Tobias Harris : « Le manque de sommeil sera un problème qui sera discuté, comme les commotions en NFL »

Tobias Harris : « Le manque de sommeil sera un problème qui sera discuté, comme les commotions en NFL »

Le marathon va bientôt recommencer pour les joueurs NBA. 82 matchs en moins de 6 mois et jusqu’à 80 000 km dans les airs les attendent (soit environ 30 000 km de plus que pour une équipe NFL selon ESPN). En 2018-19, une équipe NBA jouait en moyenne tous les 2,07 jours, disputait 13,3 back-to-backs et parcourait l’équivalent de 400 km par jour pendant 25 semaines d’affilée. Des conditions loin d’être idéales pour garder un bon rythme de sommeil, et faire en sorte que ce dernier soit réparateur.

« Nan c’est impossible, impossible. » Hassan Whiteside

La ligue a pourtant fait des efforts ces dernières années, en allongeant la durée de la saison, réduisant le nombre de back-to-backs (pour la 5ème année d’affilée, 12.4 par équipe pour cette saison), faisant disparaître les séries de 4 matchs en 5 jours ou encore réduisant le nombre de matchs joués à 22h30. Le manque de sommeil reste pour une source proche de la ligue « intimement impliquée » et citée par ESPN comme le « plus gros problème sans solution » de la ligue.

« C’est un vilain petit secret que tout le monde connaît. »

Le sommeil, Tobias Harris s’en est fait une spécialité.

« Je pense que dans quelques années, le manque de sommeil sera un problème qui sera discuté, comme les commotions en NFL. » Tobias Harris

Après les matchs, l’ailier a l’habitude d’enfiler une ceinture cardio-fréquencemètre. Conscient que le fait d’avoir joué un match a libéré du cortisol dans son corps, une hormone qui le réveille et qui supprime la mélatonine, hormone produite naturellement pour réguler le sommeil, il va alors rechercher à rééquilibrer les choses en prenant de respirations profondes, afin de ralentir son rythme cardiaque, qu’il surveille en même temps sur son iPad. Le but : s’endormir plus rapidement et plus profondément une fois dans son lit. Et ce n’est pas tout, Harris voyage aussi avec un un électroencéphalogramme. Un capteur sur chaque oreille et un autre sur la tempe, il fait des sessions de 45 minutes où son cerveau doit atteindre une plage optimale de concentration. Si son esprit s’aventure en dehors de cette dernière (mesure des ondes cérébrales), son film ou sa série ne se lance pas sur sa tablette.

LeBron James aussi fait partie des joueurs prenant le sommeil très au sérieux. Dans ses chambres d’hôtels, l’ailier règle systématiquement la température entre 20 et 21 degrés, et il éteint tous les appareils électroniques autour de lui 30 à 45 minutes avant de s’installer dans son lit. Une fois installé, une application dédiée lui joue des sons apaisants (pluie tombant sur des feuilles, etc). Andre Iguodala a lui confié à ESPN avoir souffert de manque de sommeil pendant près d’une décennie avant de rejoindre les Warriors en 2013. Depuis, il s’est mis à travailler avec un spécialiste du sommeil et évite les longues heures de sieste qui pourraient ensuite nuire à sa nuit de sommeil. Dans sa chambre, son téléphone est en mode avion et la télé éteinte. Exemple ultime de l’importance du sommeil : Vince Carter, 42 ans et qui va entamer sa 22ème saison NBA.

« Le sommeil, c’est la priorité n°1 pour moi. » Vince Carter

via ESPN

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