EuroBasket : Preview des 1/4 de finale, Espagne – Grèce
DATE ET HEURE DE LA RENCONTRE
Mardi 15 Septembre à 18h30
LE PARCOURS PENDANT L’EURO
Deux défaites dans le groupe B pour l’Espagne qui, en terminant quand même à la deuxième place de sa poule, évite le pire. Quoique… Après un huitième de finale finalement assez compliqué face à la Pologne, durant lequel les Ibères ont encore montré à quel point ils dépendaient du niveau de jeu de Pau Gasol, c’est le chemin des Grecs que les hommes de Scariolo croiseront en quarts. Malgré une efficacité légèrement retrouvée en défense et un jeu bien léché en attaque, les Espagnols ont encore des progrès à faire dans la gestion de balle (16 balles perdues en huitième), et dans la variation des solutions offensives (malgré le bon match de Mirotic en huitième avec 15 points, on sent les second couteaux encore un peu fébriles derrière Pau Gasol). Car oui, en face, les hommes de Katsikaris réalisent une superbe compétition et n’accorderont sûrement aucune erreur à leurs adversaires. Avec des rotations très solides à tous les postes, le tacticien hellène dispose ainsi d’une quantité incroyables de possibilités (aucun joueur grec ne joue plus de 26 minutes en moyenne depuis le début de la compétition, alors que Papanikolaou par exemple est très peu utilisé avec à peine dix minutes). Quand l’on voit le match de Bourousis contre la Belgique (meilleur marqueur avec 14 points en sortant du banc), on comprend le profondeur de ce roster. Ainsi, mis à part une fin de match gérée avec beaucoup d’expérience en poule face aux Croates, les Grecs de Spanoulis n’ont jamais été vraiment inquiétés dans cette compétition et se placent ainsi en outsiders très sérieux pour la suite de cet Euro !
LE DUEL DU MATCH
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Pau Gasol Vs Kostas Koufos : Même si les Espagnols n’ont pas su se montrer convaincants dans certains secteurs de jeu depuis le début de cet Euro, Pau Gasol lui, n’a montré que du bon, et même du très bon ! En course pour le trophée de MVP de ce tournoi, il a souvent porté toute sa sélection sur ses épaules, explorant au maximum toute la variété de sa palette offensive. Les Polonais s’en rappellent encore, Gortat n’ayant pas réussi à empêcher l’intérieur des Bulls de compiler 30 points à 6 sur 7 à 3-points, 7 rebonds et 4 passes décisives. Kostas Koufos aura donc fort à faire dans la mission qui l’attend. Et le pire, c’est qu’il en est capable ! Auteur lui aussi d’une très belle perf en huitièmes avec 13 points et 9 rebonds en seulement 20 minutes face à la Belgique, le Grec a du talent plein les doigts, même si dans cette rencontre l’adversité était relativement faible dans la peinture. Cela dit, le joueur des Kings est néanmoins le meilleur scoreur de sa sélection (11 points), dans cette équipe très collective où tout le monde est capable de scorer. A lui de montrer qu’il peut-être aussi un excellent défenseur et le duel qui l’attend face à Gasol ne peut pas représenter un meilleur test, car en plus de verrouiller la raquette comme il sait le faire, Koufos (qui pourra être régulièrement relayé par Bourousis) devra également apprendre à sortir sur le jeu au poste et les tirs extérieurs. Un gros challenge donc, mais qui devrait tenir toutes ses promesses. | ![]() |
LES LEADERS STATISTIQUES
LES TROIS CLÉS DE LA RENCONTRE
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Limiter Pau Gasol : Comme expliqué précédemment, Pau Gasol montre dans cet Euro qu’il fait réellement partie lui aussi du gratin de l’Histoire du basket européen. Capable de peser en attaque aussi bien sous le panier, qu’au poste, qu’à l’extérieur, l’Espagnol a montré qu’il pouvait être dangereux de partout, et permettre à lui tout seul à son équipe de s’échapper avec la victoire. Koufos et Bourousis devront donc absolument limiter l’intérieur des Bulls pour augmenter les chances de victoire de la Grèce. Ralentir le rythme espagnol : Sergio Rodriguez, Sergio Llull… La traction arrière espagnole est capable d’aller vite, très vite ! Véritables fers de lance de cette équipe ibère, ils ne sont pas étrangers au fait que leur sélection s’affiche pour le moment en tant que meilleure attaque du tournoi. Comptez ainsi sur les joueurs espagnols pour accélérer, tandis qu’un rythme lent favorisera forcément des Grecs qui, en tant que deuxième meilleure défense de l’Euro, devraient s’apprêter à prendre leurs adversaires à la gorge. L’équipe qui contrôlera le rythme, contrôlera le jeu ! Les role players : D’un côté Printezis, Koufos, Antetokounmpo, Bourousis, Zisis, Papanikolaou, Calathes, Sloukas et on en passe. De l’autre, Mirotic, Llull, Rodriguez, Claver, Reyes, Ribas et Fernandez (incertain en raison d’une blessure au dos). Les deux rosters sont denses et derrière Gasol et Spanoulis, les seconds couteaux devraient forcément avoir un gros rôle à jouer. Les Grecs sont largement au niveau attendu, tandis que malgré leurs gros noms, les Espagnols semblent un peu plus en difficulté dans ce tournoi. A ces derniers de se laisser transcender par l’enjeu pour faire jeu égal avec la sélection hellène dans ce secteur, car Pau Gasol ne pourra sûrement pas tout faire seul dans cette rencontre. |
LES EFFECTIFS
Entraîneur : Sergio Scariolo
GRECE
| Nom | Club | Taille | Poste |
| Vangelis Mantzaris | 1,96m | MJ | |
| Ioannis Bourousis | 2,13m | C | |
| Nikos Zisis | 1,97m | AR/MJ | |
| Vassilis Spanoulis | 1,94m | MJ/AR | |
| Nick Calathes | 1,98m | AR/MJ | |
| Stratos Perperoglou | 2,03m | AS | |
| Kostas Papanikolaou | 2,06m | AS | |
| Kostas Sloukas | 1,90m | AR | |
| Kostas Kaimakoglou | 2,05m | AF | |
| Giannis Antetokounmpo | 2,11m | AS | |
| Kostas Koufos | 2,13m | P | |
| Georgios Printezis | 2,06m | AF |
Entraîneur : Fotsis Katsikaris
LE PRONOSTIC
Vraiment pas évident de se positionner dans ce quart de finale, tant les Espagnols de Pau Gasol semblent toujours capables d’écarter n’importe qui, malgré quelques déceptions rencontrées au premier tour. Cependant, face à la défense grecque il sera sûrement plus compliqué pour l’intérieur des Bulls de faire le même show que contre la Pologne et voici pourquoi les seconds couteaux pourraient avoir un rôle déterminant. Dans ce secteur là d’ailleurs, les Grecs semblent mieux armés, avec des role players beaucoup plus réguliers (sept joueurs à plus de sept points par match) que ceux des Espagnols, notamment dans le secteur défensif. Ainsi l’attaque espagnole, même si elle est la meilleure de ce tournoi, pourrait bien buter à de nombreuses reprises face au mur hellène, et Spanoulis semble tout à fait capable d’imposer un rythme Euroligue pour ralentir chacune des possessions de cette rencontre et imposer la patte Katsikaris sur le match. La mission semble donc compliquée des deux côtés, mais au vu de ce qu’ils ont montré depuis le début du tournoi, les Grecs semblent disposer d’un très léger avantage, bien que l’odeur du sang pourrait réveiller les Espagnols. Victoire : Grèce.
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Allez les Grecs !
Πάμε Ελλάδα !!!