Willy Cauley-Stein sur le trade de DeMarcus Cousins : « Il y a eu un changement de culture immédiat »
Le 19 février 2017, un événement a secoué toute la NBA, DeMarcus Cousins, le franchise player de Sacramento (et plus ou moins la seule raison de se mettre devant un de leur match) est envoyé aux Pelicans en compagnie d’Omri Casspi contre Buddy Hield, Tyreke Evans, Langston Galloway et deux tours de draft. Un timing un peu spécial, car pour la première fois depuis des années (2006, soit 3 ans avant la draft de Cousins), les Kings pouvaient participer aux playoffs. Les joueurs de Sacramento restaient sur cinq victoires d’affilée et n’avaient qu’une petite victoire et demi de retard sur le huitième de la conférence Ouest.
« Nous avions 25 matchs à jouer, et nous étions d’accord que si sur chaque période de cinq matchs nous en gagnions trois, nous serions en playoffs. Et le trade est arrivé. Nous avions de l’espoir et nous nous imaginions aller en playoffs. » Garrett Temple.
Evidemment, la franchise californienne s’est effondrée après le trade et n’a pas été en mesure d’accrocher la post season. Mais avec cet échange, les Kings visaient surtout le long terme et à se débarrasser du tueur de vestiaire qu’ils voyaient dans DeMarcus Cousins.
« Les victoires arrivent avec la culture de la gagne, et les caractères ont un rôle à jouer là-dedans. Il était temps de changer les choses. Aurions-nous pu faire les playoffs cette année-là ? Peut-être, c’était du 50/50 mais notre but est de construire une équipe pour remporter un titre, pas juste pour faire les playoffs. Cela faisait un an et demi que j’étais à mon poste avant de prendre ma décision. Donc je savais ce qu’il se passait. Pour moi, quand on a un All-Star, on doit aller en playoffs. Et ce n’était pas le cas et en plus c’était dur d’attirer des free agents à Sacramento parce que personne ne voulait venir. » Vlade Divac, le General Manager de Sacramento.
Depuis, les Kings sont une des pires équipes de la NBA, mais le front office est persuadé que les fondations pour reconstruire un projet ambitieux sont en place. Même si certains joueurs sont un peu déçus que la franchise ait décidé de repartir à zéro.
« C’était en train de changer. Avec DeMarcus, la confiance est très importante et c’est long de créer ce genre de chose. Selon Matt Barnes et moi, c’est le genre de gars qui doit vraiment croire dans un projet et je pense que là c’était le cas. On avait le sentiment qu’on était en train de passer un cap et qu’on jouait comme on devait jouer. On allait faire les playoffs. » Garrett Temple.
D’autres ont l’air plutôt heureux de la direction prise par la franchise. Willy Cauley-Stein en fait partie. Et on peut le comprendre, puisque son temps de jeu est passé de 18 à 27 minutes par match.
« Je ne pense pas que nous serions allés en playoffs. Je ne crois pas que c’était notre objectif, c’est comme ça que je le sentais. Mais je ne jouais pas beaucoup, donc je ne savais pas vraiment. J’étais un peu à l’écart, à faire mon truc dans mon coin. Il y a eu un changement de culture immédiat. De mon point de vue, c’était plus tranquille et nous étions plus productifs aux entrainements. Nous apprenions des choses les uns des autres. Tout le monde avait un rôle et touchait la balle pour faire jouer les autres. » Willy Cauley-Stein.
Et ce changement d’ambiance et de culture, c’était exactement ce que Vlade Divac visait en transférant son meilleur joueur.
« La seule bonne chose à faire était de recommencer à zéro et de faire progresser les jeunes, créer une équipe qui va jouer ensemble. » Vlade Divac.
Pour encadrer ces jeunes, la franchise a décidé de recruter des vétérans reconnus (George Hill, Zach Randolph et Vince Carter). Sauf que tout ne s’est pas passé comme prévu, et George Hill est déjà parti donner un coup de main à LeBron James dans l’Ohio.