Boris Diaw : C’est quelque chose d’énorme pour moi
Les Spurs attendent impatiemment leur adversaire pour la finale et Boris Diaw en a profité pour donner une conférence de presse avant ses premières finales
Vous étiez passé tout près des Finales NBA, avec Phoenix, puis San Antonio. Que représente pour vous le fait d’atteindre ce stade de la compétition ?
C’est quelque chose d’énorme pour moi. Comme vous l’avez dit, je n’étais passé pas loin puisque j’avais joué trois Finales de Conférence, mais jamais les grandes Finales. Je suis content de pouvoir, enfin, y participer. J’avoue que nous sommes très impatients d’y être parce qu’il y a encore pas mal de temps avant de jouer le premier match, en sachant que nous nous sommes qualifiés lundi dernier…
Si ce sont vos premières Finales, c’est en revanche la cinquième fois que la franchise de San Antonio y participe depuis 1999. Comment cela est-il vécu de l’intérieur ? Cela devient-il presque normal chez les Spurs ?
C’est ce que je me disais au début, qu’ils devaient finir par trouver ça normal à force d’y retourner si souvent. Mais cela fait quand même quelques années que San Antonio n’avait plus atteint les Finales, six ans je crois. Tony , Manu et Tim Duncan sont les seuls joueurs qui étaient déjà là à cette époque. Donc, ils sont quand même extrêmement contents de retrouver les Finales. C’est aussi un grand bonheur pour eux parce que ça faisait six ans qu’ils courraient après cela. Tout le monde est content.
Les Spurs font partie des meilleurs depuis plus d’une dizaine d’années. Comment expliquez-vous cette longévité au plus haut niveau ?
C’est un tout. Il faudrait passer en revue toute l’organisation… Je pense qu’ils ont du flair, ils savent faire les bons recrutements et ils choisissent des joueurs qui s’adaptent bien au jeu des Spurs et qui permettent à Gregg Popovich de faire sa mayonnaise, de sortir le meilleur de son groupe. C’est l’une des raisons de la réussite, l’équipe joue toujours de la même façon.
Estimez-vous que Tony Parker est actuellement au sommet de sa carrière et comprenez-vous qu’il ne fasse pas partie du premier cinq NBA de la saison ?
S’il est au sommet ? Oui, comme d’habitude (rires). Chaque année il progresse, chaque année il atteint un meilleur niveau. Je pense qu’il a encore passé une étape cette saison. Pour ce qui est des récompenses, c’est vrai qu’il était dans la course pour le titre de MVP, donc il aurait très bien pu être dans le premier cinq de l’année. Après, ça dépend de la façon dont les gens votent… Si c’est une injustice de ne pas l’avoir sélectionné dans le premier cinq ? Non, je ne crois pas. De toute façon, je pense que ça lui est égal d’être dans le premier ou le deuxième cinq de la saison. Ce qui compte, c’est qu’on soit en Finales et qu’on joue le titre.
Qui sortira vainqueur de la série Miami-Indiana ? Avez-vous une préférence au sujet de l’équipe que vous affronterez lors des Finales ?
Franchement, je ne sais pas ! J’aurais été tenté de dire Miami au départ, mais c’est vrai qu’Indiana a très bien joué à la maison et c’est une équipe qui ne réussit pas trop au Heat. Donc, je ne sais pas trop. C’est difficile à dire. Les deux équipes sont fortes, bonnes défensivement. Elles ont des atouts différents, puisque Miami est surtout basé sur l’extérieur, tandis que les Pacers ont Paul George, qui joue très bien, mais ils ont surtout le pivot Roy Hibbert. C’est un gros problème pour les Floridiens parce qu’ont du mal à l’arrêter. Donc je ne sais vraiment pas qui passera. Pour ce qui est de savoir qui je préfèrerais affronter, c’est dur à dire aussi. Ce sera difficile, que ce soit Miami ou Indiana.
Vous pouvez lire l’intégralité de la conférence de presse sur Le Figaro