Nando De Colo : ça fout les boules
Il est parfois difficile d’être un rookie en NBA et pourtant la fin de saison de Nando De Colo annonçait de bonnes choses pour les playoffs. Le Français était devenu le backup de Tony Parker mais il n’a disputé que 9 petites minutes en playoffs, toutes lors du premier tour. Il a exprimé sa frustration à La Voix du Nord
C’est vraiment pas facile surtout que le mois avant les playoffs, je jouais, 10-15 minutes derrière Tony. Puis je me suis retrouvé plus sur le banc plus que sur le terrain. J’ai joué au premier tour contre les Lakers mais en fin de rotation quand le match était gagné. Déjà, ça n’était pas facile. Et la série de Golden State, tu es en costard, voilà…
D’un côté, ça te fout les boules. J’étais venu ici pour jouer. Je me suis préparé toute l’année pour être présent pour les playoffs. Finalement, je ne joue pas… Le plus pénible, c’est que c’est un des assistants qui t’annonce que tu es en costard comme si c’était normal, sans qu’il ne se soit rien passé auparavant. Le matin du match, j’allais partir après le shooting et on me dit « Nando, ça va ? Ce soir tu es en costard. » Tu te dis, merde… Tu ne sais pas ce qu’il y a eu. Tu es juste passé d’un tour à un autre. Tu te demandes pourquoi toi, et pas un autre. Ce n’est pas évident du tout. Au début tu penses que c’est pour un match, pour deux. Les assistants te disent que tout peut changer et, en fait, rien ne change. Après, ce sont des choix de coaching.
Tant que ça gagne, il n’y a pas grand-chose à dire. Il y a peu d’entraînements collectifs, tu ne peux pas regagner ta place. J’essaye de garder le moral et je continue à travailler de mon côté. Je vais à la salle, je fais mes séances individuelles, de la muscu, du cardio. J’attends juste qu’on me dise, tu reviens dans la liste. Mais à mon avis, ça ne dépendra que d’une blessure. Ça va sûrement durer jusqu’au bout.
Malheureusement pour lui Cory Joseph fait de belles performances et Pop semble lui préférer Patty Mills en troisième meneur.
Propos recueillis par Sandrine Arrestier. Vous pouvez lire la suite de l’interview ici