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Mike Pietrus: aux JO ce qu’il a manqué c’est moi

Dans une nouvelle interview Mike Pietrus est revenu sur les Jeux Olympiques de Londres et sa non sélection et son avenir proche.

 

On parle de vous pour intégrer plusieurs équipes NBA. Pouvez-vous nous donner des précisions quant à votre avenir ? 

 Je n’ai pas d’information à ce sujet, sinon, je vous les aurai données. Mais il n’y a pas d’info (rires). Ce que je peux vous dire, c’est que je suis sur de bonnes pistes, avec deux équipes à l’Est. J’aurais pu signer un contrat il y a deux-trois mois de cela. Après, financièrement, ce n’était pas ce qui m’intéressait. Mon but était de réparer mon genou. Charge à mon agent de faire sa part du boulot. Je lui fais totalement confiance.

 

Le contrat qui vous avait été proposé il y a quelques mois provenait-il des Celtics, comme avait pu le dire la presse américaine ?

 Non… Il y a deux-trois mois, j’étais en contact avec de grosses écuries dont je ne peux pas prononcer le nom. Vous savez, je suis comme Apple, je ne révèle jamais mes secrets (rires). Non, franchement aujourd’hui je retrouve le sourire. Le plus important, c’est que je sois rétabli. Et de vous (les journalistes) voir aussi. Ça faisait des années que je ne vous avais pas vus. Ça fait plaisir de vous voir. Je vois que vous n’avez pas trop grandi. Il y a des cheveux blancs qui ont poussé, comme pour moi (rires)…

 

Un mot sur l’équipe de France ? Avez-vous encore en travers de la gorge

 (Il coupe) Pas du tout. Je suis sans rancune à propos de l’équipe de France. Je suis avec l’équipe de France. Mon frère  y joue, mes potes, Tony, Boris … Mon but ? Un retour en équipe de France. Ce serait pas mal. Et pouvoir se faire respecter. Je pense que l’équipe de France, sur ces quatre dernières années, avec Vincent Collet, a fait un très beau parcours. Je pense que si je retrouvais cette équipe, ce serait un gros plus. Mon but ne serait pas, comme quand j’avais 23-24 ans, de prouver. Je pense qu’à 31 ans, on a tout prouvé. Maintenant, je pense aussi à ma reconversion. Dans cinq ans, j’arrête le basket. Il est temps (rires).

 

Vincent Collet avait justifié votre non-sélection en expliquant que vous risquiez de perturber l’équilibre de l’équipe de France. Aviez-vous compris cela ?

 En fait, je n’avais pas vraiment compris qu’on puisse juger un joueur qu’on n’a jamais coaché, comme si j’étais encore le joueur que j’étais à 23-24 ans. Aujourd’hui, j’ai 31 ans, je suis responsable de deux enfants. Je ne suis plus du tout la même personne. Personnellement, je lui accorde toujours mon respect, comme à n’importe qui d’autre. Donc je pense que je mérite aussi son respect. Vincent Collet, c’est quelqu’un à qui je sers la main quand je le vois. Parfois je lui fais la bise. Comme il veut (rires). Ça ne me dérange pas. Ça me fait penser au titre d’une émission de télévision, «On ne peut pas plaire à tout le monde»… Donc voilà, c’est la vie, c’est comme ça. Si je reviens en équipe de France, ce qui aura été dit avant… Moi je grandis. Si je revenais, ce serait pour atteindre un objectif : remettre la France sur les bons rails et gagner. J’ai envie de gagner avec l’équipe de France. J’ai toujours voulu gagner. Donc voilà. C’est dommage.

 

Avez-vous eu l’occasion d’en parler avec le sélectionneur national ?

 Non, je n’ai pas envie de jouer à Tom et Jerry ! Ça ne m’intéresse pas, à 31 ans, de dire des choses dans les médias… Ça ne m’intéresse plus. Aujourd’hui, j’ai grandi. Je le répète, je suis responsable de deux enfants. Mes faits et gestes, tout ce que je dis dans les médias, ils vont le lire, le comprendre. Donc je pense plutôt à leur éducation qu’à moi-même. Je suis conscient que quand j’avais 22-23 ans j’étais un peu fou. J’en suis conscient. Vous pouvez demander à Florent Piétrus, il vous le confirmera. Mais j’ai grandi maintenant. 31 ans ! J’ai des cheveux blancs maintenant (rires).

 

Avez-vous quand même suivi le parcours de l’équipe de France aux Jeux Olympiques ? Si oui, que lui a-t-il manqué selon-vous ?

Franchement, ce qui lui a manqué, je vais vous le dire : c’est moi (rires). Je ne vais pas vous le cacher. J’ai même pleuré devant l’écran parce que je savais que c’était peut-être la dernière campagne de mon frère. Ça m’a beaucoup touché. L’équipe de France a fait un très beau parcours. Même si je n’étais pas dans cette équipe, que je l’ai vu depuis mon canapé, le match de l’Espagne, je l’ai encore en travers de la gorge.

 

Pour la suite, vous préféreriez rester en NBA ou revenir en Europe ?

 La NBA bien sûr. Jouer cinq matches par semaines, avec le challenge quotidien qu’il y a, ça me plait beaucoup. Maintenant, un retour en Europe ne me dérangerait pas. Ce ne serait pas une descente aux enfers. J’ai passé dix ans en NBA, dix bonnes années, donc ça ne me dérangerait pas.

Par Christophe Remise pour Sport24

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5 réflexions sur “Mike Pietrus: aux JO ce qu’il a manqué c’est moi

  • Gregs

    Ca lui fait quel âge? lol

  • 2pakpak

    Il à bien raison ! quel débile ce vincent collet, avec Noah blesser il se permet de virer pietrus –''

  • philou042

    Mike Pietrus: aux JO ce qu’il a manqué c’est moi ça va les chevilles sont pas trop gonflées ?

  • ClementSF

    Le titre de l’article est tapageur. Il fait passer MP pour quelqu’un d’arrogant, et ne reflète pas le contenu de l’interview..c’est dommage..C’est quelqu’un qui à l’air complètement dévoué à l’équipe de France et qui n’est pas du tout rancunier. Je pense que cela aurait été mieux de mettre en valeur ces qualité la..

  • Max

    31, mais pas sur ;)

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