Focus sur la blessure « originale » de Serge Ibaka et la malchance du Thunder
Cela a fait le tour de la toile et tout le monde est désormais au courant : Sege Ibaka manquera la fin des playoffs, en raison d’une blessure au mollet gauche. Aujourd’hui, nous en savons un peu plus, et le moins que l’on puisse dire c’est que ce problème de santé est plutôt… original, tout en ayant des conséquences graves sur l’avenir du joueur.
Cette blessure liée au mollet, à la flexion de la cheville et à la voûte plantaire, au stade 2 de gravité, demande une longue période de rééducation au vu des risques importants de rechute. C’est une blessure que les spécialistes appellent communément le tennis-leg.
Voici une description de cette blessure par l’université de médecine de Nantes :
Le tennis-leg survient comme les autres accidents musculaires lors d’un démarrage brutal. La flexion de la cheville étire le triceps alors que survient une contraction brutale et prématurée du triceps. Les forces opposées entraînent le décollement du jumeau. »
Un des facteurs favorisant de cet accident est l’âge. En effet, il est rare de rencontrer ce type d’accident avant 40 ans. L’explication est sans doute la diminution des capacités d’étirement du jumeau interne avec l’âge. »
Cet accident survient le plus souvent sur des sports avec des démarrages brutaux (tennis, squash, badminton) mais peut se voir dans la vie courante lors d’un démarrage brutal pour courir. »
La reprise du sport est très variable, comme dans tous les accidents musculaires, en fonction de l’importance du tennis-leg et surtout en fonction de l’importance de l’hématome. »
La durée d’arrêt du sport est rarement inférieure à trois semaines et peut aller jusqu’à plusieurs mois quand l’hématome persiste. »
La reprise du sport se fait comme toujours après un arrêt sportif de façon très progressive sous peine de récidive ou de faire une autre pathologie (tendineuse par exemple). Dans les tennis-leg, il est possible de reprendre la natation et la vélo assez précocement. La reprise de la course à pied se fait lorsqu’il n’y a plus de douleur dans la vie quotidienne et lorsque les tests cliniques (étirement, contraction et palpation du mollet) sont normaux. »
Ce qu’il faut savoir également, est que ce muscle concerné par le tennis-leg est absent chez 15% de la population, qui arrive néanmoins à vivre normalement malgré ce fait étrange. En fonction du degré de gravité de la blessure, difficile à diagnostiquer pour le moment, les médecins pourraient décider au final, d’opérer Ibaka afin de le lui retirer. Le risque serait néanmoins fort car le joueur pourrait ainsi perdre une grande partie de ses capacités athlétiques.
Une blessure rare, qui n’arrive généralement que sur les sportifs de plus de quarante ans, et qui concerne un muscle que tout le monde n’a pas. Avouez-que le Thunder est plutôt malchanceux dans cette histoire, et ne parlons pas d’Ibaka… Surtout si l’ailier-fort ne retrouve jamais les qualités athlétiques énormes qui font la force de son jeu. Espérons pour tout le monde, qu’on n’en arrive pas là.