Les explications (étranges) de Mark Cuban au sujet du scandale impliquant le journaliste des Mavs

Les explications (étranges) de Mark Cuban au sujet du scandale impliquant le journaliste des Mavs

Les Dallas Mavericks sont au cœur d’un scandale révélé par Sports Illustrated qui concerne plusieurs membres de la franchise, dont l’ancien président Terdema Ussery, et le journaliste officiel de l’équipe Earl K. Sneed. Ce dernier est resté aux Mavericks malgré qu’il ait été impliqué à deux reprises dans des affaires de violences conjugales. Faits dont Mark Cuban était au courant, au contraire de ce qu’il avance concernant l’ancien CEO.

 

« Je veux être clair, je ne rejette pas la faute sur quelqu’un d’autre. Au bout du compte c’est la décision que j’ai prise. » Cuban

Il explique qu’il n’était pas au courant de tous les détails de ces faits

« Je l’aurais viré et poussé à aller faire une thérapie. »

Sneed avait tout de même cassé le poignet de sa petite-amie, en plus de nombreuses blessures aux bras et à la poitrine. Il avait été arrêté deux mois plus tard et il avait plaidé coupable. Les charges avaient été abandonnées et il n’avait payé que 750$ d’amende et suivi un programme de gestion de la colère.

« Nous avons fait une erreur avec toute cette histoire et nous n’avons pas creusé ce qui était arrivé avec la police après les faits. Donc en gros nous avons surtout eu le point de vue d’Earl, parce que nous n’avons pas creusé pour avoir les détails et évidemment c’était une horrible erreur avec le recul. Je ne dirais pas que nous l’avons cru sur parole mais nous n’avions pas eu les épouvantables détails jusqu’à récemment. Je n’ai pas lu le rapport de police avant mardi, et c’était de toute évidence une erreur. » Cuban

Mais en 2014 il a recommencé avec une nouvelle petite-amie, qui bossait à l’époque aux Mavs. Cette dernière était arrivée au travail le visage tuméfié et elle avait expliqué ce qui s’était passé à son supérieur, le directeur des ressources humaines Buddy Pittman qui avait étouffé l’affaire. Cuban, rarement présent dans les bureaux, reconnait ses torts, notamment pour sa gestion très étrange de cette affaire.

Puis lors du second incident, la façon dont j’ai vu les choses ça a été une erreur avec le recul, mais je ne voulais pas juste le virer, parce qu’il aurait été ailleurs et l’aurait refait. J’avais vraiment peur de ça et c’est la discussion que nous avions eue en interne. C’était un choix entre juste le virer et m’assurer que nous puissions le contrôler. Donc j’ai pris cette décision, c’était ma décision, et encore une fois, avec le recul, j’aurais probablement fait différemment. J’ai pris la décision qu’il fallait qu’il suive une thérapie pour les violences conjugales afin qu’il puisse continuer de bosser ici, et qu’il n’était pas autorisé à se retrouver seul avec une autre femme de l’organisation ou en lien avec le boulot, et qu’il n’était pas autorisé à sortir avec quelqu’un de la franchise. Les enquêteurs verront si nous avons manqué quelque chose mais à partir de ce moment-là, autant que je le sache, il a suivi ces règles. Donc c’était ma décision. Là où j’ai eu tort et j’ai vraiment déconné, c’est que comme je n’étais pas là dans les bureaux de l’équipe, je regardais tout sans rentrer dans les détails. Là où j’ai vraiment déconné c’est que je n’ai pas vu l’impact que cela aurait sur les autres employés. J’ai vu ça uniquement du point de vue ‘Ok, si je ne fais rien, cette personne pourrait aller ailleurs et causer des dommages à une autre femme à un autre moment. Et est-ce que je peux le faire suivre pour ça afin que ça n’arrive plus ?’ Je pensais qu’à ce moment c’était la bonne chose à faire. Là où j’ai fait une erreur c’est que je n’ai pas réalisé l’impact que cela aurait sur les femmes qui travaillaient là et quel message cela leur envoyait, que ce n’était pas un souci qu’Earl fasse ça. Je n’ai pas du tout pensé à ça. » Cuban

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