Frank Vogel : « Me forger ma propre opinion »

Frank Vogel : « Me forger ma propre opinion »

Viré par le Magic en avril 2018, Frank Vogel fera son retour dans le coaching NBA cette saison avec les Lakers. Lakers qui s’étaient décidés sur Tyronn Lue avant que ce dernier ne refuse les conditions de son embauche (contrat court, assistant – Jason Kidd – imposé) au printemps. En playoffs avec Indiana de 2011 à 2016, il n’avait successivement gagné que 29 et 25 matchs avec Orlando.

« C’était nécessaire (cette année blanche). J’ai passé une super année, je l’ai traitée comme une année sabbatique, où tu prends un instant pour souffler. Et être avec ta famille. C’est difficile pour un coach, et j’ai vraiment apprécié pouvoir faire ça. Ma famille grandit (ses filles Alexa et Arianna ont respectivement 15 et 13 ans) donc c’était super d’être un papa à plein temps.

Mais c’était aussi une très bonne chose d’un point de vue professionnel, pour apprendre. J’ai étudié le jeu sous un autre angle, avec une perspective différente. J’ai regardé les matchs toute la saison chez moi. Et j’ai rendu visite à beaucoup d’équipes, je me suis rendu à beaucoup d’entraînements, de réunions entre coachs, dans des universités comme au niveau pro. Tu apprends beaucoup en faisant ça. Tu coaches avec ton propre système pendant tellement d’années que tu ne connais que ça. Voir comment les autres font m’a été très bénéfique. » Frank Vogel

Avec LeBron James et Anthony Davis dans son effectif, Vogel aura sans doute plus de pression que jamais à la tête des purple & gold, pour qui les attentes seront très élevées.

« Point de vue talent, ce sont les deux meilleurs joueurs que j’ai eu l’opportunité de coacher. Ça apporte beaucoup de fun, d’excitation mais aussi un gros challenge. Il faut s’assurer de les gérer de la bonne manière, de les mettre dans les meilleures positions possibles pour qu’ils soient bien dans leurs rôles et dans ce qui les entoure, cela représente des challenges et je suis impatient de voir comment cela va se dérouler. » Frank Vogel

Le coach le sait, sa relation avec James, à qui l’on prête la réputation de coacher à la place des coachs, sera épiée de toutes parts à Los Angeles.

« Je ne connais que la façon dont il a été avec moi depuis que je suis là. Et c’est uniquement là-dessus que je vais me baser. Je ne vais pas aller regarder comment ça s’est passé avec ses anciens coachs. Ça ne m’inquiète absolument pas. Je veux me forcer ma propre opinion de lui en tant que personne et en tant que l’un des meilleurs joueurs de l’histoire. Je vais adopter cette approche, travailler avec lui pour je l’espère faire quelque chose de spécial. » Frank Vogel

L’équipe reste sur 6 années sans playoffs (record de franchise).

« Nous avons les éléments pour jouer le titre. S’attendre à ce que tout fonctionne immédiatement, non. Je suis sûr qu’on rencontrera des obstacles, mais le temps devrait aider. Nous avons un bon nombre de gars avec d’énormes CVs, mais ils doivent apprendre à se connaître. Rapidement. On ne sait jamais combien de temps ce processus va prendre. Il faut espérer que l’équipe soit prête au moment d’approcher des playoffs, pour jouer son meilleur basket au meilleur moment. » Frank Vogel

En face à l’Ouest, on parle beaucoup des Clippers.

« Ils ont une super équipe, un super coach et le front office fait aussi de très bonnes choses. Mais nous ne pouvons pas nous concentrer sur le fait qu’ils soient nos voisins. Nous devons nous concentrer sur nous et sur la tâche qui nous attend, pas sur ce qui se passe en face. Beaucoup d’équipes sont capables de gagner l’Ouest, donc nous restons concentrés sur nous. » Frank Vogel

Et d’un retour d’une plus grande équité suite au départ de Kevin Durant pour Brooklyn.

« Je suis d’accord pour dire que c’est plus ouvert. Mais je pense que les gens oublient Golden State s’ils pensent qu’ils ne restent pas une super équipe. Pour moi c’est toujours une super équipe. Mais cela semble plus équilibré. » Frank Vogel

JaVale McGee et Dwight Howard se partageront eux le poste 5 (même si Davis pourra y jouer quelques minutes ici et là), à une époque où parle beaucoup de la disparition des pivots dans la NBA moderne.

« Je pense qu’il y a toujours une place pour les pivots et les big men en NBA. Ce qui a davantage disparu ce sont les lineups avec deux intérieurs. Les ailiers forts qui ne shootent pas. Je pense que ces derniers ont plus souffert encore que les pivots. »

via NBA.com

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