Voilà les Harden Rules; Erik Spoelstra : « Je n’ai jamais rien vu de tel »

Voilà les Harden Rules; Erik Spoelstra : « Je n’ai jamais rien vu de tel »

Pour chaque coach qui affronte les Houston Rockets, c’est un vrai casse-tête et tous se posent la même question : comment ralentir James Harden. Le barbu est une machine à scorer et depuis le début de saison il tourne à 37.7 points par rencontre.

« C’est à vous rendre fou de vous préparer face à cette équipe, à de nombreux égards. Il ont un gars qui peut scorer 40 points par rencontre. C’est très inhabituel, même s’il faisait quelque chose de similaire l’an passé. Il a encore élevé le niveau. » Rick Carlisle

Cette capacité à scorer à souhait, force les coachs adverses à user de stratégies extrêmes et de rivaliser d’ingéniosité.

« Je n’ai pas vu depuis que je suis en NBA autant de schémas défensifs différents pour un seul joueur. J’ai bossé avec un coach de premier plan qui est responsable à de nombreux égards des fameuses Jordan Rules, Ron Rothstein (assistant aux Pistons dans les années 80). Nous parlons tout le temps de ces règles, de ce quelles étaient et pourquoi elles ont été mises en place. Parce que Michael Jordan était simplement trop bon face aux schémas défensifs habituels. Il avait dû trouver quelque chose pour pouvoir l’affronter en playoffs. Ce n’était pas nécessairement un truc fait pour la saison régulière. C’était pour les playoffs, pour des séries en 7 matchs. Quand vous voyez la ligue faire ça avec James Harden lors de la saison régulière, je pense que c’est unique. » Spoelstra

Il y a maintenant des Harden Rules et la stratégie de plus en plus souvent employée et de faire prise en deux en tête de raquette pour le pousser à donner la gonfle et obliger ses coéquipiers à scorer.

« Personne n’avait jamais vraiment fait autant de prises à deux que cette saison. En gros la stratégie c’est ‘Voyons voir. Faisons prise à deux sur James et laissons Russell (Westbrook) totalement ouvert, alors même que c’est un MVP.’ Je ne sais pas. Je trouve ça assez risqué. Nous avons d’autres problèmes à résoudre. Je pense que James gère ça très bien. Lors des trois derniers matchs, ils l’ont trappé à chaque fois qu’il touchait le ballon. On en est presque à la philosophie : Tout le monde sauf James.' » Mike D’Antoni

« Il pose un problème qui n’a jamais vraiment été vu avant. Ce gars est tellement unique, et forcément vous allez voir des choses uniques en défense sur lui. » Rothstein

Les Rockets ont bien géré ça face au Heat de Miami, avec 34 points du barbu, qui a souvent tenté sa chance avant l’arrivée de la prise à deux ou face à la zone. Les Mavericks ont eux trappé Harden à 51 reprises dimanche. Les Clippers ont eux même envoyé deux des meilleurs défenseurs de la ligue pour le trapper en fin de rencontre : Kawhi Leonard et Paul George. Pat Beverley a lui été utilisé toute la soirée pour faire des prises à deux. Doc Rivers a même fait une zone 2-1-2 en sortie de temps mort.

« Je n’ai aucun souci avec le fait de faire ça, aucun. La défense en isolation (avec changement sur écran) que tout le monde utilise ne fonctionne pas. Parfois il faut choisir entre la peste et le choléra. Personnellement, je ne pense pas qu’on puisse donner une opportunité à James. Il faut le trapper parfois. Il faut parfois lui sauter à la gorge. Il faut parfois faire du 1-contre-1. Il est malin comme personne pour scorer. Il a tout vu, toutes les défenses. Il faut défendre sur lui avec tout ça. » Doc Rivers

« Il a vu toutes les défenses. Je n’ai jamais rien vu de tel, cette volonté d’essayer de le priver du ballon avec des trappes ou des prises à deux. Il trouve quand même le moyen de faire des choses historiques. Voilà à quel point c’est un génie. » Erik Spoelstra

Via Houston Chronicle

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