Le beau discours de Boris Diaw lors de la cérémonie de Tony Parker : « C’est là que j’ai su que Tony était entre de bonnes mains »

Le beau discours de Boris Diaw lors de la cérémonie de Tony Parker : « C’est là que j’ai su que Tony était entre de bonnes mains »

Boris Diaw était bien sûr présent lors de la cérémonie de retrait du maillot de Tony Parker et il a pris la parole pour évoquer son amitié avec Tony Parker et 3 dates importantes.

Le basket français c’est Tony, Tony est le basket français. On ne peut pas parler du basket français sans citer le nom de Tony Parker. Il a changé ça à jamais. Il y a eu le basket français avant Tony et le basket français après Tony. Il l’a porté à un tout autre niveau, donc merci pour ça. Il y a trois dates clés dont je veux parler dans le basket français avec Tony.

La première c’est 2000. C’était notre première compétition ensemble, notre première victoire. Nous avions 18 ans, c’était l’année avant qu’il soit drafté. Nous avons disputé le championnat européen junior en Croatie. Nous n’étions pas supposés gagner et nous n’étions pas favoris. Mais nous l’avons fait et tu nous as menés. À 18 ans tu avais déjà cette détermination et je pense que ça a tout lancé pour notre équipe nationale et les années qui sont venues après. Nous recherchions ce même sentiment de victoire que nous avions eu lors du titre de championnat d’Europe à 18 ans.  Ça a commencé là pour Tony avec l’équipe nationale.

La seconde date clé, et pour moi ça a été une révélation, ça a été 2005. La plupart d’entre vous ne savent pas, mais nous en France nous savons. Tony a commencé le championnat de façon catastrophique. Il a shooté à 1/12, 1/10, quelque chose que nous n’avions jamais vu, nous ne l’avions jamais vu comme ça. Nous nous demandions quand il allait rebondir. C’est là que j’ai réalisé et qu’il m’a dit à quel point cela était important pour lui quand nous l’encouragions. Pour moi c’était surprenant parce qu’il était déjà champion NBA. Et pour moi sa confiance était énorme, c’était Superman, j’avais le sentiment qu’il n’y avait pas besoin de l’encourager. Je n’ai jamais dit « allez Tony ! » parce que c’est lui qui disait ça aux autres. Il m’a dit que cela signifiait énormément. Ce jour j’ai réalisé que Tony Parker avait besoin de cette fraternité, mais il se nourrissait aussi de la confiance de ses coéquipiers. C’est de là que sa confiance en lui venait, cette fraternité.

Puis enfin l’autre date c’est 2013, lorsque nous avons remporté l’Eurbasket. C’était un super moment, le premier titre de l’histoire de la France. Tony nous a menés et il a montré cette détermination. À la mi-temps du match face à l’Espagne il a eu ce discours dur et puissant. Il a été dur avec tous les joueurs. Mais tout le monde savait que cela venait de sa détermination. Il voulait gagner ce match, Il voulait gagner un titre. Et il nous a rassemblé toute l’équipe autour de lui pour réussir ça. Merci Tony d’avoir fait ce discours et de nous avoir permis de remporter ce titre.

Sa détermination vient aussi des Spurs et de la famille Spurs. Bien sûr il a le soutien de sa famille et il y aussi la famille du basket. Voici une petite histoire. Elle remonte à avant que j’arrive en NBA. Tony venait d’être drafté et il m’a invité à passer Noël avec lui. Je suis allé à San Antonio et il m’a dit ‘À Noël nous allons chez Pop.’ Je me suis dit ‘Oh, Pop, le coach ? Nous pouvons faire ça ? Nous pouvons passer Noël chez le coach. Ok, pourquoi pas, allons-y.’ Donc j’y suis allé avec ma famille et lui aussi. C’est incroyable de voir ça : le jeune gamin venant de France et il y a ce cadre familial. Donc nous sommes tous allés à la maison de Pop, et en passant, j’étais très jaloux de sa cave à vin. J’ai donc vu cet environnement familial et je me suis dit : ‘Super, il est entre de bonnes mains, ils prennent soin de loin.’ Puis durant le dîner Tony a disparu et Pop aussi. Je suis allé voir où ils étaient passés et j’ai fouillé un peu. Puis je suis tombé sur Pop en train de faire une séance vidéo avec Tony sur le match de la veille ! Je me suis : C’est Noël. Et Pop, criait après Tony : ‘tu as manqué ce shoot, tu as perdu le ballon, tu ne peux pas faire ça.’ J’étais là ‘wow.’ Donc dans la même soirée vous pouviez avoir ce cadre familial, l’amour et dans le même temps il se souciait de faire de Tony un meilleur joueur lors de Noël. C’est là que j’ai su que Tony était entre de bonnes mains et que sa carrière allait être aussi bonne que ça. Merci beaucoup Tony, merci d’être un frère pour nous tous, pour tous tes coéquipiers, et merci beaucoup d’être un frère pour moi. Félicitations.

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