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Dossier : les gagnants et les perdants de la deadline

Comme tous les ans, les fans attendent beaucoup de mouvements pour la deadline, et comme souvent ces derniers années, la NBA n’a que peu bougée. Comme on pouvait s’y attendre, Rajon RondoPau Gasol et Kevin Love sont restés chez eux. Alors que certains transferts intéressants ont tout de même eu lieu hier, il est temps d’analyser quels ont été les gagnants et les perdants de ce marché des transferts hivernal, grâce à un article largement inspiré par celui que ProBasketballTalk a publié dans la nuit.

 

GAGNANTS

 

Evan Turner et les Indiana Pacers : Indiana veut définitivement battre Miami cette saison après avoir échoué deux années consécutives en playoffs contre le futur champion, le staff a l’air déterminé à passer ce cap cette saison. La récente venue de Bynum était un signe, le transfert d’Evan Turner hier, est une confirmation. En se séparant de Danny Granger, les Pacers récupèrent à la place un jeune joueur, polyvalent et capable de dynamiter le banc de l’équipe d’Indianapolis. Le joueur doit lui aussi être aux anges. Il aura en effet, pour la première fois de sa carrière, l’occasion de rêver d’un titre, tout en ayant la possibilité de se montrer et de se faire un bon petit pactole sur son prochain contrat, qu’il signera cet été. Les qualités de slasher et de scoreur de Turner seront à coup sûr un atout supplémentaire pour Frank Vogel, et même s’il n’est pas un shooteur de la trempe de Granger, il pourra devenir le leader de la second-unit tout en pouvant disposer de la gonfle assez régulièrement, comme il aime le faire. A voir désormais comment l’arrière arrivera à s’adapter aux systèmes d’une franchise qui tourne. S’il arrive à mettre sa défense au niveau de celle de ses nouveaux coéquipiers, Turner pourra alors être une arrivée plus qu’intéressante, et Lavoy Allen présent dans ses bagages, apportera lui aussi, une rotation supplémentaire à l’intérieur.

Golden State Warriors : Stephen Curry et Klay Thompson, malgré l’arrivée plus tôt dans la saison de Jordan Crawford, font partie des quinze joueurs qui passent le plus de temps sur le parquet, dans la ligue. Connaissant les fragilités aux articulations du deuxième cité, les risques de blessures avant les playoffs sont forcément là. L’arrivée de Steve Blake est donc un super move pour les troupes de Mark Jackson. Meneur de jeu expérimenté’, il sait driver une équipe, jouer pour les autres et planter quelques banderilles importantes à 3-points. Un mix entre roublardise, talent et expérience qui représente exactement ce dont les Warriors avaient besoin en vue des playoffs. Golden State présente aujourd’hui un effectif aussi complet qu’intéressant.

Charlotte Bobcats : lorsqu’ils ont commencé la saison, les Bobcats ne pensaient sûrement pas être aussi bien placés qu’aujourd’hui dans la course vers les playoffs. Alors que beaucoup pensaient qu’ils pourraient tanker, Charlotte veut maintenant jouer crânement sa chance. L’arrivée de Gary Neal en est la preuve. Cette addition devrait faire beaucoup de bien, et les qualités de shooteur de l’ex-Spur, devraient donner encore plus d’espaces à un Al Jefferson au top ces derniers temps: des choses que Kemba Walker, en raison de son adresse au shoot incertaine, n’arrive pas à faire. Neal devra à Charlotte, faire ce qu’il sait faire : tirer à vue. Pas besoin d’organisation, mais besoin d’un joker offensif. Le joueur, qui peut jouer aux postes 1 et 2, sait faire ! Mais si vous vouliez un meneur de jeu capable de gérer son équipe, ne vous en faites pas, car Luke Ridnour arrive lui aussi en Caroline du Nord. Ce sera lui, qui en lieu et place de Ramon Sessions, devra jouer le rôle de chef d’orchestre de la second-unit des Bobcats. Aujourd’hui 5e, et semblant mieux armés qu’il y a quelques jours, les hommes de Steve Clifford pourraient bien décrocher une place synonyme d’avantage du terrain pour les playoffs, ce qui serait l’une des plus grosses surprises de la saison.

Andre Miller et les Washington Wizards : le meneur de jeu doit souffler ! Le voilà enfin libéré de l’enfer qu’il vivait en étant écarté du groupe à Denver. Miller aura désormais sa chance à Wahington, en back-up de John Wall, et apportera sa voix et son expérience dans les vestiaires d’une équipe talentueuse mais pour l’instant bien trop tendre. Les Wizards ont désormais leur meneur remplaçant de qualité, élément qui manquait cruellement à l’effectif, alors qu’Andre Miller aura enfin l’occasion de reprendre la compétition à haut niveau. Que voulez-vous de plus pour les deux parties ?

Philadelphia 76ers : les arrivées de Danny Granger, Byron Mullens et Eric Maynor sont finalement anecdotiques pour l’équipe qui a le plus bougé hier. L’essentiel est que Sam Hinkie a réussi à se débarrasser de deux des trois joueurs qu’il ne voulait plus voir dans l’effectif, avec les départs de Spencer Hawes et de Evan Turner. Le principal se situe donc dans l’immense quantité picks qu’ont récupérés les Sixers qui ont empoché hier : six seconds tours de draft pour les trois années à venir. Vous avez dit reconstruction ?

 

PERDANTS

 

Thaddeus Young : ils étaient trois à imaginer faire leurs valises à Philly, et Thaddeus Young est le seul qui n’a pas quitté ses coéquipiers. Vivant un enfer collectif depuis le début de la saison, l’ailier-fort devra encore tenir aux Sixers au moins jusqu’à la fin de la saison, alors qu’il espérait sûrement secrètement avoir les mêmes opportunités que son pote Evan Turner, qui pourra cette année rêver au titre avec les Pacers. Même s’il na que 25 ans, Young apparaît déjà comme un vétéran des cette équipe des 76ers, et perdre des matchs jusqu’à la fin de la saison, entouré de petits jeunes ne peut pas être ce qu’il envisageait dans un avenir proche.

Danny Granger : heureusement que l’ex-Pacer va encore gagner beaucoup d’argent cette saison (13 millions de dollars sur l’année), car sportivement, son arrivée aux 76ers doit ressembler à un cauchemar. Non seulement Granger n’avait jamais connu d’autre franchise que les Pacers, mais en plus il passe d’une équipe contender à une équipe en monde tanking. N’imaginez pas de plus, qu’il ait un futur à Philly, car certains insiders annoncent déjà un buy-out. C’est peut-être le mieux qui pourrait arriver à l’ailier, qui dans le cas contraire sera voué à attendre impatiemment la prochaine free agency.

Jimmer Fredette : annoncé partant depuis des années, il semble que Fredette espérait bien que la deadline lui offre l’occasion de montrer qu’il avait du talent, ailleurs qu’à Sacramento, mais malheureusement pour lui, les offres n’ont apparemment pas afflué sur le bureau des dirigeants des Kings, qui ne demandaient pas plus qu’un second tour de draft pour leur arrière. Disposant pourtant d’un contrat peu élevé (2,4 millions de dollars), il semblait que le joueur aurait pu être un bon asset pour certaines équipes en quête de jeunesse. Le joueur marque quand même 5,9 points en 11 minutes avec des pourcentages très corrects (47,5% au tir, et 49,3% à 3-points). Beaucoup auraient été curieux de voir ce que Fredette aurait pu donner ailleurs avec plus de temps de jeu, lui le premier…

Les fans : qui n’aime pas jouer le rôle de general manager, en envisageant les transferts les plus fous pour les équipes que l’on soutient ? Qui n’est pas excité à chaque fois que la franchise que l’on supporte tente de s’améliorer sur le marché des trades ?  Peu de monde… Et depuis deux ans, la deadline n’a pas donné beaucoup de bonheur aux apprentis GM. Le nouvel accord collectif a semble-t-il rendu les équipes plus prudentes, et la possibilité d’amnistier certains joueurs ne rend plus les volontés de transferts de certains dirigeants aussi urgentes. Parallèlement les premiers tours de draft ne bougent plus. Effectivement, au vu des rookies que l’on annonce l’an prochain, personne ne veut perdre une chance de trouver la perle rare. Tout ces éléments font qu’il est aujourd’hui bien plus difficile de monter un deal qui arrange les différentes parties. Tant pis pour l’adrénaline, les réactions et les émotions liées généralement aux gros transferts. Nous nous consolerons donc avec deux moves intéressantes qui auront quand même eu lieu plus tôt cette année avec Rudy Gay aux Kings et Luol Deng aux Cavaliers… Même si nous nous en doutions, on s’attendait, et on espérait plus…

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Une réflexion sur “Dossier : les gagnants et les perdants de la deadline

  • JoachimCelts

    Dans pédants j'aurais rajouté Boston qui n'a pas réussi à se débarrasser de Wallace…

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