[Interview part.2] Nicolas Batum : « On savait que Kevin Durant allait aller vers New York, Kawhi Leonard, c’était sûr aussi. »

[Interview part.2] Nicolas Batum : « On savait que Kevin Durant allait aller vers New York, Kawhi Leonard, c’était sûr aussi. »

Après nous avoir parlé de l’équipe de France et de la coupe du monde, Nicolas Batum s’est également confié à notre micro sur la NBA, totalement transformée cet été.

On a connu une intersaison folle, tu penses reconnaître la ligue à la reprise ?

C’est bien, il fallait un changement. On était dans une sorte de routine, on connaissait le dénouement.

Sauf pour Toronto…

Il y a eu des blessures. Je pense que si KD ne se blesse pas…

C’est quoi le trade qui t’a le plus marqué ?

C’est qu’OKC casse tout, ça m’a surpris, le reste non. On savait que Durant allait aller vers New York, Kawhi, c’était sûr aussi. Ça fait un an qu’on le sait. Ce qu’Oklahoma a fait, je pensais que ça n’arriverait pas tout le suite.

Et Kemba Walker ?

C’est le jeu, il prend sa carrière en main. On ne peut pas en vouloir à quelqu’un qui veut gérer sa propre vie. Il fait ses choix, il fait sa vie. Je ne lui en veux pas et je suis content pour lui. Il mérite d’avoir ce qu’il a.

Ça remet en cause le projet à Charlotte ?

Pas forcément. On a pas mal de jeunes qui montent et qui travaillent. Je pense qu’on sous-estime Terry Rozier. On oublie ce qu’il a fait quand on lui a donné les clefs d’une équipe : il les a emmenés au match 7 d’une finale de Conférence quand même ! C’est le genre de joueur qui peut exploser quand tu lui donnes sa chance. Je ne veux pas trop m’avancer, mais je pense qu’il va en surprendre beaucoup cette année.

Un temps fort de la prochaine saison NBA ça sera le match à Paris, qu’est-ce que ça t’inspire de jouer ce match, avec un maillot NBA en France.

C’est un moment particulier d’amener l’équipe en NBA. J’en ai parlé avec Tony qui l’avait fait à San Antonio et il m’a dit de profiter parce que c’est un moment particulier. Ce n’est pas l’équipe de France, c’est la ligue qui vient à Paris et tu fais partie de ça. Je pense que tant que je ne l’ai pas vécu c’est difficile à décrire.

Tu nous avais dit avoir du mal à aller voir Michael Jordan pendant ta première saison. Comment tu qualifierais ta relation avec lui aujourd’hui ?

C’est mieux. Il était en France fin juin et on a passé du temps ensemble. Ça reste quelqu’un de très accessible et très simple en privé. C’est le plus grand de l’histoire tous sports confondus, mais il reste accessible

Marine Johannès a réussi ses débuts en WNBA, quel regard tu portes sur elle ?

Je suis content pour elle et fier d’elle ! C’est son jeu, c’était son rêve. Pour elle, il fallait tomber à New York, Los Angeles ou Las Vegas avec les spotlights qui lui vont si bien. Maintenant, le PR des Hornets m’appelle pour faire une interview à propos de Marine Johannès. Ça montre ce qu’elle est en train de faire !

Propos recueillis par Hugo Givernaud

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