Igor Kokoskov sur la non-sélection de Luka Doncic par Phoenix : « Tout ce que je peux dire c’est que je dors sur mes deux oreilles »

Igor Kokoskov sur la non-sélection de Luka Doncic par Phoenix : « Tout ce que je peux dire c’est que je dors sur mes deux oreilles »

Au moment de la loterie pré-draft de 2018, quelques jours seulement après la nomination d’Igor Kokoskov, coach de Luka Doncic en équipe de Slovénie (avec qui il a été sacré champion d’Europe en 2017), en tant que nouveau head coach des Phoenix Suns beaucoup pensaient que la franchise de l’Arizona, héritière du 1er choix, allait se diriger vers le prodige du Real Madrid.

Pourtant c’est bien Deandre Ayton qui a été appelé en premier par Adam Silver le 21 juin 2018. Pourquoi avoir laissé passer Doncic ? C’est la question qu’a posé le site croate Index au désormais assistant des Sacramento Kings :

« Malheureusement, je ne peux pas répondre à cette question en raison du code de déontologie. Mais puisque vous m’avez demandé, tout ce que je vais dire c’est que je dors sur mes deux oreilles, très paisiblement.

Jusqu’à il y a peu, on parlait de Luka comme d’un joueur prometteur, aujourd’hui on pale de lui comme l’un des meilleurs joueurs NBA. Le basket qu’il joue à 20 ans fait de lui l’un des joueurs les plus dominants de la ligue à l’heure actuelle, et la vitesse à laquelle cela s’est fait est tout particulièrement fascinante. Il n’est plus question de parler de potentiel aujourd’hui, il a dépassé ça. Son jeu est hypnotisant. Il est tout aussi dangereux pour ses adversaires qu’il rend ses coéquipiers meilleurs qu’ils ne le sont réellement. À l’heure actuelle, il est peut-être le joueur le plus polyvalent de la planète. » Igor Kokoskov

Moins d’un an après sa prise de fonctions à Phoenix, Kokoskov (champion NBA avec Detroit – où il a été assistant de 2003 à 2008 – en 2004) a été viré le 22 avril 2019, avant d’accepter de devenir assistant de Luke Walton en Californie deux mois plus tard. L’a-t-il vécu comme un pas en arrière dans sa carrière ?

« Pas du tout. La place d’un coach est sur le terrain avec les joueurs. C’est la seule manière d’avancer et de progresser. Je n’ai pas de problème d’ego, tout ce que je veux c’est travailler et me perfectionner. Il n’y a pas eu de dilemme pour moi lorsqu’on m’a proposé ce job, à aucun moment.

[…] Il n’y a aucune discrimination envers les européens en NBA. En tout cas je n’en ai pas fait l’expérience. Les joueurs sont à la recherche d’information, que cela vienne d’un coach européen ou américain, c’est la même chose. La seule chose qui compte c’est que cela soit fait dans leur intérêt. Il y a eu des bons et des mauvais joueurs comme il y a des bons et des mauvais coachs. La langue n’a rien à voir là-dedans. Pourquoi cela n’a-t-il pas fonctionné avec les Suns ? C’est quelque chose qui demanderait un peu plus d’analyse. Nous avions beaucoup de jeunes joueurs, et nous n’avions pas vraiment de vrai playmaker. Aujourd’hui dans le basket moderne, il est impossible de jouer sans un top playmaker. Mais malgré tout ça je n’en garde aucun mauvais souvenir, c’est la vie, c’est le sport, passons à autre chose. » Igor Kokoskov

via Eurohoops

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