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Ranking #8 : Miami se fout du monde, les Spurs victimes de vaudou

Getty Images

1. Indiana (40-11) : +2

Malgré une défaite alibi sur le parquet d’un très surprenant coupeur de têtes couronnées (Orlando a tapé, en l’espace de deux jours, OKC puis Indiana), les Pacers continuent leur parcours « bulldozeresque ». Ok, ils en ont aussi laissé une, chez eux, face aux Suns. Mouais. Dans la colonne succès, les hommes de coach Vogel ont coché Brooklyn, Atlanta, Denver et surtout Portland. Plus que la victoire sur ce gros poisson de l’Ouest, c’est surtout le scénario de la rencontre qui est intéressant. Gagner un match qu’on doit perdre, c’est bien. Le faire sans Stephenson, c’est vraiment bien. Le faire avec un Paul George à 5/23, c’est encore mieux. Et, tant qu’à faire, comme tous les grands, PG a mis ses (très) rares shoots quand ça comptait (un gros 3 pts en fin de match + un dunk et LE shoot clutch en prolongation). Au final, Indy s’impose avec un Hill à 37/9/8 et un West à 30/10, soit les deux joueurs du 5 un peu plus dans l’ombre cette saison. Impressionnant…

  • La prédiction : le 22, PG et Hibbert vont comprendre leur douleur. Après les paillettes du All Star, tranquille, pépère, il est temps de revenir à des considérations plus terre à terre. Et donc de se bouger à Milwaukee. Dur. Surtout pour les Bucks, d’ailleurs.

 

2. Oklahoma City (41-12) : -1

Attention, ces escrocs ressemblent de plus en plus au Heat. Vous voulez des preuves ? Ok. Durant et ses potes ont gagné le match le plus attendu jusqu’alors dans la saison par tous les observateurs face à… Miami. Devant les caméras d’ESPN. Face à Brooklyn, rebelote. Les nouveaux riches de NY, virtuellement qualifiés pour les Playoffs, sur une bonne dynamique, Kidd coach du mois blablabla… Et bah, ils en ont pris une (-25). Pour fêter ça, Scottie Brooks a emmené sa classe de 4ème à Orlando. Jackson, Ibaka, Lamb et cie ont kiffé Disneyworld, un peu moins l’Amway Center (défaite face au Magic). Une équipe qui kiffe les gros rendez-vous et qui est plus occupée à délirer avec Michelle Obama Mickey que de battre une équipe de D-League, ça ne vous rappelle rien ? Autre indice. Durant est en campagne grave pour un premier titre de MVP. Le gamin score mais, surtout, met son équipe sur son dos et est plus complet que jamais (7.6 rbs, 5.5 pds). A la LBJ. Bref, une belle bande de copieurs. On vous a grillés.

  • La prédiction : un agenda comme on aime : à Portland puis, après la « pseudo trêve » ASG, réception de Miami et des Clippers. Après avoir lu ces quelques lignes, James et ses potes seront vénères d’un tel plagiat et savateront OKC. Heureusement que les Clippers existent pour pouvoir passer ses nerfs tranquillement… ou pas.

 

3. Miami (35-14) : -1

Toujours aussi feinteurs, les champions en titre inquièteraient presque leurs fans. Mais alors presque. Allons-y pour le paragraphe alarmiste. D’habitude toujours prêt à montrer une grande autorité dans les matches de prestige, le Heat s’est incliné face à son challenger n°1, OKC. Et pas qu’un peu (95-112). Sur son parquet. Par la même, Durant en a profité pour ajouter quelques lignes à son argumentaire de futur MVP de la saison. Moche. Mais le pire était à venir. Ce week-end, ce sont les blancs-becs de Salt Lake qui ont calmé les beaux gosses de South Beach. Même BronBron s’est troué (13 pts à 4/13). Rien ne va plus. Ou presque. Perdons pas de vue que, dans le même temps, Miami a pris des gros matches à NY et chez les Clippers. C’est quand même plus glamour. Et que LeBron a d’autres choses à faire hein, entre autres une série inspirée de sa vie. Et que ça caille à cette époque dans l’Utah. Bref, tout ça les fera bien marrer en juin.

  • La prédiction : dès demain à Phoenix, Miami en colle une aux Suns. Et, le 20, ils débarquent à OKC pour terminer leur road trip. Nouvelle tarte. Y’avait vachement de quoi s’inquiéter…

 

Bruce Ely/The Oregonian

4. Portland (36-15) : =

Les Blazers continuent leur décélération progressive. Alors qu’ils avaient pris l’habitude de s’imposer et de gérer parfaitement les money time face aux gros (OKC, Indiana, SA), ils galèrent désormais un peu plus dans ces mêmes rencontres. A Indiana par exemple, Lillard (38 pts, 11 pds) et ses copains ont mené tout du long avant de s’incliner d’un souffle en prolongation. Rien d’infâmant non plus quand on sait que les Pacers n’en ont perdu que deux à la maison cette saison, mais quand même. Le rendement de Batum diminue avec son index pété, Aldridge ralentit un peu, Lillard aussi… La trêve du ASG va faire du bien, si on peut appeler ça une trêve pour LA et surtout pour Dame. Tant qu’à faire et histoire d’en rajouter, le banc, déjà pas ouf en apport de points, va devoir se passer de son atout n°1, Mo-Will (décès de sa sœur). Gênant pour coach Stotts mais tout est plutôt bien foutu dans l’Oregon, cette saison. McCollum monte gentiment en régime (19/3/3 en 28 min face aux Wolves, record en carrière) et semble prêt à assumer un rôle plus grand dans la rotation. A surveiller de (très) près…

  • La prédiction : avant d’aller faire ses 12 travaux à New Orleans (tous les concours et tous les matches), Dame reçoit coup sur coup OKC puis San Antonio. Le gamin prend les deux matches. Un stakhanoviste.

 

5. San Antonio (37-15) : =

Chez les Spurs, on aime les défis. La franchise a donc décidé d’organiser un gigantesque relais dans son infirmerie. Il y a les permanents (Manu, Kawhi) mais aussi, et surtout, les intermittents (Parker, Green, Tiago, Belinelli… bref, peu ou prou le reste de l’effectif). Du coup, tous les soirs, les fans des Texans ont le droit à des rebondissements. Qui sera dans le 5 ? Qui est absent cette fois-ci ? Qui va se blesser ? Qui va quitter l’aventure ? Pour synthétiser, les Spurs nous servent leur version de Koh Lanta. Des aventuriers qui avancent dans l’inconnu, dans la jungle d’un rodeo road trip qui s’annonce finalement bien périlleux. Vu l’état de forme de TP, il a intérêt à gagner le confort vite fait. Bizarrement, c’est le vieux (Duncan) qui gagne toujours l’immunité en ce moment, et heureusement d’ailleurs… Forcément, les jaunes noirs et blancs lâchent du lest (défaites face à Chicago, à Brooklyn et à Detroit) et se font progressivement larguer au classement. Mais rien n’est perdu. N’oublions pas que les Spurs attendent leur heure. Et qu’ils excellent dans l’épreuve des poteaux…

  • La prédiction : le 18, déplacement chez les Clipps. Dans un défi, Blake mange son foie de zébu et TP n’arrive pas à gober ses yeux de putois. Inutile de dire que LA s’impose.

 

6. LA Clippers (36-18) : =

L’équipe qui monte en pression et qui commence à faire flipper. Après la blessure de Chris Paul, on les attendait au tournant. Eh bah, on les a pas attendus longtemps. Le bilan sans leur meneur star est plus que correct (12v/6d) et, surtout, Griffin semble en avoir profité pour prendre les responsabilités qu’on attendait qu’il prenne : 27.5 pts à 55%, 8.2 rbs, 4.3 pds sur la période. En plus, le rouquin a su élever le niveau (43/15/6 !) face à une grosse cylindrée (Miami), même si la victoire n’a pas été au bout. Bon après, y’a bien une mauvaise nouvelle le concernant puisqu’il a déclaré qu’il ne ferait plus le concours de dunks. L’autre grande nouvelle, c’est le retour aux affaires de CP3. Pour fêter ça, Philly a été brûlé sur la place du village pour une victoire historique des Clipps (+45 !). A voir désormais si Paul va vampiriser le jeu comme il sait le faire ou déléguer à ses lieutenants qui n’attendent que ça…

  • La prédiction : mercredi, avant de faire ses valoches pour le All Star week-end, Blake claque une patate sur la tronche des Blazers, victoire référence à la clef. Vujacic et Turkoglu, ou plutôt ce qu’il en reste, ne peuvent qu’apprécier le spectacle depuis les loges le banc.
Jayne Kamin-Oncea-USA TODAY Sports

7. Houston (35-17) : nouvelle entrée !

Même si c’est pas encore la sécu, Houston enchaîne. C’est simple, les Rockets possèdent la plus longue série d’invincibilité actuellement (6v de suite) et ne sont plus si loin de Spurs au bout du rouleau. Les bobos (Harden, Parsons) ont été soignés et Lin a même fêté le retour du barbu par un TD (15/11/10). En sortant du banc, une rareté. Sinon et depuis qu’il est revenu, Harden fait du Harden : je galère en adresse mais je tire une blinde de lancers pour finir à 23 pts, ma moyenne. En parlant de lancers, Dwight connaît une sacrée éclaircie dans ce domaine puisqu’il tourne à 66% sur ses 6 dernières sorties. Des chiffres diaboliques qu’on surveillera de près, surtout un soir de hack-a-fake Superman. Tout comme on observera la progression de Terrence Jones. C’est simple, ce mec était un sombre inconnu en début de saison et les Rockets, qui voulaient plus de garanties sur leur poste 4, étaient en quête d’un titulaire référencé (Josh Smith par exemple). Depuis, et même si les rumeurs sont toujours là, force est de constater que Jones (11.9 pts, 7.3 rbs) permet à l’encadrement de Houston de voir venir. Une belle surprise.

  • La prédiction : le 20, rendez-vous dans la Baie pour un match forcément explosif entre deux franchises qui usent (et abusent) du shoot de loin. Résultat ? Houston l’emporte avec un 2/2 de D12 dans l’exercice. Et un 6/21 aux lancers.

 

8. Phoenix (30-20) : nouvelle entrée !

On croyait qu’ils allaient finir par s’éclipser mais les Soleils de l’Arizona continuent de briller. Même privés de Bledsoe depuis maintenant plus d’un mois, les boys d’Hornacek ne se sont pas désunis (11v/9d). Lien de cause à effet (ou pas), Dragic a élevé son niveau de jeu et se présente aujourd’hui comme l’un des cinq meilleurs à son poste en NBA. Sur les 15 derniers jours, le Slovène est incandescent : 27.3 pts à 62% (dont 62% de loin), 6 pds. Dans le même temps, Phoenix a déshabillé les Pacers chez eux et vient de prendre un succès très important dans la course aux Playoffs face aux Warriors. Inutile de dire que Goran a été brillant et qu’il obtiendra dans quelques jours, aux rattrapages, son sésame pour l’ASG. A part ça, l’équipe est toujours aussi équilibrée au scoring (8 joueurs à 8 pts ou plus !) et chacun connaît son rôle : Green remplit les top ten et score comme jamais, Frye fait du Frye, les grumeaux Morris sont toujours aussi pénibles à différencier pour l’adversaire et même Barbosa revit (8.7 pts en 20 min). Mais où s’arrêteront ils ?

  • La prédiction : feu d’artifice à prévoir le 18, du côté de Denver. Après un ASG bien arrosé, Dragic joue sur l’adrénaline. Résultat : 31 pts mais une défaite sur un tir de Lawson à la sirène. Une façon comme une autre pour Ty de dire qu’il méritait, lui aussi, sa place chez les étoiles…

 

9. Toronto (27-24) : -1

Toujours dans les mêmes standards, les Raptors n’ont pas besoin de forcer pour rester au sommet de leur division. Même en revenant d’un voyage à l’Ouest où ils ont laissé quelques plumes (2v/3d, notamment à Sacramento, la loose), Casey et ses hommes ne font qu’apercevoir leur poursuivant le plus proche, Brooklyn (23-26). Bien qu’All Star, DeRozan n’est toujours pas un franchise player même si le gamin à la drôle de tronche a su élever son niveau de jeu dans les gros matches (36 pts à Portland puis face aux Clippers mais deux défaites). Reste qu’il est quand même bien souvent sur la position arrosage automatique (6/17 à Denver, 7/21 face à New Orleans)… sans que cela ne prive forcément Toronto de la victoire. Pas mal. Autant dire que, le jour où DeRozan va DeMarrer la machine à shoots, les Dinos vont commencer à faire peur. Comme des vrais Raptors.

  • La prédiction : demain, réception d’Atlanta et victoire précieuse face à un concurrent aux Playoffs. Le Raptor prend le dessus sur le Hawk, logique. La chaîne alimentaire est respectée.

 

10. Chicago (25-25) : -3

Les Taureaux étaient en déplacement ces deux dernières semaines. Au final, ils ne reviennent dans l’Illinois ni plus beaux ni plus moches (3v/3d). Ils en ont profité pour battre un candidat au tire qui galère (San Antonio), l’équipe surprise de la NBA (Phoenix) et une franchise qui n’a plus que son blaze pour faire rêver (LA Lakers). Noah a fait la pluie – insultes aux arbitres, expulsion et déroute à Sacramento (-29) – mais aussi le beau temps hein, quand même : 10/10/8 à SA, 14&14 à Phoenix et 20&13 à LA. A part ça ? Taj continue à monter en puissance (17/10 à New Orleans, 26/13 à Golden State), Jimmy galère sévère mais revient (14.5 pts à 39% sur la période) et Thibs gueule toujours autant. La routine, donc.

  • La prédiction : jeudi, Brooklyn débarque dans la Windy City. Résultat ? Un coup de vent, forcément. Voire un blizzard (-16).
UPI/Brian Kersey

Sortis du Top 10 : Brooklyn, Atlanta.

  • Ceux qui sont de retour dans cette rubrique, hélas : Atlanta.
  • Ceux qui devraient figurer dans ce ranking, depuis l’temps : Dallas.
  • Ceux qui sont la définition même du courant alternatif : Washington.
  • Ceux qui vont encore louper les Playoffs : Minnesota.
  • Ceux qui vont nous trouver une nouvelle excuse bidon explication pour leur saison bien décevante : Minnesota.
  • Ceux qui jouent avec les nerfs d’un coach qui mérite mieux qu’une bande de louveteaux : Minnesota.
  • Ceux qui méritent des claques : Minnesota.
  • Ceux qui méritent des claques aussi, même si ça va mieux, paraît-il : Cleveland.
  • Ceux qui sont mythiques, mais repassez dans quelques temps pour revoir du vrai basket : Boston, LA Lakers.
  • Ceux qui se sont fait un petit plaisir avant de tanker pour de bon : Orlando, Utah.
  • Ceux qui feraient mieux de se couvrir parce que là, ça devient polaire : Philadelphie.
  • Ceux qui… ont quand même battu les Knicks : Milwaukee.
  • Ceux qui… ça n’empêche qu’ils craignent grave : Milwaukee.

Par @Papadiplodocus

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Une réflexion sur “Ranking #8 : Miami se fout du monde, les Spurs victimes de vaudou

  • WARRIORBLACKID#KB24

    Toujours au top jamais décevant continue :)

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