New York Knicks - NBATableau Noir

Coaching : Comment New York a presque fait tomber le Heat ?

Nathaniel S. Butler/Getty Images

Et si New York se relançait malgré la défaite ?

Les Knicks ont en tout cas fait preuve de beaucoup de solidarité et ont proposé un jeu collectif qu’on ne leur connaissait plus depuis quelques temps. Lebron et Miami l’emporteront au finish, mais le fond de jeu de NY fut tout de même satisfaisant, encourageant même.

 

L’art du Pick & Roll

Grosse différence par rapport aux récents matchs des Knicks : ils se sont beaucoup plus appuyés sur le pick & roll que sur Melo en isolation ou au poste bas.

Avec Raymond Felton et Jason Kidd (en sortie de banc), et Tyson Chandler ou Amare Stoudemire dans le rôle du screener, New York a su appuyer là où ça fait mal à Miami : la raquette. Une première fois, c’est un très beau pick & roll entre Felton et Chandler, qui passe entre temps par les mains de Kidd, qui a une meilleure fenêtre pour la passe. Autre exemple, sur jeu en semi transition, la défense du Heat n’est pas prête et Kidd envoie le Stoud au dunk.

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De même, Melo profite une nouvelle fois d’une mauvaise entente défensive de Miami, qui offre un nouveau boulevard à Stoudemire dans la raquette. Enfin, NY a également envoyé Chandler poser un écran très haut, presque dès la ligne médiane, pour permettre à Felton d’avoir un maximum d’espace et ainsi battre Bosh de vitesse pour aller conclure au lay up.
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On a également eu droit  à une combinaison double écran en tête de raquette, entre Chandler, Felton et Melo. Les défenseurs sont un peu perdu, et Melo peut conclure à mi distance, ou envoyer Chandler au alley-oop lorsque la défense se resserre sui lui.
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Altruisme et tirs à trois points

La recette de l’excellent début de saison des Knicks et de leurs deux précédentes victoires sur le Heat en Novembre et Décembre, était essentiellement beaucoup de mouvements de ballon et des tirs primés.

En formation Pick & Roll classique toujours, le joueur dans le corner n’a qu’à remonter pendant que les deux autres jouent le screen and roll, et obtient ainsi un trois points facile. Ce fut notamment le cas de Carmelo Anthony ou Jason Kidd.
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En forme au niveau de la réussite, comme il ne l’avait pas été depuis longtemps, Jason Kidd a bien aidé NY sur ce match là. On le retrouve à la conclusion de deux bons mouvements du ballon qui prennent la défense de Miami  à revers. Le souci des Knicks en ce moment  est notamment que Kidd n’a pas pu en mettre beaucoup des comme ça sur les dernières semaines.
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Une défaite donc, grâce à un Heat efficace dans le money time,  mais une impression de mieux laissée par ces Knicks là.

Rappelons aussi que nous sommes en plein milieu de saison, période à laquelle bon nombre d’équipe accusent le coup, et c’est le cas de NY qui s’est sans doute un peu trop reposé récemment sur Carmelo Anthony. Il faudra réitérer ce genre de performances, et ce même contre des plus petites équipes, sous peine de laisser Indiana s’installer à leur place en tant que dauphin de Miami.

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