[Interview] Axel Toupane: « Cela faisait déjà un moment que les Raptors me suivaient »
Le 23 juillet dernier les Toronto Raptors ont officialisé la signature du Français Axel Toupane (23 ans, 1m98), non drafté, pour un contrat partiellement garanti (525 093$). Il va avoir une chance d’intégrer l’effectif des Canadiens puisque sur les 18 joueurs de l’effectif quatre ont un contrat partiellement garanti. Il devrait donc y avoir une lutte à quatre pour une place pour la saison. Nous avons justement contacté Axel pour lui poser quelques questions.
Est-ce qu’il y a eu d’autres contacts en NBA ?
Oui il y avait des contacts mais Toronto s’intéressait à moi depuis plus longtemps et c’était logique pour moi de signer avec eux. Ce qu’ils me proposaient c’était déjà bien et il y avait un véritable intérêt. Je n’avais donc aucun intérêt à aller voir une autre équipe.
Comment s’est passée la Summer League ?
Ca s’est plutôt bien passé. Ils m’avaient prévenu avant que je n’allais pas beaucoup jouer car cela faisait déjà un moment qu’ils me suivaient et qu’on discutait. Je n’avais pas signé avant la Summer League mais je savais que j’allais être au training camp et que j’allais passer l’été avec eux.Le deal a mis un peu de temps à se conclure et entre temps ils avaient pris d’autres joueurs, du coup j’ai failli ne pas y aller. Je suis parti rapidement là-bas donc ils m’avaient prévenu que je n’allais pas beaucoup jouer. Je le savais mais pour la Summer League il faut se tenir prêt quand ton nom est appelé. Il ne faut surtout pas se prendre la tête parce qu’il y a un million d’exemples et de situations en Summer league qui sont la preuve qu’il n’y a pas trop de règles et de logique. Il y a des joueurs qui jouent 10 minutes et qui sont signés, d’autres qui en jouent 30 et qui mettent 10 points par match et qui ne sont jamais signés. C’est une exposition et les gens en France ont du mal à comprendre parce qu’ils ne connaissent pas trop mais le côté statistiques – à part si tu mets 25 points par match – n’est pas trop important pour les GM. Eux préfèrent regarder le comportement, la façon dont tu joues et ce genre de choses.
J’y suis allé confiant. Toutefois il y a toujours des preuves à faire car tu n’as pas un contrat garanti. Je n’y suis pas allé la fleur au fusil mais je savais que je n’allais pas jouer 25-30 minutes. Sur mes 10 minutes de jeu, je jouais ma vie. Puis avant la Summer League on a fait un mini-camp de 3 ou 4 jours qui s’est également très bien passé.
Sur la possibilité d’intégrer l’effectif
A partir du moment où tu signes un contrat partiellement garanti tu as la possibilité d’intégrer l’effectif. Mais l’été est encore long. Après la Summer League on est allé directement à Vancouver. Il y avait les rookies qu’ils ont drafté, les deux Brésiliens sous contrat (Bruno Caboclo et Lucas Nogueira) et les deux postes 4 (Ronald Roberts et Michale Kyser) qui sont dans la même situation que moi. On s’est entraîné là-bas pendant 15 jours et je suis rentré en France depuis environ une semaine. Là je vais repartir pendant un mois à Los Angeles et ce n’est que mi-septembre qu’on va aller à Toronto pour continuer de s’entraîner avant le début du training camp. Il y a encore le temps.
La D-League, est-ce que c’est une option ?
C’est une option uniquement s’ils me gardent et que j’ai mon contrat. Il n’y a aucun problème avec le fait d’être envoyé en D-League. Puis il n’y a pas le choix et ce n’est pas quelque chose de forcément mauvais. Par contre si je ne suis pas gardé je n’irai pas en D-League, je rentrerai en Europe, en France ou ailleurs.
Qu’est-ce que tu as pour toi qui peut faire la différence et te permettre d’intégrer l’effectif ?
Pour un jeune joueur j’ai quand même pas mal d’expérience par rapport aux rookies qui sortent de la fac. Cela fait quatre ans que je joue en pro, en coupe d’Europe, et je sais comment ça se passe -quelques fois tu joues et d’autres tu ne joues pas. Je pense que cette expérience est un vrai avantage. Après il y a mes qualités de basketteur: défensivement, au niveau du tir.
Un travail spécifique cet été ?
Je bosse tout. Physiquement -au niveau des jambes – et je continue de beaucoup shooter. Même si je pense que le shoot et le renforcement du bas du corps sont toujours très importants, je bosse toujours mon jeu de manière globale.
Propos recueillis par Christophe Brouet