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Preview Playoffs : Oklahoma City Thunder (1) – Houston Rockets (8)

Scott Halleran/Getty Images

Pouvait-on imaginer un meilleur scénario ? Probablement pas. Nous aurons donc droit à des retrouvailles entre Oklahoma City et les Houston Rockets, mais surtout les retrouvailles entre James Harden et la franchise d’OKC qui l’a échangé il y a quelques mois de ça dans des conditions assez discutables. Il y a un an, Harden sortait du banc pour être le leader de la second unit du Thunder, et aujourd’hui le voilà patron d’une jeune franchise et va pouvoir se mesurer à ses anciens petits camarades. On a déjà hâte.

Effectif et fond de jeu

Layne Murdoch Jr./Getty Images

Dans l’Oklahoma, on rêve de retourner en Finale, mais le chemin est encore long pour faire au moins aussi bien que la saison passée. Ironiquement donc, on leur a reproché cette saison de manquer un James Harden en sortie de banc, qu’ils vont rencontrer dès le retour des playoffs. A part le barbu, les autres jeunes talents sont évidement toujours là, et le fond de commerce de Scott Books n’a pas vraiment changé : beaucoup de jeu en un contre un. Il faut dire qu’il y a les talents qui le permettent, puisque Kevin Durant comme Russell Westbrook aiment se créer eux-mêmes leurs propres tirs, en pénétration ou dans le périmètre.

La seule chose qui a un peu changé, c’est le jeu de la second unit : sans Harden pour être le playmaker en sortie de banc, OKC doit faire avec un Kevin Martin beaucoup plus dans un rôle de shooteur, en catch & shoot, en sortie d’écran, mais certainement pas en tant que créateur. A part ça, on a également eu droit à l’explosion d’un Reggie Jackson, qui a mis Eric Maynor à la porte, en tant que mini Russell Westbrook (athlétique, adore pénétrer, se créer un peu d’espace pour dégainer, plus participer au scoring qu’à la distribution). Thabo Sefolosha assure toujours dans son rôle de chien de garde capable de shooter à longue distance, Serge Ibaka protège aussi bien la raquette même si à coté de lui Kendrick Perkins déçoit un peu au vue du montant de son contrat. Mais en sortie de banc, Nick Collison fait office de très bon facilitateur, avec un très bon sens de la passe et qui se sacrifie soir après soir pour faire le sale boulot. La direction a même réussi à dénicher quelques role players comme Derek Fisher, Hasheem Thabeet, ou Ronnie Brewer, tous capables d’apporter une petite touche de ce qu’ils savent faire sur quelques minutes.

Garrett W. Ellwood/Getty Images

A Houston, on n’est pas passé loin d’une saison catastrophique. On peut même dire que c’est l’adversaire en playoffs, le Thunder, qui a sauvé la saison, en leur offrant sur un plateau un James Harden dont ils ne voulaient plus. Avant ce trade miracle à quelques jours de l’ouverture de la saison, Houston ressemblait étrangement à un ensemble de role players plus ou moins bon, inexpérimentés, et promis à une très mauvaise saison. Mais avec un leader comme James Harden au milieu de tout ça, les Rockets ressemblent à quelque chose, et ont même assuré le spectacle cette saison.

La mentalité de Kevin McHale avec ce groupe très jeune : courir, sauter, marquer. Ce n’est pas le Run & Gun de D’Antoni, mais c’est une mentalité on ne peut plus offensive également, qui convient parfaitement avec les éléments à dispositions. Beaucoup de trois points, on multiplie les possessions, on essayer de scorer plus de points que l’adversaire, plutôt que d’en encaisser moins. Derrière un James Harden qui a évidement enfilé le costume de go to guy, on retrouve des Jeremy Lin, Chandler Parsons, Carlos Delfino dans le périmètre, un Omer Asik qui a surpris son monde en s’imposant comme une vraie machine à rebond, le surprenant Greg Smith, ou les rookies Thomas Robinson et Terrence Jones. Beaucoup de rebonds, beaucoup de tirs longue distance, les paniers qui pleuvent, les Rockets miseront sans doute en playoffs sur l’attaque, de la même façon qu’il l’ont fait toute la saison.

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Les clés de la série pour le Thunder

Layne Murdoch/Getty Images

– Jouer en pénétration : Pour faire simple, c’est la grande force d’OKC, et la grande faiblesse des Rockets, donc ce serait bête de s’en priver. Avec principalement Kevin Durant et Russell Westbrook, le Thunder possède deux des meilleurs dynamiteurs de défense de toute la ligue, capable d’aller conclure au cercle, sur lay up spectaculaire comme sur un gros tomar des familles. En face, Omer Asik est un bon pivot défensif, mais est trop seul pour pouvoir contenir l’hémorragie. Imposer un challenge physique, aller bousculer la raquette et même forcer les Rockets à commettre trop de fautes, voilà sans doute une bonne recette pour OKC dans le but de la qualification. D’autant plus quand on est la meilleure équipe de la ligue en terme de lancers francs tentés, réussis, et de pourcentage de réussite dans cet exercice

– Beaucoup de mouvements dans le périmètre : OKC n’est pas connue comme une équipe particulièrement impressionnante à trois points, mais ferait peut-être bien de s’attarder sur la question. En effet, Houston est également une des pires équipes de NBA en ce qui concerne la défense du tir longue distance, et ça s’explique tout simplement par l’absence de défenseurs de talent à l’extérieur, mais aussi par le fait qu’ils sont encore très jeunes et ne jouent pas ensemble depuis très longtemps. Beaucoup de mouvements des artilleurs dans le périmètre feront sans doute perdre pied la plus part du temps une défense qui manque énormément de rigueur, et ainsi obtenir de bonnes ouvertures. Sans compter que cela permettrait de trouve un bon équilibre avec le jeu en pénétration.

– Le facteur X : Russell Westbrook. Encore et toujours, celui qui pourra être le plus influent sur le résultat de la série, ce sera Westbrook. Le meneur de jeu du Thunder n’est pas réputé pour ses qualités de gestionnaire, et force clairement beaucoup trop les choses par moment (Houston en avait d’ailleurs profité en saison régulière). C’est le refrain habituel, un Westrbook qui tente de tout faire tout seul peut se révéler un vrai poison pour OKC, et une aubaine que les Rockets saisiront sans hésiter.

Les clés de la série pour Houston

Bill Baptist/Getty Images

– Limiter les turnovers : Péché de jeunesse, et style de jeu très offensif, les Rockets perdent en contrepartie énormément de ballons, et sont d’ailleurs la pire équipe de la ligue dans ce domaine. Et contre le Thunder ça ne pardonnera certainement pas, quand on connait leur explosivité en contre-attaque et leur efficacité à concrétiser des balles perdues et points faciles. Déjà que Houston part avec moins de talents en valeur absolue, et beaucoup moins de certitudes défensives, ils n’ont pas besoin d’offrir sur un plateau ce genre de paniers à OKC. Contre n’importe qui d’autre, cela aurait peut-être été une bonne stratégie de vouloir jouer up tempo, mais OKC est capable de répondre et même d’être meilleur que les Rockets dans ce registre de jeu.

– Le rebond : Il sera intéressant de voir qui des deux équipes va remporter la bataille du rebond. Le Thunder pratique une défense qui (à l’image de Pacers) autorise beaucoup de tirs pour l’adversaire mais lui inflige aussi dans le même temps un pourcentage de réussite très bas. A Houston de savoir aller chercher ces rebonds, pour obtenir des secondes chances, eux qui aiment accumuler les points et battre leur adversaire sur la capacité à scorer. Le hic, c’est que OKC est une des toutes meilleures équipes de NBA au rebond offensif, mais sont en revanche beaucoup moins performants de l’autre coté du terrain, au rebond offensif. Sans doute que dans ce type d’affrontement, celui qui gagnera cette bataille du rebond sera la plus enclin à se qualifier pour le tour suivant, et Houston a plus à gagner qu’à perdre à aller chercher ces rebonds.

– Le facteur X : James Harden. Plus que le facteur X, avoir un grand James Harden est une condition sin equa non, ne serait-ce que pour espérer survivre dans cette série. Après avoir prouvé pendant quelques mois qu’il avait les épaules assez large pour porter une franchise en saison régulière, il va falloir passer le pallier encore plus dur, celui de porter une équipe vers du succès en playoffs. Le problème, c’est que OKC possède de bons défenseurs, et que Scott Brooks saura pertinemment qui sera l’homme à surveiller. Autant dire que la tâche de Harden s’annonçait déjà des plus compliquées, mais s’il parvient à se montrer au niveau, nul doute que l’arrière aura encore pris du grade dans dans la hiérarchie des meilleurs joueurs de NBA.

Les Match up à suivre

Layne Murdoch/Getty Images

– James Harden vs Kevin Durant & Thabo Sefolosha : Scott Brooks va avoir un choix assez important à faire, qui placer sur James Harden en défense ? Le premier choix, c’est évidement Thabo Sefolosha, meilleur défenseur sur l’homme de l’effectif, assez mobile et costaud pour aller embêter son ancien coéquipier. Le seul hic, c’est que Harden va sans doute jouer pendant 40-45 minutes pour les Rockets, là où Brooks fait rarement jouer le suisse 30 minutes par match, de quoi donc peut-être perturber sa rotation d’effectif et affecter directement des Kevin Martin ou Reggie Jackson si le coach du Thunder voulait maintenir Thabo sur le terrain. Ou alors donc, laisser Harden sans Sefolosha sur le dos pendant des plus ou moins longues séquences. Quant au duel entre Harden et Durant, c’est tout simplement à qui pourra porter sa franchise le plus haut possible. Les deux anciens potes ne sont néanmoins pas dans la même situation, et KD n’a pas forcément besoin de jouer un match parfait pour voir le Thunder gagner, là où la forme du barbu est intimement liée aux chances des Rockets.

– Omer Asik vs Serge Ibaka & Kendrick Perkins : On parlait précédemment de la bataille du rebond, et si OKC pourra compter sur des intérieurs en nombre pour remporter cette bataille, Omer Asik va se sentir un peu seul à Houston. Il y a aura bien sûr des Terrence Jones ou Thomas Robinson, mais ça semble un peu léger face à l’expérience des Ibaka, Perkins, mais aussi Collison, jamais le dernier pour se battre sous les paniers. Néanmoins, on a déjà vu le turc réaliser de superbes performances, et dans l’espoir de faire au moins jeu égal avec le Thunder, Asik devra se sublimer comme il a su le faire par le passé, et pourquoi pas même aller chercher des lignes de stats à 15-20 rebonds, voir plus. Idem pour la protection du cercle, Asik sera bien seul là où le Thunder pourra compter sur le double meilleur contreur de NBA, et deux intérieurs qui ont du métier.

– Russell Westbrook vs Jeremy Lin : Ca sera sans doute là que OKC devra insister pour espérer plier l’affaire le plus vite possible. Clairement, même si Jeremy Lin demeure un meneur tout à fait correct dans ce système de jeu, il rend à Westbrook quelques centimètres et quelques kilos qui pourraient être cruciaux. D’autant que Westbrook adore aller titiller son vis-à-vis, en pénétration et en tentant d’aller conclure directement au cercle. S’il parvient à se contrôler, à limiter ses pertes de balles, et à remporter ce duel sur Jeremy Lin, Westbrook pourrait faire pencher la balance bien vite pour la tête de série à l’Ouest.

Bilan

Plus que pour l’affrontement de deux équipes spectaculaires et habituées à nous faire des gros scores, c’est surtout les retrouvailles tant attendues entre OKC et son ancien fils prodigue qui font qu’on a hâte de voir ces deux écuries en découdre. D’autant plus que James Harden a déjà pris feu cette année contre son ancienne équipe, et si le challenge est plus grand sur toute une série, c’est une rencontre qui historiquement restera dans les mémoires. A quel point elle sera disputée indiquera quelle importance historique elle peut prendre, de simples retrouvailles écourtées ou une vraie bataille épique.

Même s’il venaient à se faire éliminer, on ne pourra faire autrement que de juger cette première saison comme une réussite, surtout quand on se souvient à quel avenir était promis la franchise avant l’arrivée du barbu. Pour Oklahoma, l’objectif est évidement de passer ce premier tour le plus rapidement possible, pour vite se concentrer sur les Clippers ou Memphis qui les attendront au tour suivant. Tête de série de cette conférence Ouest, le Thunder part évidement avec une longueur d’avance, mais sait-on jamais. Des Rockets qui se subliment, emmenés par un James Harden qui marche sur l’eau, ce n’est pas à exclure. Et c’est pour ça qu’on aime les playoffs.

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Le programme de la série

Game 1 – Lundi 22 avril, Houston @ Oklahoma City, 3h30
Game 2 – Jeudi 25 avril, Houston @ Oklahoma City, 1h
Game 3 – Dimanche 28 avril, Oklahoma City @ Houston, 3h30
Game 4 – Lundi 29 avril, Oklahoma City @ Houston, à déterminer
Game 5 * Mercredi 1er mai, Houston @ Oklahoma City, à déterminer
Game 6 * Vendredi 3 mai, Oklahoma City @ Houston, à déterminer
Game 7 * Dimanche 5 mai, Houston @ Oklahoma City, à déterminer

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