Lucas tire les cartes – Central Division

Lucas tire les cartes – Central Division

LBJ Cards

Il est facile d’énoncer un avis sur la réussite d’une équipe. Il est plus dur d’avoir raison. Il est impossible d’en être sûr. Chaque preview, chaque pronostic n’a finalement pas plus de valeur qu’une pièce jetée en l’air, ou qu’une vision dans une boule de cristal. L’avis du plus pointu des insiders n’a pas plus de valeur que les prédictions d’une voyante qui tire les cartes dans sa roulotte. D’ailleurs, elles disent quoi les cartes?

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CENTRAL DIVISION

 

Chicago Bulls :

Novembre 2013, Derrick Rose n’a toujours pas effectué son retour. A l’échauffement du match contre les Bucks, et alors que le meneur vient de passer un dunk à 540°, Tom Thibodeau lui pose un ultimatum : soit il joue ce soir, soit il lui pète les deux genous à coups de barre de fer. “Je ne suis pas tout à fait prêt, je préfère attendre d’être à 100%” lui répond Rose en dunkant par dessus Joakim Noah qui était sur les épaules de Carlos Boozer. Thibodeau, hors de lui, brise les jambes de son meneur après avoir arraché les pieds d’une chaise.

L’opération est inévitable, Rose est amputé des deux jambes. On lui greffe alors une version améliorée des prothèses d’Oscar Pistorius, et il fait son retour le 25 décembre contre les Nets. D-Rose, armé de ses nouvelles jambes artificielles, saute à plus de 4m de haut et enchaîne les dunks dans le traffic, avant de finir avec 120 points à 60/60. NBA Jam reprend le contrôle du marché du jeu vidéo, étant désormais considéré bien plus proche de la réalité que NBA 2K14.

Milwaukee Bucks :

Les départs simultanés d’Ellis et de Jennings ont sonné le glas des chances de Playoffs des Bucks, mais également de la popularité de la franchise. Déjà peu appréciée du grand public, Milwaukee traverse la saison dans un anonymat total. Désireux de créer un peu de buzz autour de l’équipe, un des dirigeants propose de donner sa chance à Brittney Griner en NBA. Malheureusement, l’engouement est de courte durée puisqu’une fois passé l’effet de surprise, le public masculin délaisse rapidement Griner.

Le front office décide alors de frapper un grand coup, et afin d’être certain que les audiences des Bucks grimpent, Diana Taurasi, Elena Delle Donne, Penny Taylor et Candace Parker signent à leur tour. “Beauté du jeu, plaisir des yeux” annonce la campagne d’affichage de la franchise. Mais une nouvelle fois, l’effet est de courte durée. Les Bucks jouent leur va-tout en recrutant uniquement des mannequins pour les faire jouer topless, mais Adam Silver se décide à intervenir pour mettre fin à la mascarade, sous la pression des associations catholiques, féministes, et du Phoenix Mercury qui en a marre de se faire piquer ses joueuses.

Cleveland Cavaliers :

LeBron James l’a affirmé : il n’y aura pas de deuxième épisode de The Decision. C’est pourquoi il demande à être transféré à Cleveland dès le début de la saison. La direction des Cavs se trouve dépourvue face à ce coup de théâtre, et se retrouve contrainte de sonder ses joueurs pour savoir qui est prêt à partir à Miami pour faciliter le transfert du King. Les jeunes pousses de l’Ohio sont tiraillées entre l’envie de jouer avec le quadruple MVP, et celle de se barrer de Cleveland. Finalement, tous les joueurs décident de privilégier leur bien-être au quotidien et de quitter la ville, moyennant une réduction de salaire pour permettre le transfert.

LeBron est échangé contre la totalité de l’effectif des Cavs et se voit contraint de jouer les premiers matches tout seul en attendant que la franchise recrute. Il remporte 4 matches sur 6 en tournant à 98 points de moyenne mais il n’y a toujours aucun volontaire aller s’enterrer dans l’Ohio aux côtés du King. James, qui a plus d’un tour dans son sac, rappelle ses coéquipiers avec qui il avait atteint les Finales en 2007. Larry Hughes, Sasha Pavlovic et Donyell Marshall font ainsi leur grand retour en NBA. Malheureusement, Cleveland s’incline au premier tour face à l’équipe B de Miami, qui avec 35 joueurs sous contrat a obtenu de la part de la NBA l’autorisation de pouvoir engager deux équipes.

Detroit Pistons :

Le premier match de la saison est marqué par une fusillade au Palace d’Auburn Hills. La criminalité à Detroit devient un problème trop important pour que des rencontres sportives puissent y continuer, juge la mairie. Les joueurs des Pistons sont tous engagés de force dans la police municipale, et du fait de leurs imposants gabarits, se font facilement respecter dans la ville, sauf Brandon Jennings qui se fait racketter à chaque fois qu’il patrouille. Le nombre d’attaques à main armée décroît de jour en jour, jusqu’à complètement disparaître.

La saison des Pistons peut reprendre, mais lors du deuxième match, la salle est vide car les billets sont trop chers. La pauvreté à Detroit devient un problème trop important pour que des rencontres sportives puissent y continuer, juge la mairie. Les joueurs des Pistons sont tous engagés de force dans les usines automobiles, où ils excellent du fait de leur force physique, sauf Brandon Jennings qui n’arrive pas à porter la moindre pièce. La production automobile reprend à Detroit et la ville retrouve calme et prospérité. Sauf que la saison NBA est terminée et que les Pistons n’ont joué que deux matches. Les habitants enragent de cette énième saison loupée, et mettent la ville à feu et à sang, relançant par là-même la criminalité et la pauvreté dans à Detroit.

Indiana Pacers :

Les Pacers l’ont compris : ils auront beau parvenir en Finales de Conférence, le grand public ne les aimera pas pour autant. Le directeur marketing tente alors quelque chose de nouveau : plutôt que de vendre des maillots à manches comme les autres équipes, autant jouer à fond sur le côté bagarreur du groupe en place. Les Pacers se présentent donc au premier match de la saison avec des maillots marrons foncés qui imitent le torse de Tupac, le logo des Pacers étant recouvert par des chaînes en or factices. Adam Silver ne peut rien pour interdire ce design, mais parvient in extremis à trouver un point du règlement qui empêche l’équipe d’être rebaptisée “Indiana Thug Life”.

L’équipe remporte un franc succès auprès du milieu Hip-Hop de l’Indiana; en revanche, cela ne plaît pas à tout le monde, en particulier à Luis Scola qui est ridicule avec le nouveau maillot, mais également au public habituel du Bankers Life Fieldhouse, composé en majorité de fermiers blancs. Les ventes d’abonnements chutent, la nouvelle fanbase des Pacers étant soit trop pauvre pour acheter des tickets, soit en prison. Le directeur marketing de la franchise est licencié, et l’auteur de cette preview mis en demeure par la LICRA pour abus de clichés racistes dans le deuxième paragraphe.

Par Lucas (@SwitchtoLK)

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4 Comments

  1. Je me suis encore bien marré !!

    1. C'est clair, je ne sais pas d'ou lui viennent ses idées mais au moins on rigole bien!

  2. ENORME! Surtout Cleveland :)

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