Se reposer pendant que ses coéquipiers bossent, pas facile à envisager pour Damian Lillard

Se reposer pendant que ses coéquipiers bossent, pas facile à envisager pour Damian Lillard

Initié par les Spurs et Gregg Popovich, le « load management » – comprenez le fait de ne pas faire jouer un joueur non pas parce qu’il est blessé mais pour le ménager physiquement – fait désormais partie du paysage en NBA. Quelques irréductibles résistent encore plus ou moins à cette tendance : les Trail Blazers par exemple.

« Je ne cherche pas nécessairement à suivre la norme. Tu fais ce que tu estimes être le meilleur pour ton équipe et le joueur. Sans vouloir les sur-utiliser. Mais il faut aussi savoir comprendre que si un gars est capable de jouer 82 matchs à 35 minutes de moyenne, c’est bien aussi. » Terry Stotts

Ces derniers n’ont pas spécialement programmé de reposer leurs stars Damian Lillard et C.J. McCollum cette saison.

« On n’est pas une grosse super team, on n’a pas le luxe de se reposer je pense, surtout vu comment la conférence Ouest va être compétitive. » Damian Lillard

« La course à l’Ouest va être extrêmement serrée. Je ne sais pas si on peut se permettre de ‘faire une Kawhi’, on risque de diminuer nos chances de nous qualifier pour les playoffs. » C.J. McCollum

Mais qu’ils n’aient donc pas prévu de sauter à pieds joints dans le load management, les Blazers vont tout de même s’adapter à leur époque puisqu’ils devraient selon l’Oregon Live « plus que jamais » reposer leurs joueurs cette saison.

« Nous sommes tous conscients que la dynamique et la composition de l’équipe a changé. Donc nous devons faire les choses de manière un peu différente. Nous devons être ouverts au changement et ils doivent être ouverts au changement aussi. » Terry Stotts

Lillard sera sans doute parfois le plus difficile à convaincre, même s’il avoue avoir souffert en finale de conférence.

« Nous sommes allés en finale de conférence Ouest et je l’ai senti. Nous n’avions encore jamais été aussi loin et mon corps était fatigué. Fatigué au point que c’était un vrai challenge. La façon dont je me gère pour arriver jusque-là va être très importante. Parfois je dois mettre mon côté compétiteur de côté (quand il est préservé durant un exercice à l’entraînement par exemple, ndlr). Quand je suis là, j’ai le sentiment devoir participer à tout. Faire les mêmes choses que les autres. Je ne veux pas que les gars pensent que je suis privilégié par rapport à des choses qui sont obligatoires pour l’équipe. J’ai du mal et j’ai toujours eu du mal avec ça mais mes coéquipiers, Zach (Collins) Hassan (Whiteside), Jusuf (Nurkic) m’ont déjà dit : ‘On va avoir besoin de toi en février et avril’. Ils comprennent donc c’est plus facile pour moi à ce moment-là d’accepter de ne pas jouer. » Damian Lillard

La saison dernière (2018-19), Bradley Beal et Paul George ont été les deux leaders NBA au nombre de minutes par match (36.9), et faisaient partie des 4 joueurs seulement à dépasser les 36 minutes par match. Sur l’ensemble de la ligue par ailleurs, seuls 21 joueurs ont joué 82 matchs, soit une saison complète. Pour trouver la dernière saison où un joueur a tourné à 40 minutes de moyenne ou plus par match, il faut remonter à 2010-11 avec Monta Ellis (40.3). Cette saison-là, 26 joueurs avaient atteint les 36 minutes de moyenne ou plus, et 32 avaient disputé 82 matchs. Il y a 20 ans, durant la saison 1999-00, 58 joueurs avaient participé à 82 matchs et 33 avaient tourné à au moins 36 minutes par rencontre (Michael Finley n°1 avec 42.2 par match).

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