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Playoffs Preview : Miami Heat (1) vs Chicago Bulls (5)

Issac Baldizon/NBAE via Getty Images

Voilà donc les retrouvailles entre le Miami Heat, présumé futur champion NBA, et les Chicago Bulls, l’équipe qui les avait stoppé dans leur série de 27 victoires consécutives, les privant ainsi d’aller chercher le record NBA. Fraîchement auréolé d’un quatrième trophée de MVP, Lebron James va tenter de mener le Heat vers une troisième Finale de Conférence consécutive, mais une chose est sûre : même décimé par les blessures, Chicago devrait offrir une bien meilleure opposition au champion en titre que ne l’ont pu faire les Bucks au premier tour. Histoire de forcer Miami à aller puiser dans leurs ressources.

Bilan du premier tour

Nathaniel S. Butler/Getty Images

Pour les Bulls, on ne sait même plus si la fameuse « Patrick Ewing Theory » s’applique. Un principe qui nous dit qu’en principe une équipe joue parfois mieux sans son franchise player, à l’image des New York Knicks qui ont atteint les Finales NBA en 1999 avec Patrick Ewing blessé. A Chicago, Derrick Rose n’est pas là, mais Luol Deng aussi à dû quitter ses partenaires sur les derniers match du premier tour pour se faire opérer, tout comme Kirk Hinrich, et même Nate Robinson, Taj Gibson ou Joakim Noah ont dû jouer avec les effets de la grippe ou d’un pied qui a du mal à a guérir. Et pourtant, la victoire fut au bout.

Certes, cette équipe des Brooklyn Nets a quelques défauts, et son lot de responsabilités dans cette série, perdu honteusement chez eux au cours d’un Game 7 décisif, mais il serait injuste de ne pas mettre cette qualification au crédit des Bulls. Sans aucune véritable star, et toujours emmerdé par les blessure, Tom Thibobeau a fait jouer son équipe comme toute la saison : grosse défense, et super exécution des systèmes. Même avant les deux derniers matchs de la série durant lesquels Noah s’est enfin réveillé au scoring, il s’était montré très précieux en compagnie de Nazr Mohammed, Taj Gibson et Carlos Boozer en terme de défense à l’intérieur, protection du cercle, et rabattage au rebond. Une raquette bien gardée, complétée par une défense dans le périmètre pas en reste non plus, le secret d’une des toutes meilleures défenses de la NBA cette saison. En attaque, Luol Deng et Carlos Boozer ont su se montrer au niveau, avant que Joakim Noah et Marco Belinali n’apportent eux aussi une solide contribution sur la fin de la série, sans oublier le feu follet Nate Robinson.

Jesse D. Garrabrant/Getty Images

Du coté de Miami, ce premier tour fut presque une formalité. En face, Milwaukee, connu pour son catch & shoot et son efficacité sur pick & roll, n’a pas su développer ces aspects de leur jeu, et s’en est remis à beaucoup trop de jeu en un contre un, notamment pour Monta Ellis ou Brandon Jennings. Pour un résultat assez moyen, et quatre défaites douloureuses, synonymes d’élimination nette et sans bavure.

Mis à part le fait de posséder un Lebron James ou un Dwyane Wade, capable d’aller dynamiter la défense à n’importe quel moment, Miami a pu également compter sur une excellente contribution du banc, notamment Chris Andersen, Ray Allen, Shane Battier ou Norris Cole. Même si Milwaukee est arrivé à rester en vie sur les matchs, les Heat à su durant chaque rencontre donner le coup de rein qu’il fallait pour mettre les Bucks à distance et sécuriser la victoire, la marque d’une grande équipe toujours en contrôle. A noter également, le coup de mieux confirmé d’un Dwyane Wade, que beaucoup pensaient un peu fatigué après un début de saison poussif.

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Les Clés de la série pour Miami

Gary Dineen/Getty Images

– S’imposer au rebond offensif : C’est une des raisons qui explique le fait que Miami ait plié l’affaire aussi vite contre Milwaukee, le rebond offensif. Face à une raquette qui pourtant ne manquait pas de taille (Larry Sanders, Samuel Dalembert, John Henson, Ersan Illyasova, etc), le Heat a tout simplement montré plus d’envie, Dwyane Wade notamment très actifs dans ce domaine, sans même parle du Birdman, véritable plus-value dans la raquette et donc notamment pour obtenir des rebonds offensifs. C’est une question de gabarit, mais aussi d’implication et d’envie. De l’autre coté, Chicago possède de bons intérieurs et est très performant au rebond, mais passe parfois à coté, et n’arrive pas à concrétiser une bonne séquence défensive en concédant le rebond aux Nets qui en profitaient immédiatement. D’autant que décimés par les absences, les Bulls sont souvent obligés de faire jouer plus qu’ils ne devraient des titulaires précieux, et le facteur fatigue joue aussi beaucoup dans la lutte sous les panneaux.

– Étirer le terrain : Encore une fois, c’est quelque chose que Miami a été capable de faire, et quelque chose qui les a bien aidé pour réaliser ce sweep. Face à une raquette des Bucks qui jouait presque tout le temps avec deux grands intérieurs, Eric Spoelstra alignait souvent un cinq small ball. Conséquence directe, on se retrouve avec un intérieur qui doit garder un joueur qui joue dans le périmètre, et de ce fait, Miami a pu par exemple par séquence éloigner un Larry Sanders du panier pour faciliter les pénétrations, ou même ressortir pour des trois points grands ouverts quand Sanders préférait camper dans la raquette plutôt que de marquer son homme à la culotte. Ce sera la même chose face à Chicago, qui aime également jouer avec deux vrais intérieurs sur le terrain : mettre les shooteurs dans le périmètre, et laisser opérer James ou Wade en pénétration.

– Le facteur X : Dwayne Wade. Comme on l’a dit, Dwyane Wade est très bien revenu après un début de saison qui soulevait quelques interrogations. Incisif, efficace, propre au niveau de sa sélection de shoot, Wade fait souvent très mal au défenseur adverse, et est physiquement toujours aussi impressionnant et difficile à contenir. C’est surtout sur du jeu en ballon qu’il pourra se montrer précieux pour contourner la bonne défense des Bulls, et est tout à fait capable de limiter le scoring des arrières des Bulls, et ainsi enrailler la machine.

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Les Clés de la série pour Chicago

Jesse D. Garrabrant/Getty Images

– Imposer un challenge physique : Lorsque Chicago avait créé la surprise et stoppé la série du Heat, c’était de cette façon, en allant bousculer Miami tout en restant dans les limites autorisées. Et d’autant plus dans une atmosphère de playoffs, les Bulls préfèreront sans doute envoyer Miami sur la ligne des lancers francs, ne pas concéder de paniers faciles, et pourquoi pas dans le même temps tenter de les perturber mentalement, puisque Lebron James et consorts n’avaient pas beaucoup aimé cette attitude, et n’avaient pas su comment y répondre lors de cette fameuse défaite.

– Insister dans la peinture : Ce n’est pas nouveau, la grande faiblesse de Miami, c’est sa raquette. Même si l’addition de Chris Andersen a fait beaucoup de bien dans la rotation, et apporte beaucoup de taille sous les panneaux, il ne peut pas combler les brèches à lui tout seul. A l’inverse, la force des Bulls c’est leur jeu à l’intérieur, et leur paire de Big Men très talentueux, Carlos Boozer et Joakim Noah. L’un comme l’autre peuvent évoluer loin du panier à l’occasion, avec une bonne gâchette à mi-distance, mais qui sont au mieux de leur force à lutter dans la raquette. On a vu contre Brooklyn à quel point Boozer a su prendre le leadership en attaque, et sur le Game 7 on a même pu se rendre compte que Noah également pouvait se montrer très productif. Il faudra faire attention à ne pas se faire déborder en défense, comme on l’a dit plus tôt, par un Miami qui adore étirer le terrain, mais en attaque, eux aussi ne devront pas avoir peur de jouer sur leur forces.

– Le facteur X : Luol Deng. Récemment hospitalisé, et n’ayant ainsi pas pu disputer les deux derniers matchs de la série, il faut tout de même être optimiste pour Chicago puisque Deng pourrait reprendre la compétition au second match. Très efficace sur du tir en sortie d’écran, et agressif en pénétration, Deng c’est aussi une vraie belle assurance défensive et il faudra au moins ça pour (essayer de) stopper Lebron James. Bonne taille, belle carrure, assez costaud, il peut offrir une belle opposition au King, mais reste toujours à savoir s’il sera à 100%. Si c’est le cas, Thibodeau ne devrait pas s’en priver, des deux cotés du terrain, et Deng devrait être un facteur primordial pour les Bulls s’ils veulent remporter quelques matchs ou même créer l’exploit.

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Les Matchups à suivre

Gregory Shamus/Getty Images

– Joakim Noah vs Chris BoshEmbêté par une blessure sur le début de la série, on a vu Joakim Noah finalement trouver son rythme et s’impliquer en attaque, à tel point qu’il fut le go to guy dans le septième match décisif, avec une belle efficacité. En face de lui, Chris Bosh a découvert cette année le poste de pivot, mais n’en est pour autant pas un comme on l’entend au sens classique : malgré ses intentions de s’impliquer au rebond, il reste quand même un ton au-dessous du français des Bulls, véritable maître en la matière, et surtout Bosh préfère toujours évoluer beaucoup plus loin du panier. Trop irrégulier, Bosh peut tout de même dans un bon soir être suffisamment menaçant pour forcer Noah à s’aventurer hors de sa zone de confort. Mais il faut tout de même compter sur Chris Andersen pour régulièrement jouer Noah, pourquoi pas même plus que Bosh, rien que pour aller déranger le français sous les panneaux.

– Lebron James & Dwyane Wade vs les défenseurs extérieurs : On ne sait pas vraiment quel rotation pourra avoir Chicago, mais idéalement les Bulls espèrent pouvoir compter sur trois défenseurs en particulier : Jimmy Butler, Kirk Hinrich, et Luol Deng. En théorie, Thibodeau préfèrera Deng pour défendre Lebron, et Hinrich pour Dwyane Wade, avec un Jimmy Butler qui peut aussi les soulager et défendre sur les deux postes. Mais avec les récentes blessures, Butler a du rester sur le terrain pour l’intégralité des deux derniers matchs contre Brooklyn, afin de conserver un bon défenseur extérieur tout le temps sur le terrain. On espère que les blessures ne viendront pas gâcher ces différents duels, ce serait d’autant plus frustrant du fait que Chicago a les armes pour au moins tenir tête à ce Heat là.

– Nate Robinson vs Mario Chalmers & Norris Cole : Toute la question sera de savoir si Nate Robinson sera aussi bouillant que sur le premier tour, mais en partant du principe que ce sera le cas, et qu’il arrivera à se montrer aussi précieux au scoring, il aura fort à faire face à la paire de meneurs de jeu de Miami. Mario Chalmers comme Norris Cole sont de vrais bons défenseurs sur du homme à homme, et l’ont déjà prouvé. Quand on sait que les Bulls sont parfois en panne offensive sur de longues séquences, et s’en remettent souvent dans ce moments-là à Robinson, la bonne défense de Miami et la pression exercée sur lui pourrait faire pencher la balance.

Bilan

Forcément, cet affrontement aura un arrière goût de revanche, après que les Bulls aient brisé les rêves de record de Miami il y a quelques semaines de cela. Chicago avait montré une belle agressivité, peut-être même trop au goût du Heat qui était resté sur cette mauvaise note.

Néanmoins, plus que pour le contexte, c’est sur le plan sportif également que cette série sera sans doute très intéressante. Contre une défense très dense, Miami va pouvoir se tester réellement pour la première fois de la post season, et ira sans doute y perdre des plumes. Difficile de voir Chicago aller chercher la qualification et mettre fin à la saison du champion en titre, mais dans la grosse ambiance du United Center, il ne faudra pas s’étonner de voir les Bulls arracher vaillamment un match..ou plus.

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Une réflexion sur “Playoffs Preview : Miami Heat (1) vs Chicago Bulls (5)

  • iPsiiKo

    le heat est meilleurs sur une serie de match tres rapide ! regarder leur ratio de back2back 1 defaite je pense ! apres c'est vrai les bulls on stoppé le heat ! mais si toutjours pas de rose attention a un heat qui est dans les meilleurs shooting team de l'association ! les bulles ne scorent pas tant que ca !

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