Pascal Siakam : « Je ne sais pas ce que mon père en aurait pensé. Je me pose cette question chaque jour »

Pascal Siakam : « Je ne sais pas ce que mon père en aurait pensé. Je me pose cette question chaque jour »

Il y a quelques jours, on apprenait que Pascal Siakam et les Toronto Raptors s’étaient mis d’accord sur une prolongation de contrat de l’ailier de 130 millions sur quatre ans. Le deal pourrait monter à 156 millions s’il est MVP ou dans une All-NBA Team lors de la saison.

Un gros chèque donc pour un joueur qui n’a au final réussi qu’une seule bonne saison depuis son arrivée en NBA (16,9 points, 6,9 rebonds et 3,1 passes décisives la saison dernière). En plus, les Raptors n’avaient pas forcément besoin de se presser puisque Siakam aurait été restricted free agent l’été prochain.

« C’est dur de prédire ce qu’il se passera pendant l’année. Vu ce qu’on a réussi l’année dernière et le rôle de Pascal dans cette équipe, son ascension jusqu’à devenir potentiellement une pièce maîtresse pour nous a été très importante. » Bobby Webster, GM des Raptors

Du côté de Siakam, on est évidemment très heureux de cette prolongation. C’est d’ailleurs le premier joueur a être sélectionné aussi loin dans la draft (27ème position en 2016) à signer une extension au maximum avant la fin de son contrat rookie.

« Depuis que je suis dans cette ligue, j’ai toujours dit à Masai Ujiri (président des Raptors, natif du Nigéria) que je voulais changer la manière dont les Africains étaient perçus en NBA. Il n’est pas question de juste courir, dunker et être un joueur qui apporte de l’énergie, je veux changer la génération qui va venir après moi. Je veux m’assurer que quand je vais sur le terrain, je sois la personne que les gens regardent, qu’on s’intéresse à mon histoire et qu’on en veuille plus. J’ai toujours pensé ça depuis que je suis là. Je comprends mon rôle, mais je veux plus, et j’ai eu plus. Je vais continuer dans cette voie, je vais travailler dur pour devenir le meilleur joueur possible. Cela permettra de changer l’état d’esprit de beaucoup de gamins en Afrique, qui ne pensent pas que de telles choses sont possibles. Ils peuvent regarder mon histoire, voir le travail que j’ai accompli et qu’il y a eu beaucoup de hauts et de bas. J’ai continué à croire en mes capacités et à travailler dur pour pouvoir être dans cette position. C’est une bénédiction et je n’ai rien de plus à dire. C’est super pour moi et ma famille. » Pascal Siakam.

En parlant de famille, Siakam a eu des pensées pour son père, décédé en 2014, fauché par une voiture.

« Je ne sais pas ce que mon père en aurait pensé. Je me pose cette question chaque jour. C’est ce que je me suis demandais ce matin dans ma voiture pour venir à la salle et signer mon contrat avant l’entraînement. J’étais plongé dans mes pensées, j’essayais d’imaginer une conversation avec lui, ce qu’il me dirait. C’est fou, c’est quelque chose de spécial d’y penser et je pense évidemment qu’il serait très fier de moi. Mais j’aimerais qu’il puisse me le dire en face. J’aimerais aussi lui dire que je suis fier de ce qu’il a accompli dans sa vie pour s’assurer que nous ayons une bonne vie. Il avait un bon boulot, il a éduqué un super enfant et qui lui ressemble en tant que personne. Il a travaillé dur et il a aimé tout le monde, il a montré de l’amour pour tout le monde et de la bonne façon. » Pascal Siakam.

Via Sports Net.

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