[5 Keys] de la victoire difficile des Knicks sur les Celtics
La saison régulière terminée, les choses sérieuses commencent pour les Knicks. Incapables de gagner une série de playoffs depuis 1999, tout porte à croire que cette année il y a le roster pour faire croire les fans exigeants du Madison Square Garden. Face à des Celtics surmotivés, ils ont douté durant une trentaine de minutes avant de faire parler leur défense d’antan et asphyxier le jeu offensif de Doc Rivers et l’emporter 85-78.
Voilà mes 5 clés de ce match.
Note : La défense gagne les matchs
Partis dans un match offensif sans véritable identité, les Knicks sont revenus de leur vestiaire avec une autre mentalité après la pause. Même s’ils ont proposé une attaque « affreuse » en troisième quart temps (dixit Mike Woodson), la mentalité défensive était bien de retour pour les joueurs du Madison Square Garden. Durant les 9 premières minutes du troisième quart temps, les New Yorkais encaissent seulement 10 points ; si Boston a réalisé alors un 11-1, c’est bien les bleus et oranges qui ont repris le dessus avec une grosse intensité et des rotations défensives limites dignes de l’Euroleague. En manque d’un vrai meneur pour gérer ce type de situations, Doc Rivers voit son équipe perdre 8 ballons dans le dernier quart-temps. Au final, Boston ne marque que 25 points durant les 24 dernières minutes du match, insuffisant pour venir à bout de Knicks en mode warriors.
MVP : Jason Kidd
Jason Kidd n’est pas le meilleur marqueur, rebondeur ou passeur de son équipe cet après-midi, mais c’est bien sous l’impulsion de leur meneur vétéran que les Knicks sont restés dans le match en première mi-temps, avant de voir le champion NBA 2011 terminer le travail. 8 pts, 5 rbds, 3 passes, 3 ints & 0 bps en 35 minutes et des efforts à montrer en exemple à toutes les jeunes stars prétendues de notre basket moderne, n’hésitant pas à se jeter sur le parquet pour initier une contre-attaque ou encore de sauver un ballon à la limite (gentils les arbitres) du retour en zone. Comme un symbole, dans le money time, c’est lui qui réalise la rotation sur un Kevin Garnett mesurant 20 cms de plus que lui, avant de faire perdre le ballon à KG. Respect Mr Kidd, mais il ne faudra pas le faire jouer autant de minutes tous les soirs.
Note : un Melo clutch finit le travail
Auteur d’un magnifique début de match avec 10 pts à 4/4, Carmelo Anthony termine la première mi-temps sur un horrible 2/11 pour 9 pts. Forçant tout ce qu’il peut, on a perdu le Melo magnifique du fin de saison. Toutefois, une fois le dernier quart temps arrivé, le Franchise Player des Knicks a retrouvé son aura de joueur décisif. Sur les 9 minutes qu’il a jouées de la dernière période, il score 8 points à 4/5, dont un shoot extérieur clutch pour donner 7 points d’avance à NYC à 1’21 à jouer, suivi de sa seule assist du match pour son pote Kenyon Martin alors qu’il ne reste que 40 secondes de jeu.
Note : Prigioni manque cruellement
Une fois de plus, Prigioni a prouvé son importance dans le système des Knicks. Cette fois par son absence (blessé bêtement lors du dernier match de la saison à la cheville), le manque de l’Argentin s’est fait sentir d’entrée de match. Canalisateur et organisateur d’expérience, le rookie de 35 ans est ce plus pour Mike Woodson quand Jason Kidd n’est pas sur le terrain. Toujours à l’écoute du technicien new yorkais, il presse la remontée de balle adverse aussi bien qu’il engueule ses coéquipiers quand ils n’en font qu’à leur tête sur les phases offensives. La franchise de Manhattan ne peut continuer à faire jouer Papy Kidd 35 minutes par match … Vuelve Pablito, te extrañanan che !!
L’action symbole du match
Le contre de Kenyon Martin sur la tentative de dunk insultante de Jason Terry. K- Mart a réalisé un gros match en relais d’un Tyson Chandler hors de forme avec 10 pts, 9 rbds & 2 cts en 28 mins.