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[Interview] Carmelo Anthony : « Ça m’a pris par surprise ! »

Pour son premier match de retour au Madison Square Garden, Melo s’est confié sur l’occasion manquée qu’il a vécue avec les Knicks, ce qu’il pense d’eux et de l’évolution du Thunder. Mais plus particulièrement de cette soirée spéciale, forcément.

 

Carmelo, peux-tu nous décrire tes sensations lorsqu’ils ont passé la vidéo-hommage sur toi, lors de la présentation des joueurs ?

Ça m’a pris par surprise ! Je veux remercier Scott (Perry) et Steve (Mills) d’ailleurs pour cela. C’était vraiment spécial et ça veut dire beaucoup pour moi. J’apprécie vraiment qu’ils aient fait ce petit truc en plus. J’avais la tête baissé, je m’apprêtais à ce que l’on appelle mon nom et que je rentre, pas à ce qu’il y ait cette vidéo.

Tu as eu des sifflets aussi… Comment l’as-tu pris ?

Je m’y attendais ! Je m’y attendais. Je suis dans l’autre équipe maintenant. Et je suis content qu’après le montage vidéo, on soit revenu aux affaires. Je suis dans l’autre équipe, les supporters encouragent la leur. Ça me va. C’est quelque chose que je respecte.

C’était étrange de jouer pour les adversaires ?

Oui, après tant d’années, ça fait un peu bizarre de venir de l’autre côté, d’être dans un autre vestiaire… Ce genre de petits trucs, c’était assez différent. Après, dans le jeu, je me suis senti pareil.

Penses-tu que tes émotions auraient été différentes si Phil Jackson était encore là ?

Ah, non, je ne veux pas parler de ça. Je ne sais pas ce qui se serait passé. J’ai mis ça derrière moi, je ne veux pas y penser.

Vous avez fait trois matchs en quatre soirs à l’extérieur, avec aussi le retour à Indiana pour Paul George et les trois prolongations hier… Ça ne devait pas être évident physiquement aussi, non ?

C’était difficile. Mais je ne pense pas que c’était une coïncidence que l’on ait ce match pour le dernier soir d’un road-trip très éprouvant mentalement (il doit vouloir dire d’un point de vue cosmique, parce que sinon le calendrier était sorti avant son trade). C’était pareil pour Paul (George), avec le match à Indiana il y a trois jours, et Philadelphie hier soir. Et maintenant on fini à New York… Mais bon, du point de vue basket, qu’on ait gagné deux matchs sur trois déjà, je prends. Mais on voulait celui-ci aussi, je ne vais pas vous mentir (sourire).

Pour ton retour à Denver, cela c’était fait plus d’un an après, est-ce que c’est mieux quand c’est presque tout de suite, comme ici ?

C’était bien comme ça aussi. Ça ne me dérange pas vraiment dans un sens ou dans l’autre. Ça ne change rien que ce soit ce soir ou plus tard dans la saison, les émotions vont être les mêmes, les sentiments aussi…

« J’aimerai que l’on se rappelle de moi comme quelqu’un qui voulait être ici, qui est venu et qui a fait le boulot »

 

Comment voudrais-tu que l’on se rappelle de toi à New York ?

J’aimerai que l’on se rappelle de moi comme quelqu’un qui voulait être ici. Qui est venu ici et qui a fait le boulot, chaque soir. Il y a eu les bons et les mauvais moments, mais je n’ai pas changé de trajectoire. J’espère que l’on se souviendra aussi que j’avais beaucoup d’espoir, que je rêvais fort de remporter un titre ici à New York. Et je n’ai pas rempli mes objectifs j’imagine, mais je n’ai jamais cessé d’y penser. Et je sais que je ferai toujours partie de cette culture ici. Je crois que c’est la différence d’ailleurs, avec n’importe quel autre endroit. Ça va au-delà du basket ici, c’est toute une ville

Que penses-tu de la manière dont New York joue en ce moment ? D’autant qu’ils n’avaient ni Kristaps Porzingis, ni Tim Hardaway Jr ce soir…

J’aime ce que je vois. Pour moi, rien que de voir ces gars prendre du plaisir pendant les matchs, c’est quelque chose. Il n’y avait plus de plaisir ces deux dernières saisons. Ils ont cette énergie, cet amour du jeu qui revient au Garden. Donc ça me fait vraiment plaisir pour ces gars-là.

Est-ce que c’est quelque chose que tu te dis pour le Thunder aussi, que c’est la manière dont vous aller mettre votre style de jeu en place et même votre mentalité qui est le plus important ?

Oui ! C’est vrai pour moi et c’est ce qu’on se dit avec les autres. Ce n’est pas tellement est ce qu’on gagne ou est-ce que l’on perd, n’y même vraiment comment. C’est plutôt comment on va réussir à gagner des matchs, quels rôles on va chacun devoir adopter pour avoir du succès dans cette équipe. On a besoin de se parler, de prendre cela en compte aux entrainements… Et croyez-moi ou pas, mais c’est ce que je prends en compte depuis les deux derniers mois, je mets tous nos résultats en perspective à cause de ça. Je ne regarde pas juste notre bilan victoires-défaites. Je regarde comment on se comporte en tant qu’équipe, comment on fait tourner le ballon en équipe, comment on communique en équipe, notre camaraderie. C’est le genre de choses qui s’améliore au fur à mesure de la saison.

C’est une question de rôles à adopter aussi ? Quel est le tien à OKC ?

C’est quelque chose que l’on doit régler justement. Et jusqu’à ce que l’on y arrive, on aura pas mal de hauts et de bas. On va gagner certains matchs, en perdre d’autres. Quand on voit tout le talent, toute l’expérience de notre effectif… On sait qu’on a ce qu’il faut. Mais si on veut faire quelque chose de fort, il va falloir s’y mettre tous ensemble. Pas juste que moi, Russ et Paul, tous les gars ! Il va falloir qu’on prenne un moment et que l’on trouve quels sont ces rôles.

Quel bilan tires-tu de ce retour au Madison Square Garden finalement ?

C’est un sentiment doux-amer pour moi. Sachant que je voulais venir ici, ce que je voulais y accomplir. Et surtout que l’on n’y soit pas arrivé.

 

Propos recueillis par Antoine Bancharel, à New York

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