Remplaçant aux 76ers : voyage au coeur du cauchemar

Remplaçant aux 76ers : voyage au coeur du cauchemar

Les joueurs des 76ers multiplient les allers-retours entre NBA et D-League, des conditions de travail odieuses qui ont retenu notre attention. Entre contrats de 10 jours et peur d’être coupés, nous avons tenu à regarder de plus près ce à quoi ressemblait le match de ces anonymes remplaçants de Philadelphie, et la façon dont la franchise recrute ces joueurs inconnus du grand public. Ils ne vous connaissent pas, et vous ne les connaissez pas non plus : de nos envoyés spéciaux au Wells Fargo Center pour Philadelphie-Phoenix, voici un saisissant voyage au coeur de ces contrats précaires.

La rencontre se débute sans encombre, un match a priori anodin entre le 8e à l’Ouest et le 13e à l’Est. Pourtant, du côté des Sixers, on semble s’affairer en coulisses. Les joueurs sur le banc -nous n’en connaissons aucun- ont l’air inquiets. Ils semblent aborder cette rencontre comme un combat pour leur vie.

Premier quart-temps :

Tony Wroten ne semble pas à l’aise avec son tir. Il est muté à la cantine du centre d’entraînement. Le cuisinier le remplace.

La tombola du Wells Fargo Center est remportée par Frank Roberts, un plombier de 46 ans. Il débutera la deuxième mi-temps à l’aile pour les 76ers.

Deuxième quart-temps :

Le speaker annonce la tenue de la grande loterie du club la semaine prochaine, elle aussi très attendue. Le gagnant sera signé pour le reste de la saison à la place d’Elliot Williams.

Lorenzo Brown se tord la cheville. Il est renvoyé en D-League et remplacé par un des vigiles de la salle.

Mi-temps :





Frank Roberts a convaincu à l’échauffement. Philadelphie coupe Hollis Thompson et le plombier prend sa place dans le roster. A l’intendance, on se dépêche de floquer un maillot.

Troisième quart-temps :

Déçu par le rendement de ses intérieurs, Brett Brown, le coach, demande au staff du Wells Fargo Center d’organiser une nouvelle tombola avant le quatrième quart. Refus de la part de l’organisation, il faudra trouver une autre solution.

Philadelphie revient dans le match. Leur pari de couper Arnett Moultrie pour pouvoir faire jouer un mec qui vendait des porte-clés devant la salle s’avère payant.

Quatrième quart-temps :

Phoenix reprend de l’avance. Les Sixers tentent le tout pour le tout : Dewayne Dedmon est échangé contre un second tour de draft, la femme de ménage du Wells Fargo Center prend sa place dans la raquette.

Quinze points de retard pour Philadelphie. Jamais à court d’idées, le GM Sam Hinkie envoie Lavoy Allen aux Cavs. Il est remplacé numériquement par Marion Bartoli.

Fin du match :

Les Sixers s’inclinent une nouvelle fois à domicile. Furieuse, la direction décide d’envoyer tout le roster en D-League jusqu’à la fin de la saison et de les remplacer par les Philadelphia Eagles, disponibles depuis leur élimination des Playoffs NFL.

A la lueur des évèvements ci-dessus. On comprend mieux pourquoi le roster de Philadelphie est en mutation permanente, et pourquoi aucun des noms qui composent le roster ne nous semblent familiers. Surtout, on comprend mieux pourquoi ils sont aussi mauvais.

 

Les informations proposées par Basket Désinfo n’engagent que l’imagination de leurs auteurs. Seul un fou ou un illuminé les prendrait pour argent comptant.

 

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