Evan Founier sur les forfaits US : « Oui ça me dérange, ils ne réalisent pas combien c’est bénéfique pour leur carrière je pense »

Evan Founier sur les forfaits US : « Oui ça me dérange, ils ne réalisent pas combien c’est bénéfique pour leur carrière je pense »

On l’a vu à sa réaction au moment de la remise des médailles dimanche, le sentiment est doux-amer pour Evan Fournier au terme d’une Coupe du monde conclue sur une victoire face à l’Australie pour la troisième place du tournoi.

« C’est bien de terminer sur une bonne note. Quand tu vois l’Australie, Bogut, Dellavedova et tous ces gars, c’est horrible pour eux, c’est ce qu’on ne voulait pas, finir le tournoi en se sentant comme mer** comme ça. Ce n’est pas la première fois qu’on termine 3èmes, c’était super, cette fois c’était un peu différent parce qu’on a le sentiment qu’on aurait pu mieux faire. Donc pour moi il y a un sentiment de fierté parce qu’on n’a pas lâché, mais je sais qu’on a raté une énorme opportunité aussi. » Evan Fournier

En zone mixte après une rencontre très difficile pour les Bleus, Fournier a évoqué les nombreuses absences côté américain pour cette compétition, la saison NBA qui arrive et les bénéfices d’un tel tournoi pour tout joueur y participant.

« -Que leurs meilleurs joueurs ne soient pas venus, ça vous dérange en tant que compétiteur ?

-Oui ça me dérange, oui. (LeBron) James, KD (Kevin Durant), Kyrie (Irving), tous ces gars, ils ont déjà gagné, peu importe, ça ne pose pas de soucis, mais par exemple un ami à moi Tobias (Harris) je trouvais que c’était une super opportunité pour lui de voir quelque chose de différent, d’être en compétition. Je pense qu’ils ne réalisent pas combien c’est bénéfique pour leur carrière. C’est un super tournoi, du super basket, super intense. Je sais que tu dois bosser sur ton jeu etc, mais pour moi c’est bien mieux de venir ici. C’est mon opinion personnelle. » Evan Fournier

-Avez-vous le sentiment que ce tournoi va vous aider pour la saison NBA à venir ?

-Oui bien sûr que ça m’aide, c’est du basket intense donc bien sûr. Tu vois différentes… c’est juste de l’expérience ! Le match qu’on a perdu contre l’Argentine, c’était ma première défaite comme ça en carrière. Donc bien sûr que ça va m’aider pour ma carrière, pour moi, pour tout. Quand tu donnes tout ce que tu as pendant 2 mois et que ça se joue sur 5 ou 2 minutes, bien sûr que tu vas apprendre. Quand tu regardes les gars qui ont joué pour Team USA, presque tous sont revenus et ont fait une super saison NBA. Je pense à (Kenneth) Faried, tous ces gars. Tu reviens en forme, tu vois différents types de basket, c’est une bonne chose.

-Dix jours de repos sont-ils suffisants ?

-Non (sourire) ce n’est pas suffisant, je vais voir comment je me sens au fil du training camp, je ne vais rien faire de fou parce que là je suis épuisé mais encore une fois c’est ce que tu veux en tant que compétiteur. Nos carrières ne durent que 10, 12 ans, donc tu veux donner tout ce que tu as sur ces 10, 12 ans. »

Il gardera aussi en travers de la gorge les voyages à répétition imposés par le format de la compétition.

« En deux semaines, nous avons fait 4 villes différentes. C’est inacceptable. Oui, on avait un jour repos entre les matchs. Mais à chaque fois, on avait 6, 8 heures de bus, train, avion… Ce n’est pas acceptable pour un joueur. » Evan Fournier

Voyage : Deux affiches NBA de rêve à Boston !

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