Chasse au MVP, épisode 9 : Awards time, part 1

Chasse au MVP, épisode 9 : Awards time, part 1

TP & TD
Reuters

Doucement mais sûrement, la fin de la saison régulière approche. Et qui dit marathon NBA quasi-terminé dit remise des bons points. Cette semaine, on attaque gentiment avec la All-NBA third team. Où l’on retrouve un vieux binôme que l’on connaît bien, un Slovène, un champion en titre et même un joueur des Bobcats…

– Le frenchy : 17.6 pts à 50%, 2.2 rbs, 6.1 pds pour 16.5 d’évaluation en 30 min

Rien de ouf pour TP cette saison. L’objectif principal a même été de préserver le meneur des Spurs après son été magique mais bien crevant (titre de champion d’Europe). Pop s’est donc permis de moins l’utiliser (30 min, plus faible temps de jeu depuis son année rookie) ce qui n’a pas nui au rendement du club texan (n°1 NBA). Parker a même semblé plus lent que d’habitude et son coup de rein légendaire a moins fait de victimes cette année que par le passé. Ses stats ne sont donc pas dingues, SA a montré qu’on pouvait se passer de lui (10v-2d sans TP)… Mais bon. Il est le leader de la meilleure équipe NBA. Et puis, il n’y a pas eu beaucoup mieux sur son poste en 2013/14 sachant que de nombreux meneurs stars ont eu des coups de moins bien, ou pire (Rose, Rondo, D.Williams, Westbrook…). Et, avant de dire qu’il vieillit (32 ans dans deux mois), qu’il est vraiment usé ou qu’il a moins d’impact sur sa team, on attend de le voir en Playoffs. Dans des vrais matches. Où l’on verra l’intérêt de l’avoir ménagé tout au long de cette saison.

  •  Match référence : 29 pts à 13/24 (dont 2/4 à 3 pts), 6 pds & la victoire face à Minnesota le 13 décembre.

 

– Le dragster slovène : 20.3 pts à 51% (dont 42% à 3 pts), 3.2 rbs, 6.0 pds, 1.4 ints pour 20.0 d’évaluation en 35 min

Le snobé. Il faut dire que Goran souffre de multiples pathologies : il joue pour un petit marché, dans une équipe qui ne gagnait plus depuis trois ans, sans joueurs identifiés par le grand public autour de lui et puis… il a dû reprendre le flambeau des mains d’un meneur futur Hall of Famer, genre de truc pas évident. Pourtant son mix premier pas de feu, qualités athlétiques de dingue pour un blanc bec et pourcentages très propres est sans équivalent dans la Ligue. Bref, remettre sur la carte Phoenix est déjà un premier exploit. Le faire avec un coach rookie en rajoute encore une couche. Maintenir un niveau de jeu correct, une bonne cohésion de groupe et rester dans la course aux Playoffs alors que sa recrue phare (Bledsoe) n’a pas joué de janvier à mi-mars, c’est vraiment fort, surtout quand on connaît la densité de la Conférence Ouest. Tout ça dans le sillage d’un grand Dragic : 26/6/9 et 31/5/10 contre Portland, 26/8 contre les Clippers, 28/7 à Indiana ou encore 40 pts face à New Orleans, record en carrière. Avec autant de succès à la clé. Autant dire que, si le garçon n’est pas passé loin de son premier ASG, il mérite bien sa place dans un 5 de l’année.

  • Match référence : 34 pts à 10/13 (dont 6/7 à 3 points), 10 pds & la victoire face à Golden State le 8 février.

 

– Le pote du Roi : 19.3 pts à 55%, 4.6 rbs, 4.9 pds, 1.5 ints pour 20.3 d’évaluation en 34 min

On nous présente régulièrement l’ancien maître du Heat comme un joueur cramé, qui a trop tiré sur la corde et dont le jeu tout en percussion, même s’il a ravi les fans, a surtout contribué à défoncer ses genoux. Certes. On nous a aussi dit que D-Wade, à plus de 32 ans aujourd’hui, devait adapter son jeu pour se préserver et améliorer son shoot pour garder son standing. Pas faux. Le garçon a répondu. Il présente aujourd’hui son meilleur pourcentage au tir en carrière et il lui arrive même d’apparaître encore dans la colonne highilghts par quelques Flashs… Spoelstra et son staff médical savent le mettre au frigo avant que ses articulations ne hurlent de douleur (19 matches manqués cette saison). Surtout, et même si c’est pas nouveau de cette année, D-Wade a su, pour le bien de son équipe, se mettre dans l’ombre du King et sortir de sa boîte quand son club a eu besoin de lui. Et puis, à la manière des Spurs, Wade sait gérer son effort durant le marathon d’une saison régulière et sait mettre deux, trois coups de collier histoire de marquer son territoire (29/4/7 contre les Clippers, 23/10/7 contre Chicago ou encore 32 points contre Indiana). Avant de hausser encore un peu plus le ton d’ici un mois.

  • Match référence : 24 pts à 11/17, 7 rbs, 10 pds, 3 ints & la victoire à Oklahoma City le 20 février.
Wade 2
Flickr / Keith Allison

– Le vieux propriétaire texan : 15.0 à 49%, 9.9 rbs, 3.0 pds, 1.9 ctrs pour 20.9 d’évaluation en 29 min

Il y a toujours eu et il y a toujours plus spectaculaire que Timmy. Aujourd’hui, il y a même des jeunes qui produisent beaucoup plus que lui. Anthony Davis, DeMarcus Cousins etc… ont beau pousser papy dans l’escalier, l’ancien ne lâche pas la rampe. A 38 ans dans pile poil un mois, Duncan nous a quand même fait des frayeurs. Comme lors du premier mois de compétition où il faisait alors allègrement son âge (11.3 pts à 39%, 7.0 rbs). Pas de quoi mettre ses Spurs en péril durant la saison régulière, mais l’organisation texane le sait bien : sans un TD à 100%, point de salut en postseason. Depuis, le grabataire a donné des signes plus qu’encourageants: 21/13 à Dallas, 24/17/4 à Memphis ou encore 31/11/5 à Washington. Aujourd’hui, il galère pas mal avec son shoot à mi-distance mais sa présence défensive assure une dissuasion intérieure que personne d’autre ne peut assumer à SA. Ça ne sera pas de trop en Playoffs. Un rendez-vous que le grand attend depuis un moment. Pour effacer le terrible souvenir des dernières Finals

  • Match référence : 23 pts à 10/15, 21 rbs & la victoire face à Atlanta le 2 décembre.

 

– Le héros d’une non-franchise : 21.4 pts à 50%, 10.4 rbs, 2.2 pds pour 23.9 d’évaluation en 34 min

Plus habitué aux restos route qu’aux trois étoiles de Robuchon, Jefferson est un collectionneur d’équipes de la loose : Boston de l’avant Pierce/Garnett/Allen, Minnesota de l’après KG, Utah de l’après D-Will/Boozer. Et puis, cette année, histoire de parfaire son Michelin du club moisi ou en cours de décrépitude, il décide de poser ses valises à Charlotte et de faire des Cats un prétendant aux Playoffs. Un challenge que lui seul pouvait relever (et qu’il est en train de réussir). Une sacrée perf’ pour une franchise raillée par toute la Ligue voire par toute la planète depuis sa création. Cette année et alors que la saison régulière n’est pas encore terminée, les Bobcats ont déjà gagné plus de matches que lors des deux dernières saisons cumulées (28 contre 34 cette année). Évidemment, Big Al a sa part de responsabilités dans le regain de forme d’une équipe au manque de talent offensif évident depuis tant d’années (n’oublions pas qu’Emeka Okafor, Gerald Wallace ou encore Gerald Henderson furent les leaders de cette franchise). Les fans des Chats Sauvages ont donc pu apprécier son jeu old school, propre, sans fioritures et quelques-uns de ses cartons, synonymes de victoires : 22/19/7 contre Toronto, 30/13/3 à Oakland, 32/12/7 à Detroit ou encore son 34/8/3 contre Indiana. Bref, grâce à lui, Charlotte n’est plus aux fraises.

  • Match référence : 40 pts à 18/32, 18 rbs, 4 pds, 3 ints & la victoire face aux Lakers le 31 janvier.
Big Al 2
Streeter Lecka / Getty Images North America

 

Ils se sont aussi fait remarquer, mais ça n’a pas suffi :

  • Anthony Davis : des stats imposantes comme ses sourcils. Sa saison aurait sûrement pris une dimension encore supérieure si Jrue ne s’était pas blessé rapido…
  • Carmelo Anthony : 62 pts et puis s’en va.
  • Dwight Howard : l’air de rien, D12 a transformé Houston en contender. Une belle perf’ pour un joueur qui ne voit pas souvent le cuir en attaque…
  • Dirk Nowitzki : il n’ira peut-être pas en postseason mais le grand blond revit. A bientôt 36 ans. Et supporte un mec comme Monta Ellis. Rien que pour ça, il mérite sa place ici.
  • John Wall : mieux entouré, moins débile, John va goûter aux joies des Playoffs pour la première fois. Un talent monstre qui devrait exploser dans les prochaines années, si tout se passe bien.
  • Kyle Lowry : l’homme de base de Toronto, c’est lui. Un mal-aimé qui a enfin trouvé sa place au Canada. Personne n’aura hâte de croiser sa dégaine de marmotte le printemps venu…
  • Paul Millsap : emmener Atlanta en Playoffs sans Horford, c’est beau. Paulo va réussir là où Melo a échoué, en somme…
  • Serge Ibaka : évidemment, quand on est dans l’ombre de Durant & Westbrook, ça aide pas pour faire monter sa cote. N’empêche, Serge est toujours une pointure en défense et ne rate plus grand-chose à mi-distance.
  • Damian Lillard : après un début de saison de feu, Lillard a plus de mal. La blessure d’Aldridge n’aide pas et c’est tout Portland qui galère.
  • Chris Bosh : propre, efficace, pro. C’est bien, c’est beau, c’est…

Par @Papadiplodocus

3 Comments

  1. Même si j'aurais aimé une mention pour Cousins :)

  2. Il est quand même mentionné dans la partie sur Duncan ! Après, à voir la saison prochaine pour DeMarcus, si le mec change un peu son attitude. Parce que le talent est là hein…

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