Tony Parker : l’objectif, c’est de prolonger le plaisir jusqu’à 35 ou 36 ans
A quelques jours de l’Euro en Slovènie, Tony Parker s’est confié au Parisien Magazine sur sa fin de carrière et son après carrière (qui ne sera donc pas dans la chanson). Une carrière qu’il voit encore durer 4-5 ans
Est-il difficile de vieillir sur les parquets ?
Quand vous jouez contre des joueurs qui ont dix ans de moins que vous, ça fait une différence. Mais, pour l’instant, je ne le sens pas trop. Je fais très attention à tout : je prends soin de mon corps, je respecte les temps de repos, je veille à bien manger et à bien dormir. Au basket, les meilleures années, c’est entre 28 et 32 ans. Donc je suis dans la force de l’âge. J’espère jouer au très haut niveau pendant trois ou quatre ans et faire deux saisons supplémentaires, un peu en retrait. L’objectif, c’est de prolonger le plaisir jusqu’à 35 ou 36 ans.
Redoutez-vous le moment de votre retraite ?
Même si c’est une petite mort et qu’il y a un risque de vide, la reconversion ne me fait pas peur. Il faut savoir tourner la page. J’estime que j’ai eu beaucoup de chance dans ma carrière, elle a été incroyable. Je n’y changerais rien.
Préparez-vous déjà votre sortie ?
Si j’ai investi, en février 2009, dans l’Asvel (le club de basket de Villeurbanne, troisième du dernier championnat de France, NDLR), c’est pour préparer l’avenir. J’ai choisi ce club parce qu’il a une histoire et que la ville est passionnée de basket. Mais c’est aussi une question d’opportunité. Ça faisait un moment que je cherchais à investir dans le basket français.
Pourquoi en France ?
Je suis très attaché à la France ! C’est elle qui m’a formé, pas les Etats-Unis. Même si je veux continuer à vivre à San Antonio après ma carrière, c’est ici que je veux faire du business et redonner au basket ce qu’il m’a apporté.
Souhaitez-vous devenir entraîneur, comme Zinédine Zidane ?
Non, je ne me vois pas entraîneur. Tu passes plus de temps dans la salle de basket et dans la salle vidéo que lorsque tu étais joueur ! Je me vois plutôt manager : je veux diriger et administrer l’équipe, faire du marketing pour promouvoir la marque « Asvel », vendre des vêtements, faire connaître le club. J’ai envie de créer mon académie, de construire une grande salle de basket et de continuer à promouvoir le basket français.
L’intégralité de l’interview est à lire dans le Parisien magazine
C'est vraiment énorme ce que fait Tony pour le basket Français. Un grand merci pour le passé, le présent et l'avenir Mr Parker.