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La Grosse Pomme est elle mûre ?

Et si c’était cette année ? Et si la Big Apple retrouvait les sommets ? C’est en tout cas tout une ville, tout un peuple qui attend et espère un vrai retour en force de la plus vieille équipe de NBA, les New York Knicks. Auteur d’un fantastique début de saison, de nombreux nouveaux facteurs semblent avoir équilibré l’équation et positionné les Knicks en tête de la Conférence Est. Mais de nombreuses inconnues demeurent, et la résolution ne sera pas facile. NY aura bien du pain sur la planche tout le long de la saison et devra être attentif pour éviter une erreur de calcul fatale. Analyse.

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Il est de ces clubs, dans n’importe quel sport, qui déchaînent les passions et ce quels que soient leurs résultats. N’en déplaise au petit marché d’Indiana, Milwaukee et autres Minnesota, c’est souvent les villes à paillettes qui attirent l’attention, et les Knicks n’ont jamais au grand jamais laissé indifférents les amateur de NBA. Il faut dire que quand on s’appelle New York et qu’on est officieusement la capitale mondiale, les attentes sont plus hautes qu’ailleurs. Après la grande décennie des 90’s, les années 2000’s furent beaucoup plus compliquées et l’arrivée d’Amar’e Stoudemire mais surtout de Carmelo Anthony a déclenché un engouement et des attentes énormes pour cette équipe des Knicks. Éliminés prématurément par deux fois au premier tour des playoffs, une complémentarité qu’on dit impossible entre les deux stars, un Stoudemire mauvais rapport qualité/prix, et un Carmelo critiqué. Attirer l’attention des médias est aussi synonyme d’attirer les critiques.

Mais cet été semble avoir été un renouveau pour les Knicks. Un recrutement pas sexy pour un sous, mais des joueurs de qualité et d’expérience. Pas de Steve Nash, ni de Jeremy Lin, mais un Raymond Felton discret qui se cherche depuis presque deux ans. Et puis, l’escouade de retraités, qui se retrouve pour ce qui ressemble à un dernier tour de piste ensemble : Jason Kidd, Marcus Camby, Kurt Thomas, Pablo Prigioni, et même Rasheed Wallace qui sort de sa retraite. Les spécialistes sont sceptiques, mais les Knicks leur donneront tort. Et plus que le début de saison tonitruant (6-1, dont une belle fessée infligée au champion en titre), c’est toute la mentalité de la franchise qui semble avoir changé. Dans la continuité du travail de l’an passé, Mike Woodson donne a cette équipe une autre dimension. On se souvient tous, que dès son arrivée l’an passée les choses avaient déjà commencé à changer quelque peu, étant plus impliqué en défense que sous les ordres de Mike D’Antoni (rien d’anormal), mais tout cela était trop frais pour offrir une réelle opposition au futur champion en titre au premier tour des playoffs 2012.

Le travail de Mike Woodson à la tête de Knicks s’avère payant

Une intersaison, un training camp, et de nombreuses heures passées dans le gymnase ensemble, les Knicks semblent mieux mettre en pratique les directives de leur coach. A l’image d’un Carmelo Anthony, qui a littéralement changé du tout au tout, se muant de scoreur pur à un joueur bien plus complet, altruiste, et qui donne le ton en défense même. C’est ce que l’on attend de lui, qu’il quitte ce rôle de shooteur à gogo pour évoluer enfin et devenir un bien meilleur joueur. Il faut dire qu’avec ses potes de la draft 2003 (Lebron, Wade, Bosh) désormais champion NBA, et une jeune génération incarnée par le Thunder qui s’est offert une Finale, Melo a sans doute pris du plomb dans la cervelle, par peur d’être le laissé-pour-compte. L’expérience olympique n’est pas non plus innocente dans ce processus d’évolution, et comme Tyson Chandler l’a raconté récemment, Carmelo Anthony est un tout autre joueur.

Plus encore que Melo, c’est toute une alchimie qui semble s’être créée à New York, et les pourtant critiqués vétérans n’y sont étrangers. C’est aussi en cela que l’on voit que le groupe est plus mûr, plus mature, plus posé sans doute. Même le fantasque JR Smith semble s’être calmé sur les virées nocturnes et prend au sérieux les entrainements. Résultat ? Il pratique le meilleur basket de sa vie, et se positionne comme un des plus légitimes candidats au titre de meilleur sixième homme. Il faut dire que des joueurs comme Jason Kidd ou Rasheed Wallace, ils en ont vécu des choses, et savent pourquoi ils sont là. De même que Raymond Felton, qui évoluait à un niveau All Star dans sa première pige à New York avant d’être envoyé à Denver, puis Portland. Il est en quête de rédemption, et se révèle être la bonne pioche des Knicks : shoot longue distance, passes, dribble, et surtout altruisme, Felton est une valeur bien plus sûre qu’un Jeremy Lin. Quand on y rajoute un Jason Kidd, et un Pablo Prigioni, le backcourt est assuré par des joueurs d’équipe avant tout, et cela ne peut être qu’une bonne chose pour NY.

Un backcourt altruiste, un jeu d’équipe bien rodé

Autre constat intéressant, c’est celui de voir que malgré cette implication défensive, New York est l’équipe qui a le plus amélioré sa production offensive par rapport à l’année dernière. Dix points de plus par match, et cela passe par un jeu d’équipe extrêmement bien rôdé, toujours à la recherche de l’extra passe, mais aussi par la capacité des Knicks à dégainer à trois points. En tête de liste, l’incroyable Steve Novak, impossible à refroidir lorsqu’il est en feu, mais aussi JR Smith, Melo, Fetlon, et même Kidd qui se montre très bon dans ce domaine. Le match d’ouverture contre le Heat a parfaitement illustré ces deux points clés, l’altruisme et le shoot extérieur.

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Néanmoins, de nombreuses inconnues vont venir perturber la machine si bien huilé de Mike Woodson. Tout d’abord, un certain Amare Stoudemire, blessé pour le moment. Qu’en sera-t-il pour son retour ? D’un coté, on se souvient des deux dernières années durant lesquelles sa cohabitation avec Anthony fut des plus désastreuse. Et bon nombre de spécialistes seraient d’avis de lui demander de faire ses valises et d’écourter son séjour à New York, mais pour l’envoyer où ? Le souci du Stoud, ou plutôt le souci de NY c’est de lui avoir fait signer un contrat à la hauteur de son niveau de jeu de l’époque (fantastique attaquant, qui a mené les Suns en Finales de Conf en 2010 quelques semaines avant de signer son contrat), mais son niveau de jeu n’est plus à la hauteur de son salaire, et on se demande bien qui pourrait bien le récupérer. D’un autre coté, on peut aussi prendre en compte l’été de Stoudemire, passé à taffer avec Olajuwon son jeu au poste bas. De quoi nourrir quelques espoirs, sur une future meilleure entente entre les deux stars de l’équipe. NY n’a pas besoin du Stoud de Phoenix, qui aime bien évoluer loin du cercle et dégainer à mi distance, mais ne serait pas contre d’avoir une véritable force au poste bas. Autre point de satisfaction, la période faste du Stoud comme de Felton avait eu lieu lorsque ces deux là avaient évolué ensemble. Une entente retrouvée ? L’avenir le dira.

Quid de la cohabitation de Melo et du Stoud ?

Autre inconnue, l’endurance de cette équipe. Parviendra-t-elle à maintenir le rythme toute la saison ? Avec cette équipe composée de presque quarantenaire, il est légitime de se poser la question. On le sait, les Celtics par exemple sont depuis quelques temps une équipe de playoffs plus que de saison régulière. En SR, Kevin Garnett est beaucoup ménagé, de même que Paul Pierce, pour qu’une fois arrivé en post season les jambes soient en assez bon état pour supporter les 40 minutes dont Boston a besoin de leur part. Il en sera de même pour Woodson, qui devra ménager au mieux ses papys, et surtout éviter les blessures. Le retour de Shumpert fera du bien au backcourt, et n’obligera plus Kidd à débuter les rencontrer par exemple. Mais le souci se posera plus à l’intérieur, où la rotation n’est plus toute jeune (Chandler passe pour un jeune premier à coté des Sheed, Camby et Kurt Thomas). D’autant plus que pour pratiquer une défense digne de ce nom, il faut carburer à plein régime, et la fatigue accumulée pourrait affecter directement la défense et l’imperméabilité des Knicks, et donc leur réussite. Mais encore une fois, avec un Shumpert de retour, plus d’autres experts défensifs comme Tyson Chandler, Ronnie Brewer ou un Carmelo Anthony qui montre autant d’envie, NY en a encore sous le capot.

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Mais une seule et unique question demeure aujourd’hui : les New York Knicks peuvent ils réellement jouer le titre ? Difficile à dire. Ils peuvent en tout cas jouer quelque chose dans cette Conférence Est. Il n’y a aucun doute sur le fait que Miami sera au top, tout comme les Celtics qui se placent logiquement comme les outsiders légitimes quand les playoffs arriveront. Mais derrière, tout est un peu flou. Indiana et Philadelphie, que l’on attendait au top cette saison avec des effectifs extrêmement denses, sont pour le moins décevants sur ce début de saison. Les Pacers ont un clair problème à la mène et doivent regretter d’avoir préféré George Hill, un arrière shooteur de métier, à Darren Collison. Quant aux Sixers, sans Andrew Bynum, ils ressemblent à une équipe moyenne de shooteurs longue distance, dans laquelle un Evan Turner n’arrive pas à sortir la tête de l’eau et Jrue Holiday est le seul à surnager. Derrière, Milwaukee confirme un bon potentiel, Brooklyn a un joli effectif, et Atlanta ou Chicago ne sont plus les belles équipes qu’elles étaient. Une demi Finale de Conférence est un minimum pour ces Knicks, qui ont largement les armes pour y arriver. Ensuite, tout peut arriver, et c’est aussi là la magie des playoffs, mais une Finale NBA semble encore un peu loin. Pour le moment en tout cas.

Ces Knicks là peuvent avoir de belles ambitions à l’Est

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Quoi qu’il en soit, les Knicks ont réussi leur entrée et épaté pas mal de monde en ce début de saison. Un jeu d’équipe bien huilé, une attaque qui tourne à plein régime, une star qui semble enfin bosser pour le bien du collectif avant tout, et des précieux éléments à l’infirmerie qui ne demandent qu’à rejouer, les Knicks semblent avoir tous les atouts en mains pour réaliser une grande saison. Pour Melo comme pour l’effectif en général, prendre des années semble être le remède infaillible pour arriver à maturité, et les performances de la grosse pomme vont plus que jamais être scrutées à la loupe. Pourtant,  l’important n’est pas de bien démarrer mais de bien terminer …

Rendez vous en Avril, Big Apple.

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8 réflexions sur “La Grosse Pomme est elle mûre ?

  • RickieOnYT

    Sa ressemble un peu à la Linsanity en somme, un club que l'on attend pas mais qui a les atouts pour plaire à beaucoup de gens comme en énerver certain par un style de jeu risqué …je me trompe ?

  • Guillaume (BI.com)

    La différence, c'est que les Carmelo, Kidd, Sheed, et les nombreux autres ont un vrai CV derrière eux.

    Cette réussite n'est pas un concours de circonstances mais de talents ! :)

  • knicksforever

    super annalyse encore une fois ;)

    PS: je ne pense pas que ce soit comparabl a la Linsanity, qui était plus un effet de mode intense mais sans réelles base. Là les knicks nous montrent qu'ils sont efficaces et sérieux et leur style de jeu n'est pas si rsqué que ça quand on voit les matchs de début de saison .

  • monocle

    stoudemire va tout arrêter malheureusement, il ne rentre pas du tout ds le collectif

  • Meloman

    Les amis , si Stoudemire suit l'enthousiasme de l'équipe , cela ne peut que bien marcher , je pense qu'il faut arrêter les critique ; arrêter de tout lui mettre sur le dos . Avec Shumpert en renfort qui pourra jouer titulaire,ce qui vas donner a New York J.Kidd qui sera arrière de luxe sur le banc. Sheed se débrouille très bien malgrès deux années sans jouer. Si Stoudemire arrive a faire les critiques ,et un MEL0 qui continue comme sa et continue a être un sérieux canditat pour un potentiel titre de MVP tout sera OK et NY vas prétendre au titre sans problèmes. Sinon très bon article , super analyse.
    #GOKNICKS

  • Basket Infos

    Comme toi je pense que le retour de Stoud ne sera pas un problème bien au contraire, il devrait se mettre au diapason . Dans le duo Melo-Stoud pour moi le souci était Melo, mais il a vraiment changé, donc ce devrait être tout bon pour les Knicks

  • Meloman

    T'as raison , mais Melo joue plus collectif , chercher a rendre ses coéquiper meilleurs, il défend tout en gardant un bon scoring. Contre Memphis par exemple , Stat aurait été vraiment utile , quand on voit tous les rebonds offensifs de Randolph… Je pense que Stat peut être un bon atout sur ce point la (REBOND) . Il sera aussi utile en attaque sous le panier grâce a un bon jeu au poste , et comme ca Melo poura enfin jouer 3 .

  • Ben

    Très bon article! Malgré que je suis fan des knicks, mon avis ne sera pas réellement objectif, mais sincèrement cette équipe avec un tel roster peut voir grand cette saison! A mon avisn ça sera cette saison ou rien vu l'âge avancé de certains joueurs… Mais après l'expérience fera effet en playoffs, et malgré leur perte d'énergie pour les trentenaires, le mental sera présent et servira aux jeunes joueurs comme Shumpert, Melo, Smith qui ne sont pas vraiment habitués à passer plus du premier tour… Mais l'arrivée de Stoud et Shumpert (j'adore sa nouvelle coupe) fera le plus grand bien, l'équipe pourra tournée comme il faut et jouera sans doute la tête d'affiche!!! Soyons sérieux, Miami sans intérieurs se fera bouffer pas Stoud, Chandler, Melo au poste 4 etc
    En tout cas, GO Knicks!

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