Preview

Preview playoffs NBA 2012: Grizzlies – Clippers

Opposition de style et de mentalité dans cette série de playoffs, qui pourrait bien être la plus disputée et explosive de ce premier tour. D’un coté, Lob City, Los Angeles Clippers, « Dunk, Hype and Basketball », sous l’impulsion d’un duo Chris Paul & Blake Griffin au top, les Clippers n’ont plus à rougir de la comparaison avec les Lakers. Quand aux Grizzlies, la surprise de l’an passé, à eux de montrer que la post season 2011 n’était pas un feu de paille mais bien la première étape d’une belle ascension vers les sommets.

Preview et bilan avant le début des hostilité dimanche soir.

Poste par poste

Meneur du jeu

Coté Los Angeles, on est pas mal fourni sur ce poste avec Chris Paul, rien que ça. Super saison de CP3, qui comme on attendait de lui est présent au scoring pour soulager Griffin, comme à la passe pour l’alimenter correctement. Là où Griffin avait redémarré un moteur endormi depuis longtemps la saison dernière, Paul lui l’a fait carburer. Ajoutez à cela un nouveau titre de meilleur intercepteur de la ligue ainsi que de nombreux paniers clutch et vous comprendrez le bilan des Clippers cette année (40 – 26).

En face de lui, le client n’est pas calibre Hall of Famer mais il est dangereux tout de même. Mike Conley pourrait même être appelé le Chris Paul du pauvre, car le meneur des Grizz’ est plus jeune et un peu moins talentueux, mais il évolue dans le même registre que Paul : super intercepteur, un excellent shoot, un très bon passeur. De plus son pick & roll avec Gasol est tout bonnement un des meilleurs de la ligue. Un match up à suivre de très près.

Arrière

A ce poste là, Memphis comme les Clippers n’ont peut-être pas les joueurs les plus sexy de leur roster à voir jouer mais ils sont des éléments clés. Chez les Grizzlies avec son poste de titulaire, Tony Allen a enfin été accrédité du titre officieux de meilleur défenseur extérieur de la ligue, qu’il peinait à obtenir avec sa position de remplaçant à Boston, malgré ses qualités. De plus, offensivement il est plus que correct, ne force pas souvent les shoot et joue juste. Il connait son rôle et s’y tient, c’est-à-dire défendre, encore et toujours, et apporter de temps en temps des solutions en attaque.

Randy Foye quant à lui n’a pas eu une saison facile, mais est bien revenu récemment, et à même gagné une place de titulaire avec un efficacité et une forme du moment tout à fait satisfaisante. C’est un super shooteur, notamment à trois points, qui pourra prendre le relais de Paul ou Griffin éventuellement, pour mettre sa vingtaine de points si l’un des deux patinent.

Il est important de noter également que bien que Mike Conley soit un excellent défenseur, il ne serait pas du tout improbable de voir, tout le temps ou simplement par séquence, Tony Allen défendre sur Chris Paul, car Foye n’est pas un arrière très grand et par conséquent Conley pourrait le défendre sans problème.

Tony Allen, atou premier des Grizz’ en défense. 

Ailier

Ici, le match up est plutôt à l’avantage des Grizz’. En effet, Caron Butler est un très bon élément et à fait un départ canon en début de saison. Seulement, ce n’est toujours pas son niveau de All Star que Dallas avait recherché en le recrutant en 2010 ou les Clippers cette année,  et même sa fin de saison paraît bien morne. A l’inverse, Rudy Gay a joué à un niveau All Star cette saison, tant bien que sa non convocation à Orlando pour le match des étoiles fut un peu injuste. Toujours est-il qu’en plus d’être un énorme dunkeur et un excellent shooteur, Gay a montré souvent un certain leadership dans cette équipe, et répond souvent présent dans les moments où on a besoin de lui. De plus, il reste un super défenseur et un des joueurs les plus athlétiques de l’équipe.

Lui le grand absent de la campagne 2011 de Memphis en playoffs, dont on se demandait si l’équipe ne tournait pas mieux sans lui, à fait taire tout ses détracteurs, et sans doute qu’il aura à cœur de se rattraper cette année et de sortir ses tripes pour faire au moins aussi bien que l’an passé.

Ailier fort

Si opposition de style il y a, c’est bien dans la raquette qu’on peut le remarquer, et à commencer au poste 4. Entre Blake Griffin et Zach Randolph (qui devrait être titulaire), c’est le Ying et le Yang, le Lin et le Yao. Griffin taffe ses moves et en a montré de pas mal récemment, mais il est encore critiqué, par Charles Barkley notamment, pour ne pas avoir développé encore justement un assez bon niveau technique et une variation plus grande dans son jeu près du panier. A l’heure actuelle, sa (presque seule) force réside dans le pick & roll avec Chris Paul, véritablement dévastateur de par ses qualités physiques. Et même si la hype s’est empressée de le hisser au rang de super star, son jeu sur le terrain est là pour rappeler qu’il n’est qu’un sophomore et qu’il a une grande marge de progression, en atteste le fait qu’il ne touche presque pas la balle dans les dernières minutes d’un match serré, la faute à son jeu pas assez varié encore une fois. Mais Chris Paul est là pour faire le job, donc pas de soucis.

Seulement en face de lui, Randolph est un véritable expert en la matière, sans doute lorsqu’il est en forme le meilleur joueur au poste bas. Il est tout l’opposé de Griffin : lui n’a pas sa dimension physique, mais la palette de move est tout simplement impressionnante (Duncan et McDyess s’en souviennent …) et comme on dit aux States, « this guys got balls ». Dans les moments chaud bouillant en playoffs, le go to guy ce fut lui. La seule interrogation réside sur sa forme : blessé un bon moment de la saison, pourra-t-il retrouver son niveau de l’an passé ?

Un palier à franchir pour Griffin avec les playoffs.

Pivot

Et on continue dans l’opposition de style ! Alors que Deandre Jordan est un des joueurs les plus athlétiques de la ligue, sans même parler de sa taille, et qu’il adore jouer flashy, gros dunk, grande gueule et limité offensivement, Marc Gasol lui est un modèle de sobriété et d’efficacité. Non seulement c’est un super défenseur, mais il a cette touche technique, à l’européenne comme pourrait le dire l’expression à la mode. Tout en finesse, Gasol est très à l’aise sur hook shoot notamment ou sur d’autres multiples moves. De plus, son tir à mi-distance est sans doute le plus fiable parmi les pivots, son efficacité dans cette position en tête de raquette est excellente, rendant son association avec Conley sur pick & roll ce qu’elle est aujourd’hui : une des plus efficaces de la NBA.

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Les bancs

Deux super bancs dans cette série ici aussi.

Pour Memphis, le leader se nommera OJ Mayo. Cette saison, il a clairement accepté sa place de 6e homme et semble avoir digéré la perte de sa place de titulaire. Aussi, il joue juste, son shoot est excellent, il adore pénétrer et affoler les défenses et répond souvent présent en fin de match. Une arme offensive non négligeable pour Memphis. On pourra également compter sur une paire d’intérieur intéressante à suivre : Dante Cunnigham et Marreese Speights. Aucun n’est un monstre tant offensivement que défensivement mais ils ont bien pallié à la blessure de Randolph (et Darrel Arthur) cette saison. C’est en playoffs qu’on verra si l’un des deux pourra sortir de sa boîte et sortir un gros match pour aider Memphis. Dans le désordre et pas certains de jouer à tous les coups, on peut également citer Gilbert Arenas, qui tentera de se refaire une santé, Quicy Pondexter, ou encore Lester Hudson et Jeremy Pargo qui auront une pièce à jouer sur le poste de meneur peut-être, le premier étant un meneur qui adore pénétrer et le deuxième un joueur plus athlétique qui a déjà montré de belles choses.

Un seul regret, le départ de Sam Young, véritable dynamiteur des Grizzlies en playoffs l’an passé, pas une force offensive mais un joueur aussi explosif et physique n’aurait pas été de trop contre les Clippers.

De l’autre coté, pour la bande à Chris Paul, on comptera bien sûr sur Mo Williams et Nick Young. Mo est un pur shooteur extérieur en sortie de banc, tandis que l’ancien Wizard a une palette offensive bien plus étendue et pourrait créer les désordres dans la défense de Memphis, et même si on ne l’a pas vu à 100% pour l’instant, ses qualités de scoring sont indéniables. Egalement, Eric Bledsoe, l’ancien pote de fac de John Wall, s’est refait une santé en fin de saison et à montré que Del Negro avait eu tort de l’oublier. Lui aussi est un meneur de poche mais monté sur ressort, mais certainement pas une menace offensive terrifiante. Quant à Kenyon Martin ou Reggie Evans, ils seront là pour faire se reposer les titulaires mais il ne faut pas trop compter sur eux pour sortir des perf’ mémorables en sortie de banc. Ils seront plus précieux au rebond et en présence dans la raquette qu’en attaque.

Nick Young pourra-t-il retrouver ses qualités offensives ?

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Les clés du matchs

–          La défense de Memphis sur les shooteurs extérieurs : les Clippers adorent shooter à longue distance, on le sait, et pour peu qu’ils soient dans un bon jour les points peuvent s’empiler rapidement. Seulement Memphis possède un des meilleurs back court défensifs de la ligue et des joueurs vifs capables d’aller gêner les shooteurs. Si ils y arrivent, les Clippers se retrouveraient à s’en remettre à Chris Paul, qui ne pourra pas passer sa série entière à sauver le bateau de la noyade. Faire chuter le pourcentage de shoot à 3pts des Clippers les troublerait au plus haut point.

–          Le duel des bancs : dans une équipe comme dans l’autre, tous les starters ne peuvent pas sortir des grosses perf au scoring, et la forme du banc d’un coté comme de l’autre sera décisive. Particulièrement on suivra les performances de près de Mayo, Mo et Young.

–          La défense de Memphis sur les extérieurs : mis à part la vingtaine de points qui vient de Blake Griffin, le reste du scoring vient en grande partie des extérieurs (Paul, Mo, Young, Foye, etc). Manque de chance, Memphis excelle dans la défense des extérieurs. Une bonne perf’ défensive sur les lil’ guys des Clipp’ peut s’avérer payante surtout si en contre-attaque les flèches que sont Mayo, Allen, Conley, Pargo et les autres enquillent les points.

–          La défense des Clippers sur les intérieurs : A l’inverse, Memphis s’appuie beaucoup sur son duo d’intérieur phénoménal, qui à éjecté les Spurs des playoffs l’an passé. Plus que jamais, Deandre devra concentrer toute son énergie à déjouer les plans de Gasol ou les pick & Roll des Grizzlies. Il a la taille pour gêner Gasol, y’a plus qu’à. Quant à Griffin, devenir un très très grand joueur passe par exceller en défense un minimum. Et encore une fois, il a l’avantage au niveau de la condition physique pour déranger Randolph. Que Duncan ou McDyess n’y soient pas arriver, d’accord, mais Griffin est supposé être en meilleur état.

Mayo doit assurer le scoring en sortie de banc

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Facteurs X

–          Zach Randolph, coté Memphis. Énormément dépendra de lui, et de la forme qu’il aura dans ces playoffs après la grave blessure qui a entachée sa saison. Si il peut redevenir ne serait-ce que les deux tiers ou les trois quart du joueur de playoffs de l’an passé, avec un Rudy Gay a coté de lui pour assurer le reste, Memphis à toutes ses chances.

–          Randy Foye, qui va avoir très fort à faire avec un Tony Allen ou un Mike Conley sur le dos. Mais si il arrive à garder sa production de la fin de saison, et qu’il parvient à apporter du scoring cela concentrerait l’attention un peu plus sur lui, et moins sur Chris Paul ou Blake Griffin. Tout benef’ pour les Clipps’

Randolph retrouvera-t-il le fantastique niveau qui était le siens l’an passé ?

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Une réflexion sur “Preview playoffs NBA 2012: Grizzlies – Clippers

  • LSKILLERNBA

    Une série qui s'annonce explosive !!

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