[5 Keys] Grizzlies @ Blazers – 12/03/2013
Après de nombreux mois d’absence voilà le retour de mes [5 Keys], ces articles qui vous aident à décortiquer un match NBA en 5 points. Je reprends ma bonne vieille habitude avec le Blazers vs Grizzlies d’hier soir, remporté par Memphis 97-102, malgré un Damian Lillard chaud comme la braise dans le money time.
1. Damian Lillard est en nets progrès
Vous commencez à me connaître, je n’aime pas juger un joueur sur ses stats, je ne le ferais donc pas en ce qui concerne Damian Lillard (les voilà tout de même pour les accrocs des chiffres : 30 pts à 8/17, 1 rbd, 7 passes & 2 bps en 38 mins). Si les chiffres sont de bonne facture pour un rookie, ils restent dans ce que le Blazer peut produire de temps en temps depuis le début de saison. Toutefois, ce que j’ai remarqué durant ce match, c’est la nouvelle maturité dont fait preuve le joueur de Portland. En attaque, Lillard ne force plus comme on avait pu trop le voir faire fin 2012, il respecte les systèmes, joue pour son franchise player LaMarcus Aldridge alors qu’il avait tendance à le zapper sur certaines actions cruciales à l’image d’un Russell Westbrook avec Kevin Durant. Le futur ROY est sur le bonne voie, et ca fait plaisir.
2. La stat : la réussite offensive des intérieurs de Memphis
22/35 dans le champ, un total de 53 pts pour Zach Randolph, Marc Gasol et Ed Davis, soit 62.9% de réussite pour les trois intérieurs utilisés par Lionnel Hollins afin d’user la raquette faiblarde de Portland (Aldridge est soft et n’est pas un grand défenseur, Hickson n’est pas un vrai pivot et n’est pas un grand défenseur et sur le banc … Freeland devrait plus jouer afin de donner un semblant constance car Leonard semble perdu une fois sur le terrain). Tactique payante pour le coach des Grizzlies.
3. Le Facteur X : Ed Davis
Hier je taxais Ed Davis de « perdant » parmi les joueurs transférés cette saison … au vu de ce match, je pense que je pourrais changer d’avis. L’ex-Raptor a été impressionnant de présence physique et de bonnes mains durant les minutes qu’il a passé sur le terrain. Au final, en échange de Rudy Gay, Memphis a récupéré 2 joueurs devenus importants dans le bilan impressionnant de la franchise du Tennessee réalisé depuis quelques semaines : un Tayshaun Prince pour remplacer poste pour poste le nouveau Franchise Player de Toronto, et Ed Davis afin de faire oublier Marreese Speights parti dans l’Ohio au mois de janvier. Toutefois, si le néo-Cav était un joker offensif de grande classe en sortie du banc de Coach Hollins, sur le plan défensif, il laissait plus des trous béants qu’autre chose. Tout le contraire de Davis qui fait parler l’éthique de travail qui l’a fait sortir du lot à North Carolina … une très très bonne pioche pour Memphis.
4. Le MVP : Mike Conley
Une fois de plus, Mike Conley a rayonné sur le match. 14 pts, 4 rbds, 15 passes, 4 ints et seulement 3 bps en 35 minutes. D’entrée de match, il a profité des lacunes défensive de son opposant direct pour faire les décalages afin de servir les caviars maison à ses coéquipiers (si en attaque il s’améliore, Lillard ressemble un peu trop à Speights en défense) avec 6 assists dans le premier quart temps. Ensuite, avant le money time qui a mis en valeur le rookie des Blazers, le Buckeye a régné sur le match sur le plan défensif (bien aidé comme toujours par Tony Allen), pour terminer le game en maintenant le calme dans la maison Grizzlies … je me répète une fois de plus, Conley fait partie de ces joueurs dont les stats ne reflètent pas leur empreinte sur le jeu de leur équipe … et ce fut le cas une fois de plus ce soir à coup de sang froid, défense et lecture du jeu.
5. Nicolas Batum est vraiment diminué
Cela fait de la peine de voir Nicolas Batum autant diminué sur un match NBA. Toujours gêné par sa blessure au poignet, le Français n’apporte plus ce qui lui avait permis de rentrer dans les conversations pour une sélection au All-Star Game il y a quelques semaines. Cependant, Nico est toujours là et aide son équipe comme il peut, en défense, au rebond, à la création, mais dans les intervalles, l’attaque du cercle et le shoot extérieur l’ancien manceau n’a plus l’aura qu’on lui avait connu un peu plus tôt cette saison. Plusieurs fois durant le match on l’a vu se tenir cette « maudite » articulation qui le freine … et son coach lui a même offert l’occasion de mettre son premier point en seconde mi-temps en shootant le lancer franc d’une faute technique sifflée aux Grizzlies. Au final, c’est triste, car avec un Batman en bonne santé, qui sait si la franchise de l’Oregon se serait qualifiée en playoffs ?