dû mal à s’imposer. Drafté par les Lakers, puis immédiatement échangé au Heat avant d’être coupé, le meneur a passé quatre ans en Europe avant de revenir aux Rockets en 2012, où il finira par s’imposer. Pour la première fois de sa vie, il sera unsrestricted free agent et de nombreuses équipes vont se battre pour lui mettre la main dessus.

« C’est ma première free agency en tant qu’unrestricted, donc bien sûr je suis très excité de connaitre ce processus, d’être courtisé, de voir tout le travail que j’ai fait pour en arriver là être récompensé. Je suis très heureux, confiant et excité de la manière dont s’est passée la saison, je suis impatient de voir ce que le futur réserve. » Patrick Beverley.

Et même s’il se voit bien avec un maillot des Bulls, Pat ne se ferme pas des portes pour autant.

« J’ai le sentiment que peu importe l’équipe où je vais, je peux aider à atteindre les playoffs. Juste moi, mon attitude, ce que j’apporte en défense, ma volonté de toujours me battre, mon playmaking, ma capacité à prendre des rebonds et à mettre des tirs… Je suis excité à l’idée de voir quelles portes seront ouvertes. Peu importe si une équipe de jeunes ou de vétérans veut de moi, je suis prêt. » Patrick Beverley.

Beverley a expliqué être fier de sa saison avec les Clippers, et effectivement il y a de quoi, aussi bien collectivement qu’individuellement. Les Clippers se sont qualifiés en playoffs à la surprise générale et y ont tenu tête aux Warriors au premier tour, avant de finalement s’incliner 4 à 2. Si les joueurs de Doc Rivers ont pu réussir une série de cet acabit, c’est en grande partie grâce à Beverley, qui a (très bien) défendu sur Kevin Durant lors des premières rencontres. Il a d’ailleurs eu quelques mots pour l’ailier, blessé au tendon d’Achille et qui devrait louper toute la prochaine saison, avant de souligner la performance des Clippers lors de ces affrontements.

« Personne ne veut jamais qu’un joueur se blesse. Je pense évidemment à KD et à sa famille. Mais c’est un bosseur et il va revenir à un excellent niveau. On peut malgré tout mettre un peu les projecteurs sur ce qui s’est passé au premier tour. On a essayé de jouer très dur, j’ai essayé de lui rendre les choses le difficile possible et de le sortir de sa zone de confort. Évidemment, c’est Kevin Durant et après deux matchs il a trouvé un moyen de s’ajuster et de faire de gros matchs. Mais la série était marrante. J’ai vraiment le sentiment que nous sommes l’équipe à l’Ouest qui leur avons opposé la plus grosse résistance. C’est comme ça qu’il faut jouer. Personne ne félicite les perdants, jamais. Mais on peut avoir la tête haute en sachant qu’on les a fait bosser dur. » Pat Beverley.

Via Chicago Tribunes.

Leave a Reply