[Interview 1/2] Elie Okobo : « J’avais dit à mon agent de ne rien me dire »

[Interview 1/2] Elie Okobo : « J’avais dit à mon agent de ne rien me dire »

Choisi par les Suns en 31e position, le meneur semble être très bien tombé à Phoenix. Nous avons pu le rencontrer pour échanger avec lui sur les work-outs, la Draft, et comment il se projette… Sans oublier Boris Diaw.

Elie, la soirée a été stressante ?

Oui, très stressante ! Pas que la soirée, depuis quelques jours déjà. Tout au long de ce processus, ce fut assez intense, et j’attendais cette soirée avec impatience du coup. Mon rêve s’est réalisé aujourd’hui. Je suis très content.

Comment as-tu vécu tout ça ?

C’est monté au fur à mesure, de temps en temps, mais tout a disparu quand mon nom a été appelé. Je suis vraiment très heureux. Et je crois que je ne réalise pas encore vraiment ce qu’il m’arrive aujourd’hui. J’ai vu que cela allait arriver quand les caméras ont commencé à s’approcher, mais entendre son nom ça reste quand même quelque chose de spécial.

Retrouvez le tableau complet de la Draft NBA 2018 ici

Tu avais donné consigne à ton agent (Herman Manakyan) de ne rien te dire ?

Je le voyais à côté de moi, envoyer des messages, donc je me demandais un petit peu ce qu’il se passait. Mais c’est les caméras vraiment qui m’ont fait comprendre que ça allait être pour moi. Je lui avais dit avant d’ailleurs oui. Je voulais vraiment vivre le truc à fond.

Tu savais que Phoenix te voulait ?

J’avais beaucoup parlé avec le staff, mon « work-out » s’est vraiment bien passé là-bas. Ils m’ont dit qu’en temps que jeune meneur j’étais vraiment intéressant, que je collais bien avec certains joueurs de leur équipe. Je suis vraiment content de jouer avec cette franchise, et je suis prêt à travailler ! Je veux montrer de quoi je suis capable, tout faire pour. Je crois que je corresponds bien à cette équipe. Devin Booker était là pendant mon « work-out » avec eux aussi, même si on ne s’est pas beaucoup parlé.

« Même si c’est l’une des plus belles, ce n’est que la première étape »

Comme toi, Boris Diaw est Bordelais et a joué aux Suns. Avais-tu échangé avec lui ?

Oui, j’ai parlé avec lui en équipe de France, et aussi contre Levallois. Je lui ai posé plein de questions, pour savoir comment ces sessions allaient se passer. Il m’a beaucoup aidé. C’est effectivement un Bordelais aussi, c’est un exemple et ça fait plaisir !

Tu tombes donc plutôt très bien aux Suns ?

Je crois que cela correspond bien oui. Ils ont d’excellent shooteurs sur les joueurs extérieurs, le numéro un de la draft depuis ce soir (Deandre Ayton), c’est excitant !

Tu as pu discuter avec Igor Koskokov aussi (le coach, premier entraineur Européen de naissance en NBA, victorieux avec la Slovènie l’été dernier à l’EuroBasket)

On a parlé pas mal oui. C’est lui qui a pris le « work-out » en main. On a pas mal échangé et j’ai pu l’apprécier.

Tu étais projeté en fin de deuxième tour il y a encore deux mois. Même si tu manques le premier tour d’une place, tu es quand même satisfait de ta progression, qui va de paire avec ta très bonne fin de saison avec l’Elan béarnais ?

Oui, c’est ça. Je pense que mon travail a porté ses fruits. Et je ne vais pas m’arrêter là. Ce n’est qu’une étape. Même si c’est l’une des plus belles, ce n’est que la première. Je vais tout faire pour travailler le plus possible, et je pense que le travail va porter ses fruits.

Pas de déception de manquer le premier tour donc ?

Non, parce que mon rêve premier était surtout d’être appelé le jour de la Draft. Ce qui est arrivé.

Note : son agent nous a aussi confirmé que plusieurs équipes l’avaient contacté pour le premier tour, mais dans une option « draft and stash », or ils savaient déjà que Phoenix devraient le prendre pour le faire jouer.

La Deuxième partie est ici

Propos recueillis par Antoine Bancharel, à New York

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