[Divergence d’opinion] Mike D’Antoni, génie incompris

[Divergence d’opinion] Mike D’Antoni, génie incompris

Mike D'Antoni

Lorsque Mike D’Antoni arrive aux Lakers en novembre dernier, il sait qu’il n’est pas le bienvenu. Les fans réclamaient Phil Jackson, mais la direction a préféré jeter son dévolu sur celui qui avait été élu coach de l’année en 2005. Choisir Mike D’Antoni, c’est bien plus que choisir un entraîneur. C’est choisir une philosophie de jeu, une vision du Basket-ball, et accepter de s’y conformer.

Dans chaque ville ou D’Antoni a promené sa moustache, il est resté fidèle à ses principes de jeu. Premièrement, le Basket est un sport collectif, et par conséquent la cohésion d’équipe prime sur l’individu. Deuxièmement, le Basket est un sport dans lequel la vitesse d’exécution et la circulation du ballon sont primordiales. Troisièmement, le Basket est un sport où celui qui gagne le match n’est pas celui qui encaisse le moins de points, mais celui qui en marque le plus.

Engager Mike D’Antoni, c’est assumer le fait que l’équipe devra se plier aux trois principes érigés ci-dessus. Alors effectivement, pour un effectif qui cumule 3 titres de MVP, 27 sélections all-star, 4 titres de défenseur de l’année, 2 titres de meilleur marqueur, 1 rookie de l’année, et un meilleur 6e homme, un coach qui fait primer le collectif sur l’individuel n’était pas forcément la meilleure idée. Effectivement, pour un effectif qui affiche une moyenne d’âge de 29 ans, un coach qui prône un jeu rapide n’était pas forcément la meilleure idée. Mais cela ne peut en rien être imputé à Mike D’Antoni.

En revanche, les Lakers faisaient face à un problème : le fait d’avoir en même temps sur le terrain plusieurs joueurs qui nécessitent le ballon pour s’exprimer, et qui apportent principalement à l’équipe par les points qu’ils marquent. Mike Brown pensait utiliser la Princeton Offense, qui implique une grande circulation de balle, et donc une répartition plus égalitaire du ballon, mais un tel système aurait privé l’équipe des qualités intrinsèques de ses joueurs, puisqu’il cherche avant tout à éviter le un-contre-un, disciplines dans lesquelles Bryant, Gasol et Howard excellent.

D’Antoni, s’il a toujours basé son jeu sur une circulation de balle rapide, a accepté le fait que de bons solistes pouvaient servir son système bien plus qu’ils ne le desservent. Si un joueur doit garder la balle et circuler en dribblant dans le camp adverse, au final la balle circule quand même. Si la défense est active sur les lignes de passes, avoir un joueur qui peut faire la différence en isolation permet de la resserrer pour mieux ressortir la balle. En revanche, D’Antoni faisait face à deux problèmes qu’il n’avait jamais su résoudre auparavant.

Tout d’abord, comment utiliser la paire Howard-Gasol ? Mike D avait été confronté à une situation similaire à New York, puisqu’avec Stoudemire et Anthony son effectif présentait deux joueurs ayant des champs d’action résolument identiques. S’il avait réussi à faire de la paire Randolph-Lee un des duos intérieurs les plus redoutés de la ligue, c’était avant tout parce que les deux joueurs avaient deux profils différents en attaque : jeu au poste pour Z-Bo, départ à mi-distance pour Lee. Melo et STAT jouent eux tous les deux à mi-distance pour shooter ou attaquer le cercle, et principalement en isolation, tout comme Gasol et Howard jouent tous deux au poste.

Mike D’Antoni n’a pas trouvé de solution au problème Melo-Stoudemire, et son successeur, qu’on annonce pourtant candidat au titre de meilleur coach, non plus. Tout juste a-t-il eu la chance de se voir amputer d’un des deux membres du duo. Forcément, de tels échecs n’auguraient rien de bon quant à la complémentarité d’un couple Howard-Gasol. Mike D’Antoni a donc choisi une autre option : Gasol serait le leader du banc, là ou la variété de son jeu pourrait soutenir une second unit au rendement famélique. Mais l’Espagnol a refusé un tel rôle, il n’a pas voulu se mettre au service du collectif, alors que ses performances en sortie de banc étaient aussi convaincantes que bénéfiques à l’équipe. Peut-on blâmer le coach pour cet échec ? Assurément non, et à ce moment-là, il est bien normal de douter que les deux intérieurs pourraient un jour jouer ensemble.

Noah Graham/NBAE
Noah Graham/NBAE

Pas découragé pour autant, l’Italo-Américain a poursuivi dans son projet de pousser Pau Gasol à se réinventer pour le bien de l’équipe, et il a fini par trouver comment permettre d’une part à son joueur d’être au premier plan, et d’autre part à ce que celui-ci serve le collectif. En fait, D’Antoni a fait de Gasol son Boris Diaw aux Suns. Quand il est sur le terrain en même temps que Dwight Howard, Gasol est celui qui mène le jeu : il récupère la balle au poste, puis écarte sur les ailiers, ou la remet pour D12 sous le panier, voire même poste lui-même son défenseur, ou encore drive au panier pour finir son action. Depuis le 30 mars, Pau tourne à des moyennes de 17 points, 11 rebonds et 7 passes. D’Antoni a donc réussi son pari, à savoir faire de son pivot espagnol davantage un playmaker qu’une menace au poste, et par la même occasion est parvenu à faire cohabiter ses deux intérieurs.

Autre problème auquel Mike D a bien du faire face, c’est Kobe Bryant. Comment mettre en place un jeu ultra-collectif tout en permettant au meilleur joueur de son équipe, qui base son jeu sur le un-contre-un, d’évoluer dans de bonnes conditions ? Il avait clairement échoué avec Melo à New York, Bryant ne pouvait donc être qu’un échec ? Pourtant, si l’on fait les comptes à la fin de l’histoire, les Lakers sont la sixième attaque en termes de points marqués, et la huitième en termes d’efficacité. Dans le même temps, Kobe effectue sa première saison au-dessus des 46% au shoot depuis cinq ans, et la meilleure saison à la passe de sa carrière. Il n’avait également jamais tourné à plus de 27 points par match en prenant si peu de shoots.

Alors, qui est le principal artisan de ce succès ? Kobe, qui a su se sublimer, et pallier les lacunes de son coach pour porter ses Lakers jusqu’en Playoffs ? Faux. Face aux absences récurrentes de Nash et Gasol, D’Antoni a su responsabiliser Kobe pour en faire une sorte de LeBron James, comme en témoigne sa série à la passe à la fin du mois de janvier. Et la comparaison n’est absolument pas usurpée, tout simplement parce que D’Antoni a installé Kobe dans les systèmes qu’il utilisait avec Team USA.

Face à des défenses de zones, James recevait la balle tête de raquette, donc entre les deux lignes défensives, puis avait la possibilité de jouer côté fort avec son intérieur au poste bas, ou sur un faux 4 décalé dans le corner. Côté faible, le meneur qui vient de donner la balle à LBJ coupe vers le corner, tandis que le second ailier remonte pour offrir une solution de repli, ou une position de shoot ouvert. La majorité des passes décisives délivrées par Bryant cette année proviennent du même système, avec Howard à l’intérieur, Jamison ou Clark dans le rôle du 4 fuyant, et Nash et MWP dans la peau des shooteurs côté faible. C’est d’ailleurs cette position de playmaker tête de raquette qu’a endossé Gasol depuis la blessure de Kobe.

Ayant toute sa vie dessiné des systèmes de jeu basés sur l’écartement des défenses, mais dans lesquels un seul homme fait la différence (avant d’éventuelles extra-passes) D’Antoni a su trouver à Kobe Bryant un rôle bien plus riche que ceux auxquels l’avaient confiné Brown ou même Phil Jackson. Cette année, Kobe a peut-être pour la première fois de sa carrière trouvé l’équilibre entre le scoring et le playmaking. Pour enlever le mérite de cette évolution à Mike D’Antoni, il faut être soit aveugle, soir faire preuve d’une mauvaise foi maladive.

Ajoutons à ces deux difficultés stratégiques les blessures auxquelles a du faire face le coach à moustache, parfois contraint de débuter avec une raquette Robert Sacre – Earl Clark ; devant compter toute l’année sur un Dwight Howard incapable de prendre la position la faute à un dos et à une épaule douloureuse, tout en ayant clairement perdu en poids en et volume ; ayant perdu à nouveau Pau Gasol alors qu’il trouvait enfin la manière dont le faire jouer. Sans compter le fait que le jeu que Mike D a mis en place au cours de sa carrière a toujours impliqué énormément de tirs à trois points -parfois plus de 2000 à 40% de réussite- et qu’il a récupéré un effectif avec seulement trois shooteurs purs : Nash, Jamison et un Jodie Meeks à côté de ses pompes.

Si l’on en revient à la philosophie de jeu de Mike D’Antoni, elle correspond à un idéal du Basket. Un jeu offensif qui valoriserait les qualités de tous les joueurs par la volonté de chacun à tirer le maximum de son coéquipier, de mettre en valeur ses qualités. Un jeu où le hero ball serait proscrit, où les isolations ne serviraient qu’à créer de nouvelles brèches pour les autres joueurs. Un jeu qui n’est sans doute pas fait pour la NBA, puisqu’il se refuse à créer des héros et à flatter leur égo. Un jeu qui n’est sans doute pas fait pour l’Europe non plus, puisque la défense n’y est que secondaire. Mais quand on choisit Mike D’Antoni, on choisit une philosophie. Comme on le fait avec n’importe quel coach, même Phil Jackson a fait toute sa carrière en se basant sur le même système. Ceux qui réussissent à changer leur manière de faire jouer une équipe se comptent sur les doigts d’une main. En NBA, les deux coaches à l’avoir fait le plus récemment sont Pat Riley et Greg Popovich. Pas des manches, donc.

Depuis quelques années, beaucoup de coaches tentent de faire du Mike D’Antoni, mais sans succès. Mark Jackson, par exemple, est annoncé comme un candidat au coach de l’année, mais le jeu de ses Warriors est plus pauvre et moins structuré que celui des Lakers. Tout juste dispose-t-il de joueurs plus jeunes et de meilleurs shooteurs que son voisin californien. Donnez les Warriors à Mike D, ils finissent dans le top 3 à l’Est, et Stephen Curry est MVP. L’image est exagérée, mais pas si éloignée de la réalité. On dit souvent d’un joueur que s’il a été bon pendant un temps, c’est parce qu’il jouait sous D’Antoni. N’est-ce pas cela la marque d’un grand coach ?

En effet, partout où il est passé, il a réussi à imprimer sa marque D’Antoni, et à faire gagner ses équipes. Plusieurs championnats, coupes nationale et européenne avec Milan et Trévise. Plusieurs fois meilleur bilan de la ligue avec les Suns. Il avait remis les Knicks en Playoffs au cours du désastre Isiah Thomas avant qu’on ne lui retire tous ses meilleurs joueurs dans le but de signer LeBron James, le laissant finir la saison avec Chris Duhon à la mène, à qui il permettra d’être recordman des Knicks pour le plus grand nombre de passes dans un match.

Il a ensuite développé le meilleur jeu à l’Est avec Felton et Stoudemire, puis on lui a transféré quatre titulaires pour le contraindre à faire jouer Melo et Stat ensemble. Il a quand même atteint les Playoffs. On lui a donné des Lakers au fond du trou, il a pris le temps de leur enseigner son jeu si exigeant pour les mener à une 7e place alors inespérée, et développer un collectif efficace malgré de perpétuelles blessures. Il a dit au mois de janvier que la saison de son équipe allait tout juste débuter. N’ayant pu gérer la présaison, il est parti avec du retard, et c’est seulement après plusieurs mois que son équipe a pu assimiler le jeu qu’il voulait mettre en place. Mike D’Antoni sera à nouveau le coach des Lakers l’an prochain, et au vu de ce qu’il est parvenu à mettre en place dans l’urgence, une saison dont il aura dirigé le camp de présaison sera une réussite, Kobe ou pas Kobe.

Bien sur, son bilan n’est pas parfait. On lui reprochera la blessure de Bryant, mais il est injuste d’imputer la faute au seul coach. La décision de le faire jouer de nombreuses minutes a été prise en accord avec les préparateurs physiques, les médecins, et le joueur lui-même. Soit trois acteurs plus qualifiés que le coach pour statuer sur les conséquences physiques d’un temps de jeu rallongé pour le Black Mamba. Toujours est-il que Mike D’Antoni a qualifié les Lakers pour les Playoffs. Et pas à la dernière place. Il a fini la saison par un mois d’Avril à 7-1, avec des victoires contre 4 équipes qualifiées pour les Playoffs à l’Ouest ainsi que contre les Mavericks qui étaient à ce moment-là sur leurs talons. Un bilan qui lui a donc permis d’être coach du mois, et c’est loin d’être volé.

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7 Comments

  1. On ne peut pas blamer le coach de vouloir faire de Pau Gasol un 6ème homme?
    Sinon à NYC, sous Damntoni, Melo jouait encore 3 et Stoudemire 4, donc pas forcément la même forme de jeu.

    Pringles est un bon coach, même si j'aime trop la défense pour dire que ce serait un basket idéal, loin de là … c'est bien pour les highlights et tout le monde à kiffer les Suns de 2006 non?

    Dans le même genre de basket ou le fastbreak est le mot clé, on a droit aux Nuggets de cette saison, sauf que eux défendent comme des chiens tout le match …

  2. Je ne suis pas trop d'accord quand tu dis que c'est grâce à D'Antoni que Kobe et Gasol se sont enfin trouvés dans un rôle plus efficace. D'après toutes les déclarations de D'Antoni et de Kobe, quand celui-ci s'est mis à distribuer plus le jeu, il n'y avait pas de système. Ce sont les joueurs qui faisaient leurs sytèmes, D'Antoni l'a avoué et kobe et Gasol l'ont confirmé. Je reste persuadé (il doit bien y avoir une déclaration où il le dit) que l'évolution de Kobe c'est kobe lui-même qui en a décidé.

    Il est quasiment incapable de s'adapter. Il a mis toute la saison à comprendre qu'il pouvait faire jouer Howard et Gasol ensemble, sous la direction de Kobe Bryant qui a utilisé Gasol comme il le souhaitait. Tout ça contre l'avis du staff au début. Puis voyant que ça fonctionnait D'Antoni a donc changé l'utilisation de l'Espagnol et miracle ça marche.

    D'Antoni il n'était bon qu'à Phoenix pour moi dans un certain cadre et avec certains joueurs qui collaient parfaitement à son système. Je l'adorais à Phoenix et on peut dire que c'était génial mais à NY et LA pour l'instant ça n'a rien de génial

    ON verra face aux Spurs et Pop ce que ça donne. Parce que là Pop c'est ce qui se fait de mieux pour moi.

  3. Wow, téméraire cet article :)

    Je pense quand même que dès son arrivé, il a pris Gasol pour tête de turc, et tout le monde dans les médias à suivit, genre il est plus aussi bon qu'avant, il est soft, mieux vaut Earl Clarke, etc.

    Une fois qu'il a lâché l'affaire en fin de saison, qu'il a compris la situation et que ce sont les joueurs qui ont repris le controle, comme par hasard on retrouve un Pau Gasol des grands jours.

  4. Moi je suis mitigé à propos de D'Antoni.
    D'abord comme fan des suns, il y a de très bons souvenirs mais un manque cruel de titres, donc souvenir mitigé.
    Pour Gasol je sais pas, de nombreux articles mettaient en avant le fait que Gasol gênait plus qu'autre chose. Le mettre en second unit c'est un calcul intéressant mais aussi un aveux d'échec. Aujourd'hui Gasol pose plus de problème, la solution existait.
    Pour Kobe, je pense que c'est avant tout une remise en question personnel.
    D'Antoni a cependant des circonstances atténuantes, récupérer une grosse cylindré en perdition, au beau milieu de la saison, pourrie par les blessures… Avec un Steve Nash pas trop blessé et plus fringant, je me demande ce qu'il aurait pu faire.

  5. Euuh… je sais qu'on est en avril mais c'est le 1er normalement les blagues XD

    Nan sinon plus sérieusement je pense que D'Antoni n'a pas été aidé par l'équipe toute nouvelle, les blessures de chacun par ci par la.
    Mais je pense que le mérite lui revienne ni d'ailleurs à kobe qui serait le héros qui a tout changé etc…
    Je pense juste que quand il a vu que Gasol en tête de raquette qui fixe la défense et balance des alley-oop à Dwight à gogo (exemple: Portland) , il s'est dit que deux intérieurs c'était pas plus mal.

  6. Très bon article, la vérité enfin rétablie, ça fait du bien !

  7. @Blocko

    Etant donné la faiblesse du banc des Lakers, et la force de leurs titulaires, utiliser Gasol en tant que leader de la 2d unit est plutôt une bonne idée. Il n'est en rien essentiel au 5 majeur alors qu'il peut apporter énormément en sortie de banc, de par sa polyvalence et sa capacité à être décisif sur chaque action. Après, je conçois que pour un joueur de son importance, la pilule ait du mal à passer, et que de ce fait l'équilibre de l'équipe s'en retrouve pertubé. D'Antoni a finalement réussi à concilier ces différents aspects, bien que Gasol ait été blessé la majorité du temps, ce qui n'a pas facilité son intégration. Ajoutons à ça un contexte d'urgence et une obligation de résultats immédiat, je ne suis pas certain qu'un autre coach ait pu trouver plus rapidement comment utiliser l'Espagnol.

    Pour ce qui est de la défense, les Nuggets ont passé un cap cette année avec l'ajout d'Iguodala, mais sinon ça reste plus ou moins du même accabit que les Lakers, à la différence près que les Nugs ont davantage de bons défenseurs, chose qui fait cruellement défaut à la franchise californienne.

    @Christophe

    Le fait est que D'Antoni est un coach qui a toujours laissé énormément de libertés à ses joueurs. Une fois le cadre de jeu établi et assimilé par son équipe, c'est aux joueurs de s'en servir comme bon leur semble. Avec un playmaker génial (Nash) c'est bingo à tous les coups, en revanche avec un scoreur comme Kobe en tant que première option, c'est plus dur à mettre en place. Effectivement, les Lakers ont pu jouer librement, mais dans les limites du système de jeu établi, comme je l'explique dans le paragraphe sur Kobe.

    Je reste néanmoins persuadé que si Mike D avait pu diriger les camps de présaison, le cadre de jeu aurait été établi bien plus tôt et cette équipe aurait pu être la machine à tuer qu'on nous a vendu l'automne dernier. Les résultats de ce mois d'Avril me confortent dans cette idée.

    @Guillaume

    Ballz of steel.

    Effectivement, Gasol n'était sans doute pas le joueur que D'Antoni voulait. Stillballin avait d'ailleurs écrit un très bon article à ce sujet en février : http://unlimitednba.blogspot.fr/2013/02/mike-dant

    C'est pour cela il l'a poussé à se réinventer pour en faire un passeur plutôt qu'un scoreur, mais je reconnais qu'il a mis énormément de temps à trouver la clé. La faute de Gasol ou de D'Antoni? Je ne sais pas. Le coach lui avait donné ce rôle quand il sortait du banc et ça tournait bien. En tant que titulaire, ça marche aussi, il aura fallu du temps pour mettre ça en place.

    @Markasun

    Chez les Suns, il n'y a pas eu de titre, mais putain qu'est ce que ça jouait bien. Les Suns de D'Antoni, c'est les Pays-Bas de Cruijff : ce sont eux qui jouent le mieux, tout le monde les aime, mais ils ne gagnent jamais à la fin. Pourtant, au final la victoire devient accessoire tant ils ont gagné dans le jeu. Arriver à développer un si beau Basket est une victoire en soi, et même à mon avis une finalité.

    @TheBigSmooth

    Clairement, le contexte ne l'a pas aidé. Il a bossé toute l'année dans l'urgence alors que son jeu demande une mise en place longue et réfléchie, il a fait face à d'innombrables blessures. J'ai hâte de voir ce que ça donnera l'an prochain avec un training camp digne de ce nom, et peut-être quelques shooteurs supplémentaires. Même sans Kobe ils peuvent viser très haut.

    @NBAers

    Merci mec, c'est pas marrant d'être l'avocat du diable, mais il faut bien que quelqu'un fasse le taf.

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