[5 Keys] France vs Allemagne – EuroBasket
La France a perdu face à l’Allemagne ce soir, et même si comme des milliers d’entre vous j’ai vécu ce match comme une torture, j’ai toujours du mal à écrire le score de cette défaite … 74-80. Face à une équipe qui a tout donné sur le terrain (des paniers fous, des coups de coudes avec la variante aussi du genou), nos Bleus n’ont su imposer le rythme de la rencontre et ont souffert durant 40 minutes sous les coups de génie et de guts des compatriotes de Dirk Nowitzki. Voici les 5 clés (positives et négatives) de cette déroute qui au final est une bonne piqure de rappel.
1- Il faut gagner le rebond
On ne cesse de se répéter, mais sans victoire dans la bataille du rebond, il devient difficile de gagner des matchs. Si on parle souvent de nos problèmes de « taille » au poste 5, il faudrait prendre conscience que le rebond est une affaire collective. Ne demandons pas à Alexis Ajinca, Johan Petro & Joffrey Lauvergne de prendre tout ce qui se passe autour du cercle, la protection de son cercle se travaille à 5 joueurs … point. Ce soir, 30% des rebonds qui concernait notre « rim » sont tombés dans les mains des Allemands, contre 14.8% de l’autre côté du terrain.
2- L’Activité de Lauvergne
Au pays des pivots qui ont des bonnes mains, Alexis Ajinca et Johan Petro sont des princes, mais dans un Championnat d’Europe, rien ne se réalise dans la dentelle, et l’activité dont a fait preuve Joffrey Lauvergne « in the paint » durant ses 15 mins de jeu est une arme essentielle pour notre Team France. L’intérieur du Partizan de Belgrade doit débuter les matchs, comme il l’a fait face à l’Espagne en préparation. Il est dit que lors d’un EuroBasket, tout débute à l’intérieur, alors comment allez-vous demander au pivot de Strasbourg d’encaisser des coups aussi vicieux et de faire le ménage sous son cercle ? Lauvergne doit sauter à l’entre deux des Bleus et Ajinca rentrer plus tard pour faire ce qui sait faire le mieux.
3- L’Importance d’Heurtel & Diot
Alors que la France fut à la peine (pour ne pas dire à la ramasse) durant le premier et le troisième quart temps, Vincent Collet a pu compter sur le bon travail de Thomas Heurtel & et d’Antoine Diot. Si le meneur de jeu de Vitoria n’est pas rentré en jeu après la pause, il a su avant cela, en 5 minutes, remettre la France sur les rails en gérant le tempo, organisant le jeu de son équipe … pour un avantage collectif de plus 6 pts alors sur le terrain (si vous me sortez qu’il n’a rien fait car il a 0 pt & 0 passe sur la box-score, je vais m’énerver).
De son côté, Diot a encore su démontrer son importance et prouver le choix judicieux de sa sélection. Meilleur défenseur du roster sur les joueurs de petits gabarits, il a su faire la différence lors de son entrée en jeu lors du troisième quart temps. A ce moment du match, les Bleus comptent huit points de retard, trois minutes plus tard, l’Allemagne encaisse un 7-0 (la meilleure attaque n’est-elle pas la défense ?), avant de voir la France repasser enfin devant au score sur un panier primé du meneur de jeu de Strasbourg. L’ancien parisien quitte le terrain alors qu’il reste moins de 6 minutes à jouer, avec une avance de de 2 points, soit un différentiel positif de 10 points en 9 petites minutes de jeu … pas mal non ?
4- La Stat : 59.6% de réussite pour l’Allemagne
L’Allemagne a marqué neuf paniers à trois points … nous aussi !! Il ne faut pas se focaliser sur la réussite derrière l’arc de la Mannschaft (quoi que 9/15 ça se respecte), mais bien sûr celle à deux points de celle-ci. Physiquement dominés par les Français, les joueurs de Frank Menz ont tout de même su trouver les solutions pour marquer près du cercle, que ce soit sur le drive, à mi-distance ou en offrant des caviars à Tibor Pleiss (11 pts à 5/5) … le coéquipier de Thomas Heurtel s’est régalé. Heiko Schaffartzik mène ses troupes à une réussite finale de 59.5% à deux points, que peu de monde attendait. Bravo, quelle leçon de basket !
5- La TP – Babac dépendance
Seuls membres des champions d’Europe Junior 2000 encore présents en A, Tony Parker et Boris Diaw sont les cadres de cette Équipe de France, sur et en dehors du terrain. Leurs coéquipiers les suivent limite les yeux fermés afin de leur permettre de décrocher ce titre européen tant recherché après avoir échoué trois fois si proche du but ultime (2003, 2005 & 2011). Ne nous mettons pas en sur-dépendance de ce duo de potes. Mais comment faire autrement ? On sait que Parker va mettre ses points et on en a besoin, tout le monde le sait, même le commentateur Latino qui a agrémenté mon match, car cela fait 10 ans que cela dure. Toutefois, étant donné le bricolage mis en place par Vincent Collet dans sa raquette, on va avoir besoin d’un Diaw du niveau qu’il proposait lors de l’Euro 2011. Il a manqué à la France des paniers proches du cercle de la part de nos intérieurs afin d’alterner notre jeu et de peser sur les big mens de coach Menz. On le sait, notre capitaine est capable de tout si bon lui semble, mais s’il désire autant ce trophée qu’on l’imagine, il va devoir forcer cette nature qui a fait tant couler d’encre depuis ses débuts pros à l’Élan Béarnais. On a senti nos cadres frustrés par l’arbitrage sur le parquet Ljubljana, mais n’est-ce pas le cas lors de chaque Euro ? Allez les gars, on compte sur vous !!
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Y'a eu un gros gros souci d'agressivité défensive mais aussi de placement, notamment sur les rotations. Sans notre défense qui est notre force après c'est compliqué.