Explication animée entre Michael Carter-Williams et Brett Brown
Avec quinze défaites consécutives achevées avec un écart moyen de -19,8 points, les 76ers sont au fond du gouffre. Le meneur de jeu rookie considéré comme l’une des futures stars de l’équipe Michael Carter-Williams, aurait ainsi exprimé récemment sa frustration dans une discussion très animée avec son coach Brett Brown. Le tacticien en parle auprès du Philadelphia Daily News .
Personne ne devrait être suffisamment naïf pour penser que cette année ne sera pas bénéfique malgré nos résultats et nos gros passages à vide. Nous en avons fait beaucoup pour aller de l’avant. On parle de culture de la gagne, mais qu’est-ce que ça veut dire ? C’est comme une expression très ouverte qui signifie des choses très différentes en fonction des gens. Pour moi elle signifie d’entrer dans une certaine routine. Depuis les training camps jusqu’aux choses que l’on fait en séance vidéo pour essayer d’être professionnels dans la façon dont on aborde une séance de shoots ou un un-contre-un. Toutes ces leçons que le public ne peut pas appréhender, parce qu’ils ne voient que les victoires et les défaites, sont suffisamment bénéfiques. Je sais ce qu’il se passe dans les coulisses et nous cochons beaucoup de cases pou progresser. Cela va permettre à cette franchise d’aller de l’avant autour de Michael Carter-Williams. »
Le possible futur rookie of the year a bien entendu aussi son avis que la question.
Bien sûr, perdre est frustrant et la frustration est négative, mais je ne pense pas que ça me trouble. J’essaie juste de garder mon sang froid, pour jouer dur et rester concentré sur l’action suivante. »
Un discours banal, bateau, qui nous apprend peu, mais Brett Brown, qui au vu de son effectif, ressemble plus à un coach de high school qu’à un coach NBA, défend ses joueurs, en ayant une idée très précise de là où il veut les amener.
Je suis fier d’eux parce qu’ils comprennent qu’il faut envisager beaucoup plus de choses que seulement le parquet. Je veux que mes joueurs ne se sentent pas persécutés quand ils sont sur le terrain, et qu’ils traînent la patte au moment d’être remplacés. Il faut un haut niveau de parrainage et de conseils. Je veux avoir sur le banc des joueurs qui disent ‘c’est une sacrée passe’ ou ‘quelle passe décisive géniale’ ! Je veux aussi qu’ils remontent tout le terrain pour encourager leurs coéquipiers aux lancers-francs. C’est une partie du jeu sous-estimée en NBA. Ce qui est intéressant pour moi est de leur donner de la valeur à un autre niveau. Ce n’est pas facile à mettre en place en raison de leurs salaires, de leur âge et de leurs égos. Ce n’est pas non plus le collège Kumbaya, mais ça veut dire quelque chose. D’ailleurs, quand vous regardez jouer les équipes qui sont encore là en mai et en juin, ils ont tous ça. »
Issu de l’école des Spurs, Brown en sait quelque chose… Patience sera donc le mot d’ordre à Philly.