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Ranking #7 : les Spurs n’y arrivent pas, Brooklyn back in business

AP/Sue Ogrocki

1. Oklahoma City (36-10) : +4

Il y a deux semaines, les joueurs du Thunder tiraient la tronche. Privés de Westbrook, défaits à Utah puis Denver et avec un KD qui se mettait à croquer vigoureusement, on se demandait comment OKC allait pouvoir se remettre en route. Bah, on sait maintenant. Et la réponse vient toujours du même homme. Durant s’est mis en mode autocritique et, depuis, le chantier est gigantesque : 39 pts à 60% (dont 51% de loin), 6.1 rbs, 6.3 pds. Avec une pointe à 54, un triple-double (32/14/10) et même un double-double bien laid à San Antonio (36 pts, 11 bps). Sur la période, le Thunder est à 8v-1d. Le gamin shoote certes beaucoup (22.7 tirs/match) mais choisit nettement mieux ses moments et cherche d’abord à mettre en confiance ses partenaires. Surtout, et au-delà des chiffres, l’impression visuelle laissée par les hommes de Scott Brooks est bien meilleure tant la balle bouge mieux. Reggie Jackson (27 pts, 8 pds vs San Antonio), Ibaka (16.9 pts sur les 9 derniers matches) et même le gros Perk’ (shoot décisif vs Portland) aiment ça.

  • La prédiction : sur le parquet du Champion dès mercredi, OKC s’incline de peu. Mais deux jours plus tard, le Thunder se rattrape au Barclays Center et Durant finit son mois de janvier en beauté : 44 pts. Perkins valide et dunke sur KG.

 

2. Miami (32-12) : +1

Le champion dans toute sa splendeur. La maîtrise. La facilité. Sauf quand ils ont autres choses à faire. A Washington, le Heat enchaîne alors une troisième défaite de suite. Crise en vue ? Spoelstra pas loin de la sortie ? LeBron envoyé en D-League ? Que dalle. Les mecs avaient juste une soirée un peu plus sympa à la Maison Blanche donc le basket hein… Le King en a profité pour délirer avec Mme Obama, qui lui a même dunké dessus. Toujours dans le délire, James se prend même un poster par Sessions trois jours après, à Charlotte. Pas malin. LBJ et ses potes décident donc de retirer les fonds initialement prévus pour les Bobcats en repartant avec la victoire. Y’a des limites. Depuis, Wade ronronne sur le banc (3 matches en 15 jours), Bosh le dino assure l’intérim (24 pts à 61% sur les sept derniers matches), LeBron a fait une jolie carte d’anniversaire à Dwyanounet et une autre au papa Noël pour scorer 60 pts dans un match, « autant que mon copain Melo » pouvait-on lire sur la liste du bambin. Voilà voilà.

  • La prédiction : samedi, BronBron rend visite à Anthony, repart avec un succès mais ne passe pas la barre des 60 pts. Il s’arrête à 58. En même temps, Noël, c’était le mois dernier.

 

3. Indiana (34-9) : -1

Les Pacers ont toujours le meilleur bilan de NBA. Oui mais voilà, ils sont à l’Est. Et, quand ils franchissent le pas et partent à la conquête de l’Ouest, ça se complique forcément un peu plus pour les potes de Paul George. Cette semaine, ils ont explosé devant deux des attaques les plus folles de la NBA, Phoenix et Denver. Et pas qu’un peu (124 puis 109 pts encaissés). Et sans une fin de match cafouillé par les Kings, ils auraient même pu repartir de Sacramento avec une défaite supplémentaire. En même temps, quand on est habitué à rencontrer des Milwaukee et autres Detroit, ça change. Et, dès que les hommes de coach Vogel baissent l’intensité et desserrent un peu l’étreinte, la sanction n’est plus très loin. Alors, de quoi s’inquiéter pour les fans de la franchise de feu Reggie Miller ? Non. Parce que les Pacers vont se venger dès jeudi, dans leur antre, en accueillant les Suns. Parce que même s’il y avait eu défaite à Sacramento, c’est finalement pas si dingue face à un prétendant aux Playoffs à l’Est (euh…). Et puis parce que les Pacers doivent bien perdre des matches, quand même…

  • La prédiction : le 16 février, à New Orleans, Lance Stephenson démarre sur le banc… All Star de l’Est.
THE ASSOCIATED PRESS

4. Portland (33-12) : =

Depuis un bon mois, les Blazers se sont calmés (11v-8d). Cette semaine, ils ont perdu, mais rien de scandaleux (à Houston, OKC et Oakland). Et puis, les motifs de satisfaction et d’espoir sont nombreux dans l’Oregon. Primo, pas de blessures majeures pour le moment. Un évènement quand on connaît le passif de la franchise, dont les proprios se sont demandés sûrement plus d’une fois s’ils n’avaient pas bâti la salle sur un ancien cimetière indien. Deuzio, c’est officiel, Aldridge est un martien et accumule les sorties de très haut vol (entre autres un 44/13 vs Denver, record de pts en carrière). C’est simple, si les mutants LeBron et KD n’existaient pas, il serait MVP cette année. Tertio, même quand leur martien s’est noyé (2/14 dans la Baie), les Blazers n’ont baissé pavillon que dans le quatrième. Pas scandaleux. Quattro, le banc, risible la saison dernière, ressemble vraiment à quelque chose cette année. Même si le 5 produit toujours autant, les Mo-Will, Robinson, Freeland et maintenant McCollum apportent de plus en plus. Du tout bon.

  • La prédiction : le 5 février, déplacement à New York. Devant les caméras d’ESPN, le néo All Star Lillard fête ça et devient fou (50 pts). Melo répond avec 64. Le Garden est en fusion et Hubie Brown s’en étouffe avec son dentier.

 

5. San Antonio (33-11) : -4

Toujours la même rengaine dans le Texas : les Spurs sont incapables de remporter un combat dans leur catégorie de poids. Résultat : trois KO concédés sur les dix derniers jours (Portland, OKC, à Miami). A côté, SA a tarté Milwaukee et Atlanta. Wouahouh… C’est bien beau de taper sur plus petit que soi mais ça fait pas progresser et surtout, ça prépare pas pour les festivités du printemps. Après, on peut sortir l’argument blessure pour nuancer puisque les Texans ne sont pas épargnés en ce moment (Splitter, Green et Leonard out, Parker touché). Une excuse de loser. Le road trip arrive à grands pas, l’occasion pour les Spurs de se retrouver. Le moment aussi pour des joueurs poussés bien loin au bout du banc de se montrer et pourquoi pas mieux (allo Nando ?). Bref, Pop’ attend une réaction et enfin une victoire référence.

  • La prédiction : samedi, avant de partir pour leur « rodeo road trip », San Antonio tabassent les petits de Sacramento. Les vieilles habitudes sont tenaces…

 

6. LA Clippers (32-15) : +2

Toujours privés de Chris Paul, les Californiens gardent le rythme (9-3 depuis sa blessure). Et, finalement, le timing de son absence n’est pas si mauvais. A choisir entre la peste et le choléra, Doc Rivers préfère être privé de son meneur en janvier qu’en avril par exemple. Et puis, les Clippers ont effectué un road trip de très bonne facture (5-2) sans leur chef et on sait les bienfaits que peuvent avoir de belles victoires à l’extérieur sur un groupe qui se serre les coudes. Sur la route, tout le monde en a donc fait un peu plus. Blake s’est fait contrer par le cercle (pour de vrai) mais a quand même montré la voie (25.6 pts à 54%, 7.1 rbs, 4 pds), Jordan a moissonné (23 matches consécutifs à 10 rbs ou plus) et Crawford a amené tout son scoring (25.4 pts à 49% dont 46% de loin). Au final, et même s’ils en ont laissé une à Charlotte, les Clipps ont même pris des matches dont ils n’étaient pas forcément les favoris (à NY, à Chicago, à Toronto). Du beau travail.

  • La prédiction : jeudi, match pour la suprématie de la division Pacifique dans l’Oracle Arena des Warriors. Les locaux l’emportent mais Jamal, dans un concours de cross dingo, gagne son duel de dribbleur fou en mettant Steph’ à terre.
Nam Y. Huh

7. Chicago (22-22) : +2

Avec sa bande de guerilleros en mal de munitions, coach Thibaudeau continuent à avancer à travers la jungle de la NBA. Les Bulls gagnent à l’arrache face à des équipes certes moisies (après 3 prolongations à Orlando, une autre face aux Lakers) mais qui ont finalement un effectif pas si éloigné en terme de qualité de celui de Chicago. Sauf que les Taureaux ont du cœur. En fait, ils sont un peu à l’image de Captain Tsubasa (Olivier Atton en VF). Comme le joueur de la Newpy dans certains épisodes où il semble à moitié mort et où, pourtant, il plante ses buts made in Japan, Jooks et ses potes continuent à faire le taff. Jooks est toujours aussi dingue (26/19/6 à Orlando, 17/21/6 face au Lakers), Taj commence à prendre le dessus sur Carlos (26 pts à Cleveland) et Thibaudeau nous a encore sorti un mec un peu pariah sur les bords pour compléter le duo. Après Nate Robinson la saison dernière, place à DJ Augustin (20.3 pts à 54% à 3 pts). Finalement, ce sont eux, les vrais Warriors.

La prédiction : le 6 février, ils se déplacent justement dans la Baie de San Francisco. Noah a beau s’employer et signer un nouveau TD (14/10/10), les Warriors (de Golden State) s’imposent.

 

8. Toronto (23-21) : -1

Un bilan pas très glorieux (défaite à Boston, face aux Lakers, à Charlotte) mais les Raptors ont assuré l’essentiel : ils ont calmé des Nets bien chauds dans le match au sommet (pas bien haut) de la division Atlantique. Sans DeRozan et vu le scénar’, cette victoire à l’arrache va faire le plus grand bien aux troupes de coach Casey. A part ça ? Deux belles victoires face à des prétendants aux Playoffs de l’Ouest (Minny, Dallas), 51 pts pour T-Ross face aux Clippers alors que le mec tourne à 10 pts/match cette saison, que son record en carrière précédent était de… 26 pts et que les Raptors n’en ont même pas profité pour battre LA. Ah oui, DeRozan sera All Star, malgré tout ce que j’ai pu en dire (40 pts à 15/22 face aux Mavs). Bref, un bilan plus que pas mal pour une équipe qui remercie Dieu chaque jour que Rudy Gay soit parti.

  • La prédiction : trip à l’Ouest à partir de vendredi. Le 7 février, concours de jumpers face aux Clippers. Ross envoie un moulin, ne score que 8 pts mais les Raptors repartent avec une victoire.

 

9. Brooklyn (20-23) : nouvelle entrée !

Ca y est ! Les nouveaux riches de NY se mettent enfin à gagner des matches. Et à défendre (93.3 pts encaissés/match en janvier). Le mieux dans l’histoire, c’est que J-Kidd n’a même pas eu à renverser son Coca sur le parquet ou même à réenfiler ses sneakers. Bon, ça va peut-être pas tarder quand on voit la remise en jeu de D-Will cette nuit face aux Raptors mais, à part ça, les Nets vont beaucoup mieux. A Boston, PP a failli chialer (et nous aussi devant sa performance) mais a pris la victoire. Du Madison, les Nets sont repartis les valises pleines (+23). Et dans tout ça, croyez-le ou pas, le fil rouge s’appelle Andray Blatche. Si les stars galèrent tour à tour (KG fait ses 130 ans, Deron a déjà loupé 16 matches), c’est bien Andray le plus régulier et qui sert de booster en sortie de banc. Et puis, les Teletovic (34 pts face à Dallas), Kirilenko, Anderson, Livingston et autres Plumlee ont répondu présent quand on a fait appel à eux.

  • La prédiction : double dose de n°1 à venir. Vendredi, réception d’OKC et, dès le lendemain, déplacement à Indianapolis. Dur. Kidd ne dira pas le contraire après avoir perdu deux fois.

 

10. Atlanta (23-21) : nouvelle entrée !

C’est vrai que les Hawks n’ont rien fait d’exceptionnel ces dernières semaines. Bon, ils ont, certes, accroché le Heat mais ils ont aussi pris leur piqure londonienne (-17 face à Brooklyn) et texane (-26 face à SA). Nan, le truc bluffant, c’est qu’ils arrivent à maintenir une qualité de jeu plus que correcte vu les joueurs présents sur le parquet. Le cinq à OKC pour finir le match cette nuit ? Mack, Korver, Carroll, Millsap et Scott. Ça fait quand même pas rêver et, pourtant, il aura fallu un KD à nouveau monstrueux pour venir à bout de faucons qui auront mené tout du long. Privé d’Horford, puis d’Antic et dernièrement de Jeff Teague, Atlanta s’en sort quand même plus que bien. On peut déjà parler d’effet Budenholzer, ancien assistant de Popovich, qui n’a pas une équipe dingue sous la main mais qui en a déjà fait un vrai collectif (25.4 pds, n°1 de la Ligue). Leader de cette bande de bras cassés, Paul « aux mille vêtements » produit (17.8 pts, 8.2 rbs) et vient même d’être élu joueur de la semaine. Quant à la série de Korver, elle continue (113 matches consécutifs avec au moins un 3 pts convertis).

  • La prédiction : un calendrier pas ouf (Detroit puis Philadelphie, Minnesota) jusqu’au 4 février. Ce jour-là, les Pacers se pointent en ville. Privé, en plus des autres, de Millsap et Korver, coach Bud s’en sort avec un DeMarre Carroll à 35 pts et un Shelvin Mack à 17 pds. Et la victoire. Avec la moitié de son effectif qui vient de D-League.
Kevin C. Cox/Getty Images North America

Sortis du Top 10 : Golden State, Denver.

  • Ceux qui ne sont plus dans cette rubrique, alléluia : Atlanta.
  • Ceux qui se réveillent, et c’est pas dommage : Memphis.
  • Ceux qui vont réapparaître dans ce ranking, pas d’inquiétudes : Houston, Golden State.
  • Ceux qui ont un peu la honte parce que, ça y est, leurs voisins sont dans le ranking. Et pas eux : New York.
  • Ceux qui ont pourtant tout fait pour y rentrer, mais même un match à 62 pts de Melo n’a pas suffi : New York.
  • Ceux qui ont une équipe franchement sympa sur le papier. Mais sur le papier seulement : Cleveland, Detroit, Washington.
  • Ceux qui seraient limite à l’équilibre (en exagérant un brin) s’ils savaient terminer leur match : Sacramento.
  • Ceux qui sont virtuellement en Playoffs (ah bon ?!) : Dallas, Charlotte.
  • Ceux qui avaient fait le buzz mais alors depuis, rien : Philadelphie.
  • Ceux qui… y’a même plus de mots : Milwaukee.

Par @Papadiplodocus

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2 réflexions sur “Ranking #7 : les Spurs n’y arrivent pas, Brooklyn back in business

  • WARRIORBLACKID#KB24

    J'attends toujours tes articles avec impatience et je ne suis jamais déçu :D

  • Papadiplodocus

    :)

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