Sekou Doumbouya, la frustration a laissé place au plaisir de jouer : « Ce n’est pas moi, mais j’étais énervé »

Sekou Doumbouya, la frustration a laissé place au plaisir de jouer : « Ce n’est pas moi, mais j’étais énervé »

Le début de saison a été frustrant pour Sekou Doumbouya, victime d’une commotion cérébrale et rapidement envoyé en G-League au Grand Rapids Drive lorsque la saison de l’antichambre de la NBA a débuté. Il nous avait confié cette frustration et lors d’un de ces premiers matchs, où il ne jouait pas très bien, il a laissé sortir cette frustration et a été expulsé sur cette action.

« Ce n’est pas moi, mais j’étais énervé. » Sekou Doumbouya

Donta Hall et Lou King sont intervenus pour calmer un peu les choses

« Je le connais, je sais que parfois il part au quart de tour. Il ne va pas s’écraser. Il ne va pas vous laisser penser que vous êtes plus costaud que lui. C’est sa mentalité. Quand c’est arrivé moi et Lou (King) on a anticipé, c’est pour ça que Lou l’a retenu et a dit à ces gars d’y aller mollo. C’est quelque chose qu’il doit apprendre. » Hall

Sekou a passé les dernières semaines en majorité en G-League, et la frustration a laissé place au plaisir de jouer en attendant d’intégrer définitivement le groupe des Pistons.

« Je suis heureux à l’heure actuelle parce que je joue. J’ai du temps de jeu et cela fait du bien de jouer. » Sekou

« La G-League ce n’est pas une farce. Il y a des adultes qui ont été en NBA ou qui sont proches d’y aller. Il a conscience que la G-League c’est du vrai basket. Je ne pense pas qu’il savait ce que ça allait être avant de venir ici. » Tyndall

A l’époque son coach de G-League l’avait un peu bousculé pour qu’il sorte un peu de cette déprime.

« C’était bien parce que je l’ai fait devant le reste de l’équipe. Ce n’était pas pour le rabaisser ou le tacler, mais il devait comprendre qu’il y avait 10 autres gars dans cette pièce qui venaient travailler chaque jour, essayant de progresser et de s’améliorer. Non pas qu’il ne vienne pas bosser dur, mais ils étaient engagés et il y avait une ambiance positive et ils s’encourageaient, et il était un peu à l’écart. » Tyndall

Il multiplie les excellentes prestations, à l’image de celle de ce weekend face aux College Park Skyhawks où il a marqué 20 de ses 27 points en seconde mi-temps, à un joli 5/10 derrière l’arc.

« Il veut gagner, que ce soit à l’entraînement, lors d’un concours de tirs ou en match. Il veut gagner et il joue pour gagner. » Donnie Tyndall, coach du Drive

En 13 rencontres de G-League il affiche 17.2 points à 51.9% (40.9% à 3-points, 27/66), 5.4 rebonds et 1.2 passe par match 26.7 minutes de moyenne. Il montre des aperçus de ce dont il est capable et pourquoi les Pistons ont jeté leur dévolu sur lui lors de la draft.

« Nous n’avons personne comme lui dans l’équipe. Nous n’avons personne comme lui et il faut plus d’un ailier de 2m03, 2m06, athlétique et long. » Ed Stefansky, conseiller des Pistons

Puis il a eu ses premières minutes en NBA et a marqué ses premiers points. En 4 matchs NBA joués, il totalise 11 minutes et 6 points et 2 rebonds. Alors que Tyndall le félicitait d’avoir mis ses premiers points, Sekou l’a remercié

‘Je t’aime aussi coach. Merci.’ Ce gars venait juste de marquer ses premiers points en NBA et il me parlait du fait qu’il savait qu’il n’avait pas bien joué le match juste avant de partir (aux Pistons). » Tyndall

L’expérience est positive et l’attitude de Sekou confirme ce que les Pistons avaient vu en lui

« Il est coachable. Il te regarde dans les yeux quand il te parle. Il ne te prend pas de haut, il n’a pas un mauvais langage corporel. Cela lui arrive d’être déçu de ce qu’il a fait, il est dur avec lui. C’est un gamin qui est calme de nature donc c’est quelque chose dont tu ne te rends pas compte avant de le connaître, mais il se met de la pression pour jouer juste, pour faire les bonnes choses et pour bien jouer. » Tyndall

via Detroit Free Press

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