La saison historique des Bulls de 1995-96: revue d’effectif

La saison historique des Bulls de 1995-96: revue d’effectif

chicago bulls 1996 72 victoires

Pour fêter les 20 ans de la saison historique des Chicago Bulls en 1995-96, avec 72 victoires à la clé et le titre, nous allons consacrer durant toute la saison un dossier spécial qui retracera ce parcours.

A la plus grande joie des supporters de Chicago, Michael Jordan avait fait son come-back en fin de saison dernière. Même si les résultats n’avaient pas suivi (une élimination en demi-finale de conférence  face à Orlando), la suite s’annonçait radieuse sur les bords du lac Michigan. De plus en cette nouvelle saison, la NBA accueillait deux franchises toutes neuves, Les Vancouver Grizzlies et les Toronto Raports (qui auront de l’importance dans la saison des Bulls).

Attardons nous tout d’abord sur l’effectif des Bulls version 1995-96, en commençant tout d’abord par le banc. Ce n’était pas le point fort des Bulls et les noms ne faisaient pas forcement rêver, mais ce banc était irréprochable et chacun connaissait son rôle et s’y tenait à merveille.

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Steve Kerr : Steve était la doublure de Ron Harper à la mène, mais il évoluait aussi au poste 2. Pas vraiment un meneur extraordinaire mais ce qu’on demandait à Kerr c’était d’assurer la remontée de la balle, organiser les attaques, et surtout rentrer ses shoots. Et en matière de shoot, Steve Kerr était un des meilleurs de la ligue. Arrivée 2 ans auparavant aux Bulls, le meneur de 30 ans avait réalisé une de ses meilleures saisons en carrière en 1994-95. Il avait affiché les stats suivantes : 8,2 points, 1,8 passe décisive mais surtout une adresse aux tirs de 52,7 % (impressionnant pour un joueur qui tirait essentiellement de loin) et à 3 points de 52,4 % (89 sur 170) qui est la deuxième performance de l’histoire, derrière Kyle Korver. La saison 1995-96 était la 8ème du blondinet.

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Toni Kukoc : Le Croate était le 6ème homme de luxe, titulaire l’année précédente il avait laissé sa place à Michael Jordan dans le 5. A 27 ans il allait entamer sa 3ème saison en NBA et avait prouvé aux Américains lors de l’exercice précèdent qu’il était un joueur très doué, capable de tout faire sur un terrain. Ses stats en 1994-95 étaient les suivantes : 15,7 points, 5,4  rebonds, 4,6 passes décisives et 1,3 interception, le tout à 50,4 % aux tirs. Il pouvait évoluer à de nombreux postes, notamment meneur, mais sa position la plus naturelle était à l’aile. Pour sa saison rookie aux Bulls il avait été élu dans le second cinq rookie.

Bill Wennington

Bill Wennington : Bill était la parfaite incarnation du bûcheron canadien, pas le plus doué des intérieurs de la ligue. Lors de ses 8 premières saisons dans la ligue le robuste pivot de 2,13m et 32 ans en avait imposé dans la raquette, mais son rôle était plutôt défensif, même si il savait tout de même se montrer en attaque. Il avait par exemple tourné à 7,1 points et 4,6 rebonds en 18 minutes à Chicago lors de la saison 1993-94, sa première aux Bulls. Cette saison restera sa meilleure sur le plan individuel. Il était cependant un élément important des Bulls, la doublure de Luc Longley et apportait des petits détails qui faisaient la différence.

jud Buechler

Jud Buechler : Cet ancien joueur de volley (il cumulait volley et basket à l’Université d’Arizona, excusez du peu…Il était même au lycée un des 50 meilleurs joueurs du pays) était la doublure à l’arrière de Michael, ce qui ne lui laissait bien sûr que des miettes. Buechler, 27 ans, était surtout un shooteur, à l’adresse respectable. Avant d’arriver aux Bulls en 1994-95 il avait pas mal voyagé lors de ses 4 premières années dans la ligue (4 clubs). Il avait réalisé sa meilleure saison en 1992-93 sous les couleurs des Golden State Warriors avec 6,2 points, 2,8 rebonds à 43% aux tirs. Buechler retrouvait aux Bulls son ancien coéquipier à Arizona, Steve Kerr.

19 Mar 1996: Forward Dickey Simpkins of the Chicago Bulls pulls the ball away from forward Michael Smith #34 of the Sacramento Kings during first quarter action in the Bulls game against the Kings at the United Center in Chicago, Illinois. Mandatory Cre

Dickey Simpkins : cet ailier fort de 2,06 m était le premier choix de draft des Bulls en 1994 (21ème position). Joueur très moyen en université à Providence (11,8 points et 6,5 rebonds lors de sa meilleure saison universitaire), il n’en imposait pas plus en NBA. Lors de son année rookie en 10 minutes de jeu, il peinait à atteindre 3,5 points et 2,6 rebonds. Il était la doublure de Dennis Rodman.

Jason Caffey

Jason Caffey : Tout fraîchement drafté par les Bulls lors de l’été 1995 (en 20ème position), cet ailier fort sorti d’Alabam était là pour apprendre lors de la saison 1995-96. Bon rebondeur et attaquant pas trop maladroit, il allait pouvoir apporter quelques minutes en relais de Dennis Rodman et Dickey Simpkins.

randy brown

Randy Brown : Signé en tant que free agent à l’inter-saison, après 4 saisons aux Kings de Sacramento, ce meneur originaire de Chicago, plutôt athlétique était plus un scoreur qu’un pur meneur. Il allait être utilisé en back-up de Ron Harper et pour soutenir Steve Kerr à la mène.

CHICAGO - 1996: John Salley #22 of the Chicago Bulls posts up during a 1996 NBA game at the United Center in Chicago, Illinois. NOTE TO USER: User expressly acknowledges that, by downloading and or using this photograph, User is consenting to the terms and conditions of the Getty Images License agreement. Mandatory Copyright Notice: Copyright 1996 NBAE (Photo by Scott Cunningham/NBAE via Getty Images)

John Salley : Cet intérieur (pivot ou ailier-fort) de 31 ans, ancien bad boy de Detroit, arrivera en fin de saison (le 4 mars) pour apporter son expérience (2 titres NBA avec les Pistons) et relayer les intérieurs si besoin. Il commençait la saison dans la nouvelle franchise des Raptors. En 1988-89 et 1989-90 il a joué un rôle important en tant que remplaçant de luxe lors des titres des Pistons. En 1991-92 il signait avec les Pistons sa meilleure saison sur le plan individuel avec 9,5 points, 4,1 rebonds et 1,5 contre.





                                                               James Edwards

James Edwards : ce vieux briscard de 40 ans, avait commencé sa carrière en 1977, il n’était là que pour faire de brèves apparitions et pour apporter son expérience. Pivot, il avait tout comme John Salley, participé aux deux titres des Pistons en 1989 et 1990. Il avait cependant beaucoup plus d’influence que Salley, il était le titulaire à l’intérieur et affichait de très bonnes stats (14,5 points et 4,2 rebonds en 1989-90). Sa meilleure saison dans la ligue sur le plan individuel il l’avait réalisé en 1978-79 avec les Pacers, il tournait alors à 16,7 points, 8,5 rebonds et 1,3 contre.

Le banc des Bulls n’était donc pas une armada impressionnante, mais l’expérience et la connaissance parfaite du rôle que chacun avait en rentrant, en faisait une valeur sûre. Seuls 3 joueurs (Kukoc, Salley et Edwards) avaient réalisé une saison à plus de 10 points en carrière, et aucun autre ne réalisera cette performance dans le reste de sa carrière. C’est dire que hormis Kukoc, ces joueurs étaient de véritables joueurs de bancs, mais pas au sens péjoratif, dans le bon sens du terme.

Mais le cinq majeur se partageait la plupart des minutes sur le parquet, pour cause celui-ci était plutôt impressionnant :

                                                                     

Luc Longley

Luc Longley : Le pivot australien était sans aucun doute le moins talentueux des titulaires et il était moqué par un grand nombre. En effet, il faut avouer que sa présence faisait un peu tâche à côté de noms comme Jordan, Pippen, Rodman… Drafté en 7ème position par les Wolves en 1991, il n’avait jamais confirmé les espoirs placés en lui. Du haut de ses 2,18m (sa principale qualité il faut l’avouer) il était le premier joueur australien à évoluer dans la grande ligue.

Arrivé à Chicago en février 1994, après de bons débuts en titulaire (7,6 points et 5,1 rebonds) sa deuxième saison sera gâché par une fracture de fatigue, il manquera 7 semaines. En 55 matchs en venant du banc (il était barré par Will Perdue) il avait en 1994-95 tourné à 6,5 points, 4,8 rebonds. Cependant Longley allait être une pièce importante du jeu en triangle et sa capacité à pouvoir défendre sur des pivots de grande taille était un atout indiscutable. Ces atouts faisaient oublier sa maladresse en attaque (pour preuve, il n’a en carrière jamais dépassé 50% aux tirs sur une saison, pas terrible pour un pivot de 2,18m)

ron harper

Ron Harper : Beaucoup sans doute, ceux qui n’ont connu que le basket à partir de 1995, ne savent pas que Ron Harper était un des meilleurs joueurs de la ligue, capable d’attaquer et de défendre à merveille. Cet ailier de formation, poste qu’il occupait lors de ces 8 premières saisons dans la ligue, allait être replacé à la mène par Phil Jackson. Ses stats allaient en prendre un coup mais pas son influence sur le jeu. Lors de ses 8 premières saisons dans la ligue, à Cleveland et aux Clippers, il affichait 20 points, 5,5 rebonds, 5 passes et 2 interceptions de moyenne. Pour sa première saison avec les Bulls à l’âge de 31 ans, en 1994-95, en tant que titulaire, il tourna à 6,9 points, 2,3 rebonds, 2 passes décisives et 1,3 interception en 20 minutes de jeu. Il s’était très rapidement adapté à ce rôle d’organisateur du jeu des Bulls et il était le premier rideau à passer en défense.

Dennis Rodman

Dennis Rodman : Pour « The Worm » et les deux autres titulaires restant des Bulls, pas beaucoup de choses à dire, vous les connaissez déjà. Rodman, champion NBA avec les Pistons en 1989-90 était le meilleur rebondeur de la ligue. A 34 ans il était arrivé à l’inter-saison de San Antonio où il avait pour la 4ème saison consécutive terminé meilleur rebondeur NBA avec 16,8 prises par match. Rodman, lui ses préoccupations c’était le rebond et la défense, deux secteurs où il excellait. Dur sur l’homme, malgré sa petite taille (1,98m) il était un des meilleurs défenseurs de la ligue au poste d’ailier-fort, si ce n’est le meilleur. 6 fois dans le premier cinq défensif, 1 fois dans le second et 2 fois dans le troisième lors de ces 9 premières saisons dans la ligue. Il avait même étéélu meilleur défenseur de la NBA en 1990 et 1991 ! Il avait aussi participé à 2 All-Star Games, en 1990 et 1992.

Scottie Pippen Chicago Bulls

Scottie Pippen : A 30 ans le lieutenant de Jordan était au sommet de sa carrière. Il sortait de 2 saisons où il avait récupéré les rênes de l’équipe après le départ de Jordan, avec plus ou moins de réussite. Il avait réalisé sa meilleure saison sur le plan individuel en 1993-94, 22 points, 8,7 rebonds, 5,6 passes décisives et 2,9 interceptions mais il n’avait pu porter les Bulls plus loin que le deuxième tour des playoffs (élimination 4-3 face aux Knicks) après un bilan de 55 victoires pour 27 défaites en saison régulière. Il avait donc avec accueilli après plaisir le come-back de son acolyte de toujours et il allait pouvoir retrouver le rôle dans lequel il excellait, celui de lieutenant de Jordan.

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Michael Jordan :
 comment dire, on va faire simple, Jordan en 1995-96, à 32 ans c’était déjà 10 saisons dans la ligue, 3 titres de champions, 3 titres de MVP, 7 titres de meilleur scoreur,  9 apparitions au All-Star game, 7 fois dans le meilleur cinq,  6 fois dans le meilleur cinq défensif, 1 fois meilleur défenseur de l’année et 3 titres de meilleur intercepteur. La liste est encore longue, mais il faudrait des pages et des pages pour faire la bio de Jordan. Ce qui est à savoir c’est qu’il était sorti de sa retraite en mars dernier mais n’avait pas pu mener les Bulls au titre.

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N’oublions pas le coach et chef d’orchestre de cette équipe de génie, Phil Jackson. Le Zen Master était arrivé à la tête des Bulls en 1989-90, sa première expérience en tant que coach NBA. Dès sa deuxième saison les Bulls remportaient le titre. Même résultat lors des deux saisons suivantes, il se retrouvait cependant orphelin de Jordan à son départ et il connaissait les premières difficultés de sa carrière d’entraineur.

Il avait réalisé une bonne carrière en tant que joueur de 1967 à 1980 durant laquelle il avait remporté le titre avec les Knicks en 1973

Les Bulls après la désillusion malgré le retour de Jordan l’année précédente entamaient la saison en tant que favoris, et la rage aux dents. C’était le début d’une histoire gravée à jamais dans les livres de la NBA.

To be continued…

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1 Comment

  1. je kiffe ce bio pic!! hâte de voir la suite

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