Jonas Valanciunas en difficulté à Toronto
Même si Jonas Valanciunas a passé un cap cette saison, il serait faux de dire que l’on ne reste pas sur notre faim, notamment après les perfs que le joueur a pu réaliser en summer leagues ou même à l’Eurobasket cet été.
D’un côté le jeune pivot marque plus (10,2 points par match cette année contre 8,9 la saison passée), mais il shoote plus aussi, et voir que son pourcentage a baissé de plus de 6% est plutôt inquiétant, et même s’il prend plus de rebonds (+2,5), on pouvait légitimement s’attendre à bien mieux de la part du Lituanien.
Hier, Valanciunas avait fort à faire face à Pau Gasol, et vu ce que coach Dwane Casey à confié au Toronto Sun, pas besoin de lire entre les lignes pour comprendre qu’il a été déçu.
« Il aurait du faire du gros boulot sur Gasol, et je pense que Chuck Hayes et Amir Johnson l’ont fait mieux que lui, sur ce matchup défensif. »
Les bonnes performances récentes de Amir Johnson (9,7 points, 6,4 rebonds et 1,5 contres sur les trente derniers jours), notamment au niveau défensif, desservent elles aussi clairement le temps de jeu de Valanciunas. En difficulté dans le jeu offensif sans ballon, le Lituanien peine régulièrement à bien se positionner sous le panneau ou à jouer le pick and roll. Quand l’on voit le gabarit du joueur (2,13m et 111 kilos), couplé à sa puissance, difficile de ne pas avoir un sentiment de gâchis.
Bien sûr, il est trop tôt pour juger définitivement ce joueur et le considérer comme un échec (rappelons que le le Lituanien a été choisi en 5e position de la draft 2012). On sait que les pivots mettent plus longtemps à arriver à maturité, et il ne faut pas oublier que Valanciunas n’est que dans sa deuxième année dans la ligue. Cela dit le coaching staff des Raptors commence à s’impatienter. Son temps de jeu en baisse ces derniers temps (23 minutes sur les sept derniers jours et seulement 14 minutes hier face aux Lakers), ne laisse présager rien de bon. A lui donc, de montrer désormais qu’il est à la hauteur du potentiel décelé en lui tant qu’il est encore titulaire à Toronto, sous peine de tomber vite dans l’oubli.
The time is now…