Chris Mullin : « À l’époque, croyez-le ou non, on prenait des vols commerciaux »

Chris Mullin : « À l’époque, croyez-le ou non, on prenait des vols commerciaux »

Pour sa série « My Vet », où d’anciens joueurs NBA racontent quels vétérans les ont aidés durant leurs premières années dans la ligue, Ben Rohrbach (Yahoo! Sports) a interviewé Chris Mullin  : 5 fois All-Star, membre de la Dream Team 92, Hall of Famer et raison pour laquelle aucun Warrior ne peut porter le numéro 17. Pour lui, les vétérans en question se nommaient Greg Ballard (champion avec Washington en 1978, Warrior 1985-987) et Rod Higgins (Warrior 1986-1992).

« La première chose (qu’ils m’ont appris) c’est les habitudes du quotidien. Avoir une bonne routine, trouver le bon équilibre entre l’entraînement et le repos. À un moment, Rod et moi étions en compétition au niveau du temps de jeu, mais au fur et à mesure que je progressais, il a dignement utilisé ça comme une motivation pour nous rapprocher. Il y a toujours cette dynamique dans une équipe quand la compétition est saine. Tu veux te battre pour tes minutes, mais tu veux faire progresser tes coéquipiers aussi. Là aussi c’est un équilibre à trouver.

Quand tu arrives chez les pros après l’université, où ton emploi du temps est complètement organisé avec les heures de cours, etc, tu te retrouves avec beaucoup de temps libre, et ce que tu fais de ce temps libre est ce qui va faire que tu vas réussir ou non.

À l’époque, croyez-le ou non, on prenait des vols commerciaux. La dynamique liée à l’exposition publique pendant que vous travailliez était tout à fait différente. Donc il s’agissait de bien se conduire quand vous arriviez à l’aéroport, d’interagir avec les fans… Rien que ça, ça nous aidait à garder les pieds sur terre. Il fallait aussi être courtois et polis à 6h du matin à l’aéroport après une défaite difficile. » Chris Mullin

7ème choix de la draft 1985 après 4 ans à l’université de St. John’s, l’artilleur a passé ses 12 premières saisons chez les Warriors, avant d’y revenir pour y clore sa carrière (16 ans) en 2000-01 après 3 années à Indiana. Il a aussi participé à un concours de shoot resté dans les annales, lorsqu’il avait eu le culot de défier Larry Bird à Barcelone durant les Jeux olympiques de 1992.

« Quand on est arrivé, on ne s’entraînait pas. Il y avait beaucoup de temps libre donc ce jour-là, Larry (Bird) et David Robinson sont allés à la salle juste pour sortir de l’hôtel, parce qu’on jouait tard dans la soirée.

Avec Larry on se faisait des shoots. Je me suis dit : ‘Man, j’ai l’occasion de battre Larry Bird, il faut que je me le fasse’. J’ai pris de l’avance, une grosse avance, une vraie grosse avance, mais on a continué à shooter. David faisait de la muscu à côté, donc on a continué à shooter, et je ne sais pas comment il a réussi à égaliser et il a stoppé le jeu. Il a dit : ‘Je n’ai jamais perdu un concours de shoots et je n’en perdrai jamais un’. J’aurais dû le savoir. Il était malin. J’avais 10 ou 12 tirs d’avance, mais il a égalisé et il a mis fin au concours.

Ensuite, on est rentrés des Jeux et il a pris sa retraite quelque chose comme 10 jours plus tard. Quand j’ai joué pour lui avec les Pacers, j’ai essayé de lui faire refaire un concours, mais il a résisté, il m’a dit : ‘Nope, c’est bon’. » Chris Mullin

via Yahoo!Sports

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